‹ Traité d'analyse (volume 4)Chapitre 44 sur 123 · TC · texte numérisé non relu

TC

— Ç £(re9*)e^'do-h — f £(re9^)e9*do = I,H,

ou, enfin, en changeant dans la seconde intégrale cp en ^ +^^9

TC

Ceci posé, attribuons à /' une suite de valeurs ri, r^, ..., r„j ..., augmentant indéfiniment, et supposons que, n augmentant indéfiniment, le produit

tende uniformément vers une limite F indépendante de ^ , quand

cet argument est compris entre — - et - > c'est-à-dire quand :;

augmente indéfiniment, sa partie réelle n'étant pas négative. On en conclut

le second membre étant une sommation indéfinie étendue aux résidus de tous les pôles de la fonction -^(z).

On pourra, en particulier, appliquer la formule (la), si le produit zS(z) tend uniformément vers une limite fixe F indépendante de (f (variant de o à 27:), auquel cas l'expression (1 1) aura précisément cette valeur F comme limite. On peut aussi supposer que les produits zS{z) et ( — z)S( — z) tendent séparément et

uniformément vers deux limites différentes quand z augmente indéfiniment, sa partie réelle n^étant pas négative.

Enfin la formule précédente (12) subsistera si Ton fait l'hypothèse que, pour un nombre limité de directions ©0 ^^ 'f > l'expression (11) n'a pas F pour limite, pourvu que cette expression reste finie dans le voisinage de ^o« On pourra en effet isoler un certain nombre d'intervalles angulaires («po — ê)?o4-ê), s étant aussi petit que l'on voudra : la part de ces intervalles, dans l'intégration (10), tendant vers zéro avec e, la formule (12) subsistera.

10. Appliquons les considérations générales qui précèdent au cas où

X étant un paramètre qui va être supposé réel; les fonctions ^{/, 7:, y sont des fonctions holomorphes de z.

S'il existe ici une limite F, cette limite dépendra généralement de x\ nous la désignerons par F (a:), et la formule (12) deviendra

la sommation dans le second membre étant étendue aux racines A de l'équation

C'est de la formule (i3) que Cauchy a déduit divers développements intéressants, en particulier le développement de Fourier. Nous allons approfondir les conditions dans lesquelles ces développements sont légitimes, en particularisant la fonction /(:;, or).

Nous prenons poury(5, x^ la fonction

y({jL) désigne une fonction de [x satisfaisant alix conditions que nous avons appelées conditions de Dirichlet dans l'étude de la série de Fourier (t. I, p. aoi).

170 CHAPITRE Yl.

Nous devons d*abord éludier rexpression (11) qui devient ici

Il fautchercher lalimile de cette expression, quand :; augmente indéfiniment de telle manière que sa partie réelle ne soit pas négatiie et que son module reste dans la suite Ti, Tj, ..., r«. ....

Supposons que ^ ""^ tende, dans ces conditions^ vers une limite c, à Fexception peut-être seulement de certaines directions 9o en nombre limité, pour lesquelles d^ailleurs le quotient précédent aura un module inférieur à une quantité déterminée; ce que nous

exprimerons en disant que — — -■ a, en général, c pour limite. Oo suppose pareillement que

tend en général vers zéro.

Remarquons d'abord que le produit

reste fini. Il suffit évidemment de le montrer pour Tintégraie

dans laquelle on suppose e assez petit pour que/(pL) varie dans le même sens, par exemple en décroissant, de x^ à ;ro-4-e. Or, en posant

nous avons à étudier les intégrales

P/(|x)e/lx et / Q/(fx)rffx.

Bornons-nous à la première ; elle peut s'écrire, d'après le second

ihéorème de la moyenne (t. I, p. 201 )

Pdii (o<r, <£).

Or rintégrale figurant dans ce produit est la partie réelle de

/wr.-*-T)

^ e-~^t^-*o' dix = 1 — e~^A ;

elle reste donc finie.

Ces diverses hypothèses faites, nous pouvons trouver la limite de l'expression (i4)- Le premier terme de cette expression peut

s'écrire

il tendra donc vers zéro. Le second tend vers

cïimz j e-^^^-p /(il) diL,

en supposant que cette dernière limite existe. Nous allons voir qu'il en est ainsi et qu'elle se réduit précisément kf{x). 11 est évident d'abord que

e -z(x-fi)/( ^)d\L — o ( 6 > o),

quand z s'éloigne indéfiniment dans une autre direction que Taxe des y. Nous pouvons donc nous borner à étudier l'intégrale

or elle peut s'écrire

(15) /(x) j e-^^'-V^ z d^i -h 1 €'^''-\»-^[ f(ii) — fix)]z dyi

le premier terme se réduit à

Dans le second, en supposant e assez petit, la différence

variera dans le même sens, puisque la fonction n*a pas un nombre

infini de maxima et de minima; supposons, pour fixer les idées,

qu^elle aille en décroissant quand [x variera de ^ — e à x. Si nous

posons

rintégrale que nous discutons ici devient

ou bien, d'après le second théorème de la moyenne,

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