‹ Traité d'analyse (volume 3)Chapitre 15 sur 145 · XI. — Théorème d'Eisenstein · texte numérisé non relu

XI. — Théorème d'Eisenstein

Soient ciij des entiers; posons

Xo = «00 -^ «01-^ -i- «02-^" --• • --^ oq<^^^,

et supposons que Tinconnue )■ de réqualion

( I) y" \,n -- j'«-' X,„, -^. . .--jX, X, =. o

soit développable en série de la forme

il) 1- = 6io— 6iix— ^12^- — . . .-f- bu-r' — . . . ;

on aura

; y- = 620— biix — 622-r- -^. . . — biiXi-^. . ., <2) - j^ = 630 — 631-^-^ 632-z'-— ■••-^63,J",-4-...,

d'ailleurs

62/ = ^10^1/ - ^11 61/-1 — . ..— bi,bi„,

\ bu = 61062, — 6,1 62/-, — . . .— 6|, 620, (3)

/ bji= b^^bj^u ... -6j/6y io,

Les valeurs (2) de^,jK". • • • étant portées dans l'équation (i), celle-ei doit être satisfaite identiquement. Ainsi, quel que soit .r,

(«/«o-^^/Hi-^ — • • • •( l>„,o^ b„iiX -^. . . )

-^ (cim-iO-^ <^m~ll^-^ ■ ■ ■ l(^'«-10-^ b„,-iiX-^ . ..)-;-.,,

-^ «00-1- aoix-^. . .= o; on doit donc avoir

(«/;io 6„îj-^ «//j-1 b„iQ)^^. . . - «m = o,

(Cl ml) b,n'^-^ . . . -f- Ct„ii^b,n(i ) -t- . . . -i- «o|J. = f'- ( («wo6m[l-vl — . . .-T-a,„[i6„,i ) - . . .-^ o = o,

/l'i CIlAlMTIli: II.

Fjivciiii (l(^S('f|nntions (3\ A^,serii ronclion de />,«, />,,, ... A,/ cl no conlicndra pas A, -^.i, ^i /^.i, . . . : donc ^a/scra fonction des iiicnics quanlilcs el ne contiendra pas non plus Ai,/4-i ,

Les ;jL équations ('i) pourront donc servir à calculer

/>w f>\-2 />i[j.. Je suppose que ces nombres soient rationnels, ainsi (pu; A,o, que Ton peut calculer directement : c'est la valeur de j' pour x = o.

La première équation (5) fournira ^iii+i 5 le coefficient de celle quantité ne pourra provenir que des termes

(6) f />iO'^ III. [J.>1 ~ - flin-\0^'iii \.\l.+ \ -^ • • • -- ^^lO^I.IJ. * !•

Oi\ en n'écrivant dans Ai,u.+ i' ^^j7u.+ m • • • T"C les termes contenant /j,^,j^f, on a, en vertu de (3),

En poil.int CCS valeurs dans (6), on voit que celte expression sera de la forme

1' désignant un polvnome entier en Z>io ù coefficients entiers et indépendant du nomljre >x. II résulte delà que b^,^l^^ sera de la forme

on aura de même

/désignant une l'onction entière à coefficients entiers. Les seuls facteurs premios qui pourront entrer en dénominateur dans bw où /i\>'J., sont faciles à déterminer. P est un polynôme en A,o du degré m; en multipliant donc par la puissance m"™" du dénominateur de ^,0; on pourra mettre Ai,u.+ j sous la forme

T(bn, />,o, . . ., ^iij. I

TMÈOUIi: (JfiNÉRAI.E UES SÉHIKS. '|5

Il (Jcsigiianl un enlier et F une lonclion eiillère à cocffieienls entiers, ^j ,,,^2 sera de la forme

Ot

Supposons ^,0, 6(3, . . . réduits à leur plus simple expression; les seuls facteurs premiers qui entrent dans le dénominateur de 6|,[A-|-i seront ceux qui entrent dans les dénominateurs de 6|o, 6|:i. . . . (que nous supposerons réduits à leur plus sim{)le expression) et dans R, il en sera de même de b^ 04.0, ^i,a-f-3- On a donc le théorème suivant :

Si Von considère une série

by^-^ hyX -~- b-iT- -^ . . .-T- bnX" -^ . . . .

dans laquelle b^J>^,h„, ... sont des fractions réduites à leur /dus simple expression, elle ne pourra pas être le développement d'une raciney d'une équation algébrique en x et y à coefficients entiers si les dénominateurs de 60, 61, 6„, ... ne contiennent pas un nombre limité de facteurs premiers.

Ce beau théorème mettra en évidence le caractère transcendant d une foule de (unclions.

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