GÉNÉBAL1TÉ8 SUR LES COURBES GAUCHES ALGÉBRIQUES
donc prendre arbitrairement
des quantités a. Ce nombre devra être au moins égal à trois pour que la courbe ne soit pas plane; donc
Or nous avons vu (Chap. VI, n° 17) que
î^^dx— /)-4-a)(<JH i).
On a donc à la fois
La première inégalité est donc vérifiée pour <t = 3 -f-/> — [x, ce qui donne
Donc, quand cette condition est remplie {les modules étant quelconques), on aura une courbe gauche correspondant à f.
3. Évaluons le nombre des constantes pour les courbes gauches envisagées au numéro précédent. Nous avons d'abord les
3/> — i modules de la courbe, puis les pôles restant arbitraires en nombre
et ensuite les
quantités a, ^, y et enfin les trois constantes A, B, C; le tout
donne
4 |JL -t- <j(/? -+- 3 — a — [xV
Si Ton prend o- tel que
[JL— /?-i-<J=3,
on aura le nombre 4 Y" ^^ nombre 4 ^ est ici le maximum, puisque
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SjO GBAPITRE XVIII.
Or les familles correspondant à des valeurs de <t, telles que (x> 3 -+-/>— II, sont visiblement des cas particuliers de celles où
<T = 3 -f- /? — fJL.
Nous avons donc encore 4[a arbitraires, quand
les modules de la courbe algébrique étant d'ailleurs arbitraires. Ce résultat remarquable est dû à M. Nôther (/oc. cit.). Nous retrouvons le même nombre que pour les courbes du numéro 1.
4. Revenons, pour terminer ces considérations, sur les courbes du numéro 1, c'est-à-dire sur le cas où
Il est facile de voir que toute courbe plane de degré \l ayant h points doubles {la condition précédente étant remplie) est la perspective d'une courbe gauche de degré [jl.
Soit en effet
la courbe plane. Prenons comme pôles les [x points de la courbe à l^infini; écrivons
z = G-h YiEi-{-...-|-YjjlE|a.
Comme [jL^/?-h3, on peut certainement trouver une fonction z qui n'est pas une fonction linéaire de x et y^ comme il résulte du théorème de Riemann-Roch. On a donc, pour les équations précédentes, une courbe gauche, dont la courbe plane / est la perspective.
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