XVIII. — Intégration des équations à intégrales régulières
Soient
i'i-^ boi^ On{x — a)-*r- b.2i{x — a)'- —. . .,
1*2= ^02-^- biî(x — a) -^ biiix — a)2 -I-. . .,
DES ÉQUATIONS LINÉAIRES. l(il
a, hi désignant des constantes : considérons l'équation
^ ' dx'>- X — a rfx"-*
pour intégrer cette équation, on posera
y — c^(x — a)'^— c\(x — «)=«+' — Cyi'x — a)*''+2^
L'équation (n deviendra alors, en di\isant par (j: — a)'^~",
Xlc - k''^^,c,{x - a) -^ kl^.cJx- «)2 -. . .
-- [ A'^- 'c, — AJ-'iCi ( 27 — « 1 — ...][ 6oi — 6,1 (^ — </) — ... I = ()
où A5 est le nombre des arrangements de a objets pris n à n ; en égalant alors à zéro les diverses puissances de j: — a, on a des équations qui feront connaître a, Co, '^"i ? ^2? • • • • La constante Cq est arbitraire, et a est déterminé par l'équation suivante, obtenue en égalant à zéro le terme indépendant de
A?^-Ar'6o,-A^-2 6o2-... = o
ou, en appelant /'(a) le premier membre,
Celte équation a reçu de M. Fuclis le nom ^équation fotulamentale délenninante. iNous allons en l'aire connaître les propriétés :
Théorème I. — ■ Les racines de V équation fondmnentale déterminante sont égales aux logarithmes des racines de V équation fondajnentale divisées par '.i~\J — i.
En elFet, nous avons vu que, si e-~^ ''^i, e-~v'«;, . . . étaient les racines de l'équalion fondamentale, n intégrales distinctes se mettaient sous la forme
et l'équation déterminante a précisément pour objet de déterminer a, , ao, ....
l62 CH.Vl'lTKi: III.
Théorème II. — Si dans réquation proposée (i) on pose elle prend la fofnie
dx"^ ' X — a dx"-^ (x — a)"
et, quand on fait x r= a dans Q„, Q«(«) devient prccisémcnl le premier /nend^re de Véqualion déterminante.
En efTel, on trouve
Q„ — A^ -t- -\.'^~ Pi -- A5^~'P2 -f- . . . -^ P„
et par suite on a
Q„(a)= Aâ-T- A'â~'6oi-^- Aâ~"^o2-^--. = /(3')-
Il nous est impossible, dans ce Traité, de tirer des théories précédentes toutes les conclusions que l'on en a déduites : bornons-nous à faire observer que, si une équation de la forme (i) a une intégrale rationnelle, on pourra la découvrir : les équations déleriuinantcs auront alors une racine entière, et, en nuilti[)]ianf les solutions par x — a élevé à une puissance convenable, le point a cessera d'être critique pour une intégrale; on pourra ainsi, par des multiplications, par des binômes convenables, rendre une intégrale entière; d'ailleurs la méthode des coefficicTits indéterminés fera connaître la solution.