‹ Traité d'analyse (volume 3)Chapitre 70 sur 108 · t-e-* donc · texte numérisé non relu

t-e-* donc

sin ax dx a

(') DaDs la théorie des séries trigonométriques, nous avons supposé la fonction/(x) définie dans l'intervalle (o, air); le développement en série procédait alors suivant les sinus et cosinus des multiples de x. Si la fonction /{x) est définie dans l'intervalle (o, u>) le développement procédera suivant les sinus et

cosinus de — - — > comme on le voit de suite en faisant le changement de variable

ITCX

qui transforme l'intervalle (o, (o) en l'intervalle (0,21c).

3p2 ÉQUATION DE LAPLAGE. — DÉVEL0PPBME^'T8 EN SÉRIES.

S) l'on remarque que

X er-^^ dx =

Jf sina

Or il est aisé de voir que le reste

^\ïiax dx

tend vers zéro, quand n augmente indéfiniment. La valeur absolue de cette intégrale est moindre en effet que

Jf c-^/«-»-Ojc ^ = — !

On aura, par conséquent,

Jf : :i co^ax dx = - -h > (—0" — : i*

Or on a l'identité

On en conclut

An = -

Le développement cherché est, par suite,

p=ao

où l'on a

(') Cette formule résulte du développement

sinz z ^ z^ — m^T<^

< Koir, par exemple, Briot et Bouquet, Fonctions elliptiques, p. 284.)

SÉRIES MULTIPLES. 3o3

11. Revenons maintenant à la fonction de deux variables é{x^y)^ pour la développer en série irigonomélriqiie. Celte fonction satisfaisant à la relation

son développement sera évidemment de la forme

7 7 ^p a cos — ^- cos ^ ■ - -+- Bp,<,sin -^- sin ^ , «

Calculons d'abord A^,y. On a

Ap«= -Î-T / / éix.y^CQ^ cos ^'''^ dxdy

qui se transforme de suite en

Posons

d'où

En posant

Ap,^ —

on aura

UXp-'-X»

. /«rkC >V f

/« j[. ^■^^(TtW'''''''^^^""''''^''^'''''^^^^^^

ou

Remplaçons maintenant

'2C0sa(Xic -;- \xv)co?>b{\' u-^- \i!v) par

cos(aX -h 6X')M.cos(a|i h- 6jji')t^ — sin(aX -f- AX')Msin(a|i-h ^jji')p -i-cos(aX — by)u,cos{a\L — b\i!)v — 8in(aX — 6X')Msin(a[Ji — 6fx')i'.

3o4 ÉQUATION DE LAPLACE. — DÉVELOPPEMEiNTS EN SÉRIES.

La partie relative aux sinus disparaît dans Tintégration. Il reste une somme de deux intégrales doubles; chacune d'elles est un produit de deux intégrales simples rentrant dans le type correspondant à une seule variable. Toutes réductions faites :

en posant

OLfi — a p \ w to / ap — a p \ to to /

A'- 'ATT- //?p^ ya'\ 9.rs / ^3 ^aX

Le second coefficient B^^^ s'obtient par un calcul tout semblable : on a seulement, entre parenthèses, une différence au lieu d'une somme. On trouve ainsi

Tel est ce développement en série trigonométrique : il présente, comme on voit, quelque analogie avec le développement en série trigonométrique delà fonction elliptique considérée plus haut et il peut ôtre regardé comme en étant, à un certain point de vue, une extension au cas de deux variables.

III. — Exemple de séries multiples où les entiers ne sont pas arbitraires.

12. Dans les séries multiples dont nous nous sommes occupé jusqu'ici, les nombres entiers, dont dépendait le terme général de la série, étaient arbitraires et prenaient toutes les valeurs entre — oc et -+-00. Il en sera souvent autrement; je vais en indiquer un exemple (*). Partons de la forme quadratique ternaire

(*) E. Picard, Sur une classe de groupes discontinus de substitutions linéaires {Acta rnath.j t. I).

SÉRIES MULTIPLES. 3o5

Je considère les substitutions à coefficients entiers

w = M,Uh-PiV-+-R,W, V =M,U-hPiV-hRtW, CI =M,U-f-P3V-i-R3\V

qui transforment la forme en elle-même, c'est-à-dire telles que Ton ait identiquement

m2 ^ ^;2 tv2 = U2 -f- V2 — \V2 ;

on aura les relations

PiMi-hP,Mî -P,M,= o, M , U, 4- Mj Rî — M3 R3 = o,

PlR, -h PjR,- P3R3=r:0.

Telles sont les équations auxquelles doivent satisfaire les neuf entiers (M, P, R). En tenant compte de ces relations, les formules de substitution se résolvent immédiatement par rapport à U, V et W; on trouve ainsi

U = M , M 4- Mj p — M3 ^^',

V= P,a-^ Pjw- Paiv,

\V =— Rjw— Rji^-i- R3(v,

d'où l'on conclut que le système (7) est entièrement équivalent au

suivant

MÎ-4-PJ — R*= I,

M5-rPÎ-R^^-i, MiM2-+-P,P2— R,R2 = o, M,IVl3-+-P,P3-RîR3=o, \ iMjMi-t-PaP,- R3Hi = o.

11 y a une infinité de nombres entiers (M, P, R) satisfaisant aux équations (7) ou au système équivalent (8).

Cela posé, considérons V ensemble des substitutions effectuées P. - I. 20

3o6 ÉQUATION DE LAPLAGE. -— DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIES.

sur les variables x et y, les coej/îcients étant entiers et satisfaisant aux relations précédentes :

Ces substitutions forment un groupe: par là on entend que deux substitutions de cette forme, faites successivement, donnent une nouvelle substitution du même tjpe; c'est là un point évident, puisque le produit de deux substitutions, qui transforment respectivement une forme en elle-même, sera une substitution jouissant nécessairement de la même propriété.

Nous allons montrer que le groupe des substitutions S est discontinu pour les points (x, y) situés à l'intérieur du cercle

c'est-à-dire qu'à chaque point A de Tintérieur de ce cercle ne correspond, par les substitutions du groupe, que le point A lui-même dans une aire suffisamment petite décrite autour de ce point.

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