VIII. — Développement d'une fonction rationnelle
Soient /'(x) et /t{x) deux fonctions entières de x sans facteur commun, le degré de y surpassant celui dey, ; soient a, , ao. . . . . y.,i les racines de f{x) = o. Divisons /" par /, : soient Q, (x) le quotient et — fo le reste; divisons./, par/^ • soient Q2(.r) le quotient et — y, le reste, etc. ; on aura
/ = /lQ.-/2,
= Qi-
fn 2 .
= Qn-l
fn
332 chapituf. vu
On en conclut la formule
en posant --—^ = Q,i ; fn est une constante ; on voit ainsi que
l'on peut toujours réduire une fonction rationnelle en fraction continue.
Soient maintenant =-i> ^r^^ • • • les réduites successives de
la fraction continue (2) : on a d'abord les formules connues
(4) N,-^iD,--D,-^,X,=- I,
et, en particulier, comme on a t-^ = -}.■>
Ci) /D„i-/,N„, = 1;
mais ceci suppose, bien entendu, que/'ety, n'ont pas de facteur commun, sans quoi l'on aurait fT)„-.\ — /^iN„t = o, d'après la tbéorie de l'élimination.
Oi| a ensuite, en vertu de (4),
donc
/ D„ D, ""Vi^-2 dJ •••"^V'J« i^«-i/
OU, en verlu de (6),
/i Ni ' 1 , '
ce qui permet de calculer -^ sans passer par les N/.
Remarque. — Les fractions ~ sont irréductibles; cela
résulte immédiatement de la formule (4). On a, en vertu des formules (i),
on en déduit
/3 = (/iQi-/;Q2-/i-/.(QiQ2-i.-/Q-2, /* = [/i(QiQ2-ij-/Q2]Q3-/iQ,-/,
=/i(QiQ2Q3-Q.-Q3'-AQ2Q3-i)
ou bien
Pour vérifier cette dernière formule, on part de
fi-^ï ~ fi Qi —fi i-
et en remplaçauty*/ par /", D,, — /N/ , . ct/,^, par
/lL»/-2-/N/-2,
on a
ou bien
donc, en supposant la formule vraie jusqu'à l'indice /, elle se vérifie pour l'indice i -\- i : donc elle est générale. De (8) on tire
donc Y^ ne diffère de "^ que j)ar une fraction i^^' dont le
numérateur est de degré ii — i — i , et le dénominateur de degré n -^ i en supposant le degré de f\^ égal à n — i pour fixer les idées; donc :
Les développements de —^ et de ~ suivant les puissances de — ne diffèrent qu'à partit^ des ternies en —^.^
IX. — Expression des polynômes D/. On a, d'après un théorème connu, fi étant de degré n — i,
cp/ désignant le coefficient de .r""' dans fi. Or, a,, ao, . . ., ajj., ... désignant les racines de y(x)=o, ces équations pourront s'écrire
fi+x{a) ^^
mais les formules (8) donnent, pour x =^ a,
THÉORIE UKS FRACTIONS CONTINLES. 335
les formules précédentes peuvent donc être remplacées par
Si alors on pose, pour un instant.
(ro)
i Dj = CqX' — Cl x'~^
les formules fp) deviendront
Cito — Ci-iti -^. . .-^ Coti = o, Cj<i-^C/^l/2 — . . .— Co^i-t-l = O,
Citi-r- Ci-j ti-i-i
Co tîi —
l'élimination des c entre ces équations et i lo) donne
tx
I to
. ti
ti+l
' tr
. . ti+i
li-i
ti
hl-l
tii-l
i ti
■ . tii
Nous poserons
fo
• ■ ti
tl
ti
. . ti^
ti
ti+l ■
alors un aura
336 CHAPITKE VII.
et, en appelant o/ le coefficient de x^ clans D,,
Les formules (8) donnent
d'où
y;-^, D,-, -/,■ D,- = -/( D,, N,- -- N,, Di),
ou, en vertu de (4),
Egalant de pari et d'autre les coefficients de x",
ou, en vertu de (i3),
(ï4) (?i Ff— = 9o;
mais, en appelant qi le coefficient de x dans ()/, comme on a
en égalant les coefficients de x', on trouve
la formule (i4j devient alors
, -, ?'• To T,-