I. Sur le calcul des expressions symboliques
Oii a déjà vu que l'on pouvait représenter par une lettre un symbole d'opération. Ainsi l'opération qui a pour but de prendre la dérivée de 'C> et de la multiplier par/t sercpn'sente par d-:>. . . . Quand on applique deux, trois lois de suite ro[)éralion <:/, ou l'indique en attachant rex])Osant 2, 3, . . . à la lettre d. Cette règle est générale ; pour donner un exemple de cette façon de procéder, convenons de représenter par le symbole P l'opération consistant à multiplier par j; la dérivée de la quantité placée après le signe P; nous aurons
' ^ ^ dx
par exemple,
Px"' = m.r"', P^ X'" = m- T'" , ..., P«j;'" = m"x"'.
Un symbole P est distribulif quand on a
(I) P(a-~b)=Pa-i-Pb.
Vinsi, en représentant j)ar D le symbol-e de la dérivation, en sorte que Dz, ^= '■:>', on a
D(a-+-6)= D(a)-\-D{b), l{a-~b) = \a-hlb.
d(a ^r- b) = da -^ db ;
D. A, d sont des symboles distributifs.
j34 chapitre VI.
Les symboles dislribulils sonl les plus iniporlanls cl nous allons suivre les conséquences de la formule (i).
i" D'abord on a
P(„^^,-^c)= P(«4-i»)---rc = Va + Vb^Vc,
et (linsi de suite. Donc, en général,
(2) P::a = ZP«.
2" Les symboles P-, P', ... sonl distrihiilifs; on les appelle puissances de P.
En eflTet, on a
\\a -^ b )^= Va -f- 1*6;
donc
P2(a + 6)= P(P«--PZ*)=P.Prt-nP.P^',
c'est-à-dire
On verrait de môme que P^, P', ... sonl dislribulils.
3" En appelant A une constante numérique, on a
\\\a = \.Va.
En effet, si A est entier, on a
P.Âa = P((7-i-«-T-...-h^a)= Pa-}-P«...= APa.
Si A est de la forme —? on observera que 7 '
donc
et, par suite,
g? - = Pa;
P^ = lPa, 7 '7
(^cllc proposition étant vraie, quels que soienty>et </, est vraie pour les valeurs incommensurables de A.
4" On a
P(o — 6)= Va — Vb,
FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES. l35
car on en déduiL
P{a — ù)-{- Vb = Va,
ce qui est exact, et de celle-ci on déduit la précédente. 5" On en conclut
r{.\arzBù±... ) = \VadzBPb±:....
On appelle somme de plusieurs symboles d'opérations P, Q, R, et l'on représente par P -{- Q + R le symbole 0 défini par la formule
ea = Pa-i-Qa-T- l\a.
En général, le symbole 0, défini par la formule
ea =z APa lir BQa nh GRa,
se représente par AP rb BQ in CR; de sorte que l'on a, par définition,
( AP -r- BQ)« = AP« — BQ«.
(i" Lorsque P, Q, R, . . . sont distributifs, AP ii= BQ ± CR l'est également.
En effet :
^AP:^BQ — CR)(a-T-^')= AP(«-^ 6; d= BQ(a ^ 6j :^CR(rt — /v ) = APa-+- AP6±BQa±BQ6±...
= (APzhBQ±CR)a-i-(AP±BQ±:GR)^*.
On appelle produit de plusieurs opérations le résultat obtenu en effectuant successivement ces opérations. Ainsi l'opération 0, définie par l'équation
Qa^- PQR...f/.
est le produit des opérations P, Q, R, On représente cetle
opération par le symbole PQR, . . . , dans lequel il faut bien se garder d'intervertir les facteurs; dans la suite, pour exprimer que deux opérations sont équivalentes, nous les séparerons par ce signe =. Ainsi 0 = P H- Q voudra dire que, quel «lue soit/, on a 0/= (P + Q)/=: P/+ Q/.
Deux symboles P, Q sont commutati/s quand on a
PQ/=QP/.
'f Si P e; Q sont commuta tifs, on peut écrire dans un ordre arbitraire les symboles P ef Q répétés dans un ordre donné.
Par exemple, considérons l'opération