‹ Traité d'analyse (volume 5)Chapitre 86 sur 184 · VII. — Plans tangents en coordonnees polyedriques · texte numérisé non relu

VII. — Plans tangents en coordonnees polyedriques

II arrive souvent que liquation d'une surface se presente sous la forme

INF1NIMBNT PETITS DU l cr ORDHE DANS L'eSPACE. 23o,

Pj q, r, ... d£signant les distances d'un point (x, y y z) de la surface a des plans fixes ou ses coordonn6es poly£driqucs; Tequation du plan tangent prend alors une forme remarquable et souvent utile que nous allons faire connaitre : on a

dx dp dx dq dx

Supposons que Ton ait

p = a? cos a -t-^ cos p -h^cosy — w, q =a?cos«'-H t xcosP'-+--«cosY' — w',

la formule priced en te deviendra

df df df

t- = t- cos an- -j- cosa -+-...,

ox op dq

et Ton aura deux formules analogues pour calculer j- 9 j-> Si

Ton appelle alors P, Q, . . . ce que deviennent p f q, . . . quand on y fait x = X, y = Y, z = Z, on aura

<X-*)g-HY-,)g-,(Z--,)g

= ^ [(X — x) cosa -*- ( Y —y) cos p - r - ( Z - - * ) cos 7]

-f- J^ [(X - x) cosa'-r (Y —y) cos p'-t- (Z — z) cosf] — . . .,

c'est-a-dire

v ' dx v dy y ' dz

Liquation du plan tangent prend done la forme

et, si la fonction/, ce qui est le cas ordinaire, est homogenc,

df af

4- P + 4- <J 4-. • . sera £gala/multiplie par le degr£ de l'lio-

mog£n£ite, c'est-a-dire a ze>o; liquation du plan tangent deviendra alors

op oq or

Dans le systeme de coordonn^es tetra^driques, on trouve, comme plus haut, la condition pour qu'un plan soit tangent a une surface; nous ne reprendrons pas ici des calculs deja fails.

On peut demontrer relativement aux surfaces un the*oreme analogue a celui que nous avons demontre* en G£ometrie plane et qui est du a Poinsot :

Theoreme. — Si p, q, r, ... designent les distances du point M a des surf aces fixes P, Q, R, . . . {en appelant distance d y un point a une surface la normale abaissie de ce point sur la surface), V equation

/(/>> q, r, ...) = o reprisentera, en general) une surface, et la normale au point M sera la resultante de longueurs, igales a j- > j- > • • • »

portdessur les droitesp, q, . . . dans un sens ou dans lesens oppose, suivant leur signe.

Soient, en effet, a, b, c les coordonnees du pied de la normale p sur la surface P; a', b\ d les coordonnees du pied de la normale q sur la surface Q, . . . ; on aura

(1) d l Vdp Vdq

K) dx~ dp dx^ dq dx^""

Or

p = v/(a? — a) 2 -t- (.T — by -+- (z — c)»,

(2) dp= -[(x—a)(dx — da) + (y—bXdy — db) + (2 — c)(dz--<lc)]\

mais la direction da, db, dc est celle d'un de placement

IIS'FIXIMENT PETITS DU I or ORDRE DANS l'eSPACE. 2^1

effectu£ sur la surface P: tandis que > — > — ~— sont

les cosinus directeurs de la normale/?, que nous appellerons cosa, cos 3, cosy; on a done

da -+- * do •+■ — dc — o,

el (2) devient

dp = - [(x — a) dx -\- (y — b)dy -+-(z — c)dz] P = coszdx-t- cosfidy -4- cosvek;

d'ou Ton tire

dp dp a dp

-;- = cosa, -j- = cos;i, -,- = cosy.

dx "y dz '

La formule (i) devient alors

df df df

-j- = -:- cos d-h -f- cos a -+-..., ox op oq

a, a', a", . . . designant les angles que font/?, 7, /*, ... avec Taxe des x. On voit que la longueur

porl£e sur la normale a /= o, et qui a pour projection sur l'axe des x, :-, est la r£sultante de f- >/->•• • port^es sur les

7 ox op oq r

droites p, q, . . . , car ce que l'on a dit de l'axe des x peul se dire pour l'axe des j' et l'axe des z. c. q. f. n.

Application. — Trouver le plus court chemin d'ttn point a un autre en touchant une surface donnde.

Prenons des coordonn£es tripolaires. Le premier pole sera au point de depart, le second au point d'arriv£e et le troisi&me sera quelconque; liquation de la surface sera

2^2 CHAIMTRE IV.

Ce qu'il faut rendre minimum, c'est/?-f- q\ on posera done

dp -+- dq = o,

df , df . df ,

-;- dp -4- -'- dq ■+- 3- dr = o.

op * dq * or

La methode des mulliplicateurs donnera

df df df

dp dq dr '

or, si Ton veut mener la normale a la surface au point ou le chemin cherche' la rencontre, il faudra porter sur les rayons /?, q des longueurs £gales, sur le rayon r une longueur nulle et composer ces longueurs. Cela prouve que la normale a la surface partage Tangle du chemin cherche en deu\ parties £gales et que le chemin en question est silue dans un plan normal passant par le point de depart et le point d'arrivee.

Le chemin cherche serait done precis^ment la route que suivrait le rayon lumineux refl6chi par la surface, et qui, cmane du point de depart, aboutirait au point d'arrivee.

VIII — Surfaces podaires, surfaces paralleles.

Soient O un point fixe, S une surface fixe ; le lieu des pieds des perpendiculaires abaiss£es du point O sur les plans tangents a la surface S est ce que l'on appelle la surface podaire de la surface S par rapport au point O.

Soient P leplan tangent a la surface S en M, etnle pied de la perpendiculaire abaissee de O surV\ il est facile de voir que la normale en tz a la podaire passe par le milieu de OM.

Soient, en effet, a, (3, y les coordonnecs de M ; x, y 7 z celles de 71; on aura

(0 pi* — *)+-q(y— ?) = * — 7,

1NFIMMEXT PETITS DU l er ORDRE DANS L'ESPACK. 243

formule ou l'on a pose\ pour abreger,/? = ^,y=^; on aura aussi

ft * a "*

Calculons -^ , -"• A cet eflTet. ecrivons (2) ainsi

Ox dy ' x '

O) T-\-pz— O, J-r(/J = 0,

et diflerentions (1) el (3); nous aurons

dp(r — i)-\-dq ( v — ,3 ) ~\-p{dx — dz)-\- q(dy — d} ) = dz — ttfy,

*/.r —- pdz -+- zdp — o, dy -7- 7 <i~ -f--rfy = o;

reraplac,ons d'abord rfy par/?rfa-»- <7rfJ3, nous aurons

dp(.r — ol)-\- dq(y — [3)-t-/?cf.r -*-£</>' = <fo.

Mulliplions par z et eMiminons r//?, rfy ; nous aurons

<Y.r -+- pdz)(x — «)-i- <</>'-+- qdz)(y — p) = [pdr -\- q dy — dz ,z;

done

</ 5 = \p3'-(r — «)1 </r -f- f 73 — (v — 3 )] dy

ou, en vertu de (1) et (3),

( it — a )dr -h(?.r — 3 ) dy

dz = - On a done

dx{ix — z)-*-dy(-2y— $)-±- dy{-xz — *{)= o,

ce qui prouve que le deplacement dx, dy, dz effectue sur la surface podaire ou le plan tangent a la surface podairc

est perpendiculaire a la direction x > y — j-> z — S qui

joint le point (x } y, z) au point (*> -> -) milieu de 0*W.

244 CnAPITRE IV.

Soit M un point quelconque d'une surface S, soit MN la normale en M; si Ton prend MN= const., le lieu des points N sera une surface 2, a laquelle on donne le nom de surface par allele a S.

Les points M et N sont ce que Ton appelle des points correspondants.

Theoreme. — Les plans tangents en deux points correspondants de deux surfaces paralleles sont paralldles.

En effet, soient x, y, z les coordonn^es du point M appartenant a la surface S ; soient x' , y\ z l les coordonn^es du point correspondanl N sur la surface parallele, / la longueur de la droite constante qui a pour extr£mit£s M et N; on a

a, {3, y d^signant les cosinus directeurs de la normale a la surface S; on en deduit

dx' = dx -+- Id*, dy' = dy -+- ld$, dz' = dz-h /cfy.

Multipliant la premiere equation par a, la deuxiemc par j3, la troisieme par y? ajoutant et observant que Ton a

el par suite, en differential,

a<ia -h $d$ -+- ^d^ = o, on trouvera

<xdx'-\- $dy-±-«(dz'= zdx-h $dy -hydz.

Or la direction dx, dy, dz situ6e dans le plan tangent a S est perpendiculaire a a, p, y; done zdx -+- fidy -\-ydz est nul; par suite v.dx'-r- $dy'-{-ydz f est nul aussi; done la direction dx\ df ', dz\ situee dans le plan tangent a la surface parallele, est normale a a, j3, y; done enfin ce plan tangent est parallele a celui de S. c. q. f. d.

INFINIMENT PETITS DU I er ORDRE DANS l'eSPACE. 2^5

IX. — De la transformation par rayons vecteurs reciprocities.

En Geomelrie dans Tespace, comme en GeomcHrie plane, deux figures sont transformers Tune de l'autre par rayons vecteurs reciproques, quand au point M de Tune des figures correspond un point M' de Tautre, tel que la droite MM' passe par un point fixe O, et tel que Ton ait

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