‹ Traité d'analyse (volume 4)Chapitre 87 sur 123 · rz: o · texte numérisé non relu

rz: o

Nous désignerons, suivant Tusage, par

u = su j,

cette fonction elliptique, sn v étant l'abréviation de sinam^. C^^^^^^ fonction est impaire, c'est-à-dire que sn( — ^) = — sn>j, puis l'intégrale elliptique donnant :; en fonction de u change de si quand on change u en — u.

Si l'on se rappelle les résultats obtenus (Chap. VII, p. aai), voit de suite que les périodes sont ici

ne

hap. VIII, p. 32^), on conclut

sn(z~- IK' ) — .

A- sn 5

Cherchons, à l'aide de celte formule, la valeur du résidu de z correspondant au pôle / K'. Nous devons obtenir la limite du

>duit

( z — /K' ) sn-,

ir :; = /K', ou, en posant z = / K' -h s, la valeur du produit

£ sn ( / K' -1- c ),

ir e = o. Or ce produit peut s'écrire

k snz

it la limile est manifestement y > puisque (—rr') ='• I-c î du correspondant au pôle 'aK -\- /K' est — j-

Lo. Que devient, dans le cas [>articulier que nous examinons, "onction G{z) du § 13? On a alors, en prenant ^o = <>?

-A« i dz I sn'zfiz

luette fonction entière a été d'abord considérée par M. Weier- ISS (Journal de Crelle, i856) qui la désigne par Al(z) (*). :te fonction, étant une fonction entière, peut être développée en ; série toujours convergente ordonnée suivant les puissances z. Les coefficients de ce développement peuvent se calculer llement de proche en proche, en se servant de l'équation diffélielle qui défînit sn^. On reconnaît ainsi immédiatement que coefficients des diverses puissances de z sont des polynômes A". Ce développement est convergent pour toute valeur de z ot ir toute valeur de k. Si l'on pose G| (z) = Al^ (3), le dévelopnent de A/, (3) jouira de la même propriété que le développent de Al(z),

) Briot et Bouquet, Théorie des fonctions elliptiques^ p. 465.

346 CHAPITRE \ll.

16. Terminons en indiquant un système remarquable de deui équations différentielles auxquelles satisfont A /(c) et A /| (:;). Soil

et posons, pour abréger,

Nous allons former deux é(|uations auxquelles satisfont ces fonctions. La fonction u satisfait aux deux équations

la seconde iTclant autre que la première écpialion dérivée. Dances é<|ualions, substituons

on 0 ainsi

(Vli^rl'l)'=Vv-(i4-Âi)L'*V*-4-ÂïUS (tz dz I

tiz- dz' dz dz ^ dz J '

De ces deux équations, on lire de suite, en remplaçant dans la

dV\ d\

dz dz

di 1 . d\} d\ •,11 • ,

e le produit .^ -jj lire de la première,

-[^S-v.-(fj>-[vS-m:.-(S:)'].

Les fonctions U et V étant premières entre elles (c'est-à-dire n'ayant pas de racine commune ), on déduit de là

V{z) étant une fonction entière.

APPLICATIONS DES TOÉORfeSIES GÉNÉRAUX. 3.47

Or, en désignant par w et w' les périodes de sn5, nous savons ue les fonctions U et V se reproduisent multipliées par des cxonentielles de la forme et"+^ et e^'^"^^' quand on change z en 4- w et 5 4- co'. Dans ces conditions le quotient

f/z* \ dz ) ' (l /U'\

îra une fonction doublement périodique. On en conclut que Irr mction P(2) est une fonction doublement périodique entii'ie , par suite, une constante.

La valeur de cette constante est facile à calculer; il suflit de re ^ = o, dans la seconde équation. Or, puisque

— A* / //: / *iiî; é/z

I a, pour :? = o,

az az^

ir conséquent Vf z) ^= o. I^es deux équations cherchées sont donc

..d^V ... /dV\^

fiZ^

[fl\ î

Nous n insisterons pas davantage sur les fonctions elliptiqur*;». >us n'avons pas \oulu en ce moment faire leur étude, mais prénter simplement quelques applications des théorèmes généraux ! la théorie des fonctions. Après avoir étudié les fonctions albriques, nous reviendrons plus longuement sur les fonction*^ tublement périodiques.

(iÉNÉRALlTÉS SUR LES FONCTIONS ALGEBRIQUES DTNE VARIABLE. - THÉORÈME DE M. NŒTIIER. — SURFACES DE RIEMANN.

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