‹ Traité d'analyse (volume 5)Chapitre 54 sur 184 · COS · texte numérisé non relu

COS

1 ir et Ton trouve, au signe pres,

TtR

p = n ■+- zr »

ce qui donne une construction bicn simple du rayon de courbure p; on voit qu'il suffit de prolonger la normale n d'uno

quantity ^ > que Ton construira comme il suit :

Soient (Jig. 27) O' le centre du cercle mobile, N le point de contact des deux cercles; on prendra NK= 2r + R ou, si Ton veut, on prolongera le diam&tre du point N de R, on joindra MK, on m&nera OG parallele a MK, et le point C

sera le centre de courbure de Fepicycloi'de, car NC = = •

r J ' R-+-ar

INFIJUMENT PETITS D'ORDRE SUPERIEUR. l$J

Par le point C, menons CS perpendiculaire sur GN ; il est facile de voir, par la comparaison des triangles CNS, N'NM, que NS

est constant et 6gal a ^

NS

aRr

• On a alors OS =

» de

ir

ir Rn-ar

sorte que ^ = ^-; le systeme des deuxcercles, ayant pour

rayons — et OS, est done semblable au systeme des cercles proposes, et il est facile de voir que Tare BS est £gal a

Fig. 37.

Fare CN. Si done on prend BP egal a la demi-circonfe'rence du cercle SGN, Tare CSN sera 6gal a Tare NA; le point G engendrera alors une e'picycloide semblable a la premiere. Done :

La divelopp&e (Tune ipicycloide est une autre epicyclolde semblable h la premUre.

Si, dans les formules (1), que nous e'erirons

x — ( R -+- r) cos a — r cos a >

y = ( R .+. r) sin a — r sin a >

on fait une transformation de coordonnees, en faisant tourner

l38 CHAPITRE II.

les axes de Pangle t:^j on trouve

x = ( R -+- r) cos ( a -h it ^ I — r cos f a t, — J ,

^ =(R^ r)sin^a-T-i: ^J — r sin (a ^ + r ^j,

et, si Ton fait a + 7t ^ = a', on a

x r= ( R -*- r) cos a' — r cos ( t: -+- a' j >

y = ( R -+- r ) sin a — r sin ( it -+- a — — j •

Or les Equations d'une epicycloide engendre'e par un cercle de rayon — r roulant sur un cercle de rayon R +-2r sont

^-(R + r) cos a -+- rcosa >

^ = ( R -+- r) sin a' -+- r sin a' — — ;

elles coincident avec les pr6c6dentes, d'ou il resulte que :

Toute epicycloi'de peut etre engendree de deux manieres enfaisant rouler un cercle sur un autre.

On voit que Tepicycloide a pour tangente la droite MN qui Penveloppe ; il est facile de voir que c'est le diametre d'un cercle dont le rayon est 2r et qui roule sans glisser sur le cercle fixe. Ainsi :

L' epicycloide est Venveloppe du diametre d'un cercle mobile qui roule sur un autre sans glisser.

Citons encore la proposition suivante de Chasles :

Le lieu des sommets des angles droits circomcrits a une Epicycloi'de est une autre Epicycloide.

INFINIMENT PETITS D'ORDRE SDPERIEUR. l3o,

. — Sur 163 courbes remarquables de la famille epicycloidale.

Quand le rapport ^ est commensurable. l'£picycloide est

eVidemment une courbe alge'brique.

i° Quand R = r, on a

x = 2R cosa - - R cos 2 a, j=aR sin a — R sin 2 a

011, en transformant les coordonn^es,

a? = (aR — 2R cos a) cos a, y =(aR — 2R cosa)sina;

si Ton regarde a comrae un angle polaire et si Ton designe par r le rayon wcteur, on a

r=z 2R — aR cosa,

ce qui est liquation d'une conchoi'de de cercle : cette conclusion est 6vidente par des considerations synth^tiques. 2 Quand r= — £R, on a une ligne droite : c'est la un theoreme de Lahire, bien connu du lecteur.

3° Nous examinerons le cas ou r = r; les equations de

la courbe sont

x == 3 r cos a -4- r cos 3 a,

y = 3 r sin a — r sin 3a; si 1'on observe que

cos 3a = cos 3 a — 3 cosa sin J a, et que

sin 3 a — 3 cos a* sin a — sin 3 a , on trouve

x = r(3cosa-f- cos 3 a — 3 cosa -4- 3 cos 3 a)

OU

.r = 4rcos 3 a, y = 4/"sin 3 a;

l4<> CBAPITRB II.

done

C'est liquation de l'enveloppe d'une droite de longueur cons tan te fir qui s'appuie sur deux droites rectangulaires, ce dont la G£ome*trie pure rend compte tres simplement.

Gette courbe est semblable a la d£velopp6e d'une ellipse dont les axes tendraient de plus en plus a devenir e*gaux; elle est du sixieme degre\ comme la d£velopp6e de l'ellipse.

4° Si Ton a r = — — > on obtient ce que Ton appelle Vhy-

pocycloide k trois rebroussements, courbe devenue celebre par les travaux de M. Cremona [Journal de Crelle, t. 64. Voir aussi, dans les Nouvelles Annates de Math6matiques, un article de M. Laguerre et un autre de Painvin; 1870). Les Equations de cette courbe sont

x = r(a cosa — cosaa), y = r(2 sin at — sinaa), d'ou Ton tire

(a?*-hy*)*-f- 8rx($y* — #*)-+- i8r 2 (j7*-f-7*)— 27 r* = o;

quand on prend le triangle qui a pour sommet les trois rebroussements de la courbe pour triangle de r£feVence, on trouve pour Equation ordinaire

y* z* -h z* #* -r x*y* = zxyz(x -+-y -+- z)\ et pour Equation tangentielle,

On sait que les pieds des perpendiculaires abaiss^es d'un point d'un cercle sur les c6t£s d'un triangle inscrit sont sur une droite que l'on appelle quelquefois la droite de Simson.

L'enveloppe des droites de Simson est une hypocyclo'ide k trois rebroussements.

INPINIMKNT PETITS D'ORDRE SUPfiMEUR. I 4 >

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