I. — Expression du carré de l'élément d'arc sur une surface
i . Soit une surface définie par les trois équations
Le carré de la distance de deux points infiniment voisins correspondant aux valeurs (w, v) e\. {it -\- du^ v -{- dv) des paramètres sera
ds^ = dx^ -+- dy^ -4- dz^
= (£''«+ sf'^")'-*- (1''"-^ l''")'^ (ë''"^ S'^")''
on pourra l'écrire
ds^ = Edu^-^i¥ dudv-^ Gdv^,
en posant
dzy Tu) '
^ dx dx ày ày àz dz ~ Ou dv au dv du dv
o-(sr-(g)'-a'
La forme quadratique binaire
E c?a»-+- 2F dudv^G dv*
joue, depuis Gauss, un rôle fondamental dans la théorie des surfaces; on a évidemment F* — EG <; o.
On peut considérer sur la surface les deux familles de courbes
u = const. et v = const.
Par tout point (m, v) passe, en général, une courbe de la première famille et une courbe de la seconde; l'angle B de ces deux courbes est donné par la formule
dx dx dy dy dz àz au âv au dç du àv
et, par conséquent,
COSO = -;^ •
En particulier, les lignes u = const. et i^ = const. seront orthogonales si F = o.
% Considérons maintenant deux surfaces 5 et S ; on suppose que les coordonnées d'un quelconque de leurs points sont exprimées à Taide des deux mêmes paramètres u et v. Une correspondance se trouve ainsi établie entre les points des deux surfaces. Cherchons à quelles conditions l'angle de deux lignes quelconques de la première surface sera égal à l'angle des deux lignes correspondantes de la seconde. Soient
( 5 ) cis^ = e du* -^if du dv -h g rfi^»,
(S) ds* = Y.du'*--r-%^ dudv-v- G f/p*
les carrés des éléments d'arcs sur l'une et l'autre surface.
Nous prenons sur s un triangle ahc et son correspondant ABC sur S i^fig' 24). Ces deux triangles ont des angles égaux par hypothèse : supposons-les infiniment petits. Les deux triangles rectilignes abc et ABC auront leurs angles égaux à des infiniment petits près. Pour fixer les idées, supposons que le côté bc et, par suite, son correspondant BC soient seuls mobiles, se rapprochant indéfiniment de a et de A; on aura
,. ac ,. ab
'""ac = ''"'âb'
en d'autres termes, le quotient
e du* -t- i/du dv -h g dv* E rfa«H- 2Fdudv-^G dv*
ne dépendra pas de du et dv^ ce qui entraîne les relations
E~F~G* Réciproquement, quand cette condition est remplie, les angles
Fig. a4.
sont bien conservés. Reprenons, en effet, les deux triangles rectilignes abc et ÂBC ; on aura
bc = ab -^ ac — '^ab . ac cos {bac) , BC' = ÂB* -H ÂG* - 2ÂB .ÂG cos ( BAc) .
Or, puisque, d'après les hypothèses, il en résulte que
,. ac ,. ab ,. bc
'""ag = '""âb = '""bg'
lim bac = lim BAC,
c'est-à-dire que les courbes correspondantes se coupent en a et A
sous le même angle.