‹ Traité d'analyse (volume 3)Chapitre 69 sur 145 · DES FONCTIONS DE VARIABLES IMAGINAIRES · texte numérisé non relu

DES FONCTIONS DE VARIABLES IMAGINAIRES

de ronclion, quand la variable est réelle, s'appliquent au cas où la variable est imaginaire; les dénionslralions que nous avons données ne supposent nullement la variable réelle : elles suj)|)0scnt seulement que les dérivées des fonctions sur lesquelles on raisonne existent, à l'exception de la dérivée cherchée.

Nous aurons à revenir sur la dérivée des fonctions composées et sur celle des fonctions e^, ûnx, cos j; et logx.

On a

gx-t-;)v'^ ea:(co5^ -4- ^ — I sin^),

rf.^-^+.vv^ï ^ [eJ-(cos7— v/^sinj)<^.r — ("(— sinj^-/— i cosy)d}'\

= e^^^y-^ {dx-r- dy y/^) <

I 1 . dv

on a donc, quel que soit -j-?

dx -r- dy \J — 1

Donc la dérivée de e-^est e^ lors même que x est imaginaire. On a

/ I \ xdx-^ydv xdy — vdx ,

( dx -^ dy y/^) (.r —y y/— i ) dx -^ dy y/— i . x'—y- x^ysj — 1

donc ^ *"*" "^"^-^ LZ'^est indépendant de ^ et a pour valeur dx -^ dy \J— I "-^

X — J'y/— I Pour trouver la dérivée de cos a:, on observe que

cos^ = ;

par suite,

dcosx e-^""-^ — (.-.n-i

= y' — I = — Sin J".

dx 2

l88 CHAPITIIE VIII.

On trouverait dune façon analogue la dérivée de sinx, de lang.r, ... qui sont monogènes. On en déduira lacilcment celles des fonctions inverses, arcsin^, arccosx, ....

Quoique la fonction «■'" soit peu usitée, si l'on veut en prendre la dérivée, on l'écrira sous la forme C'^ ^"8 '^ et sa dérivée sera logae-^'''^'' ou a^'loga.

La dérivée de .r'" se déduit immédiatement de celle de logj:, comme dans le cas où la variable x est réelle.

Avant de chercher la dérivée d'une fonction composée, nous reprendrons la formule de Tajlor et nous essayerons de la démonli-er pour le cas où la variable est imaginaire.

JlII. — Formule de Taylor.

La formule de Taylor s'applique aux fonctions de variables imaginaires, lorsqu'on les suppose monqgènes. Soit X + Y \J — ■ I une fonction monogène; sa dérivée

d{x^y\/—\) étant indépendante du rapport -j-, peut cire remplacée par

^(X -+- Y v/~) , dx + dy v/~

dt ' dt

t désignant un paramètre quelconque, dont x et jk seront des fonctions arbitraires; si l'on prend / = j?, on a pour

dérivée

r)X àX I •

— -4- — V/— ' • Ox ux

Il est facile de voir que cette dérivée est encore monogène: en effet, on a identiquement

Ox \ Ox I dy \ Ox J Oy \ Ox J Ox\Ox/'

DES FONCTIONS D K VAniAULES IM AG IN AI U E S. 1 89

ce (lonl on s assure on rcniplaranl — par son cfral -— cl — i)ar ; il résulle de ià que les dérivées successives

<))■ 1 (Kl- »

d'une fond ion nionogène sonl toutes uniques et bien déterminées.

Cela posé, observons encore que, si l'on veut prendre la dérivée de/(:?) = f(x -hj'\/ — i) = ^ + ^ y/ — ' par rapport à un paramètre t dont x el y soient fonctions, on aura

(/t ~ ITi ^

cU

dl -J^"^ dt

Cela posé, proposons-nous de développer la fonction f{z) suivant les puissances ascendantes de z. Posons z = rc^^~^ et

Les fonctions o et 'b pouvant d'ailleurs contenir 0, que nous ne mettons pas en évidence pour ne pas compliquer l'écriture, nous aurons

-."(Ir)

•Ko)-

'^'^^^-^•••^r^^TT/^"^:^-'-^

A et [JL désignant des nombres compris entre o el i. Cette Ibrmule suppose seulement l'existence des n premières dérivées dey"(c) pour :; =z o et dans le voisinage de celte valeur. Or, on a

//(.-)= cp (^)^- v/=:T 'H'-) =/ ('■^'^^'^)

tp"(/-)-^V^—^ '}"('■) — f"(re'>'-^)e"^''-i

IQO nnAPITRE VIII.

portant ces valeurs dans (i), on a ce qui peut s'écrire

e-nW-i[on(^lr)^^P^'l"{lxr)].

Cela posé, soit R» la plus grande valeur que puisse prendre le module de/"(;) ou de /"(^^^cV" (ce qui est la même chose) quand le module de :; varie de o à r, soit

on aura, en vertu de (2),

donc

cp«(r) = p cos(a -i- nO),

6''(/-)= p sin(a-4- «0); donc

et par suite aussi

'f«(Xr)5R„, 6''(|x/-)SR„, donc enfin

v/[s«(Xr)]2 + [<>«(|xr)]2 ou mod['^''(Xr)-^v/~6"([jL/-)] <R„ /i,

et la formule (3) peut s'écrire

Rrt désignant le module maximum de /''(:;) quand le module de la variable reste inférieur pu égal à celui de ^ et £ désignant une imaginaire dont le module est au plus égal à i.

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