‹ Traité d'analyse (volume 3)Chapitre 85 sur 145 · XI · texte numérisé non relu

XI

et qui ne |)0urrait avoir lieu que si tous les X étaient nuls. Celte démonstration est de Jacobi [OE livres mathématiques, t. III, p. 32), et c'est M. Sylvester qui a donné au théorème précédent le nom de loi de V inertie.

i IV. — Transformation d'une fonction du second degré en général.

En général, on peut transformer une fonction du second degré en une autre donnée a priori au moyen d'une substitution linéaire, et cela d'une infinité de manières.

En etlet, si sur la l'onction ^ (iij.r,\rj à n varial)los, ren-

lerniant — ^ — - coefficients, on eirectuc une substitution li-

néaire, on la transformera en une autre /^ ^ijyi^^'i'^ ^^ écrire

que les bij ont des valeurs données, c est écrire — — — relations entre les coefficients v,y de la substitution au nombre de n'-\ or, on a toujours, pour /? >■ i ,

Ainsi deux fonctions homogènes du second degré peuvent toujours être transformées l'une dans lautrc au moyen d'une substitution linéaire.

AJais cette propriété n'appartient plus aux fonctions ho-

, . • -, , , • c . ?i(n — i)(n -i) mogenes du troisième degré, qui renlerment — :

coefficients, quand elles sont à /i variables, et OTdinairement

Il v a donc une infinité de manières de ramener une fonction \ ctijXiXj à la forme j-^-rj'o-h • • --rj'o? c'est-à-dire à une somme de carrés par exemple, mais ce nombre de manières est fini et même, le plus souvent, égal à i quand on veut que la substitution soit orthogonale.

^ V. Réduction d'un polynôme du second degré à une somme de carrés par le moyen d'une substitution orthogonale.

Considérons le poivnùme homogène et du second degré

2 aijXiXj=f{xi,Xi, r,,)^/.

Si nous eft'ectuons la substitution orthogonale

, •3"l-^Yll7l- Y1272 — ••• '[inVu, I . ) •î-2=Y2lJl Y2272- ••■ — Y2".l'«'

TIIÉORIK l)i:S SLnSTITlTIONS LINÉAIRES. 23"

UÙ

la fonction /prendra la forme

el, si l'on fait

\^ \ Aa pour a = v,

■*" f o pour ;JL : V,

on aura sinnplement

(4) / :A,ji--A,ji-...-A„7^

La fonction /sera donc décomposable en une somme de carrés, s'il est possible de trouver des quantités -'/y satisfaisant aux équations (2) et (3).

Nous ferons, dans ce qui va suivre,

or les formules ( '■] 1, pour '-/-^v, peuvent s'écrire

Tia(«llTlV — «12 727 — .. . )-t-Y2!x(«îr,'lV-^«22T2V— . .. )-r-. .. =0

ou bien

'{i'j.fi('!iy7'!rj' . . . > - Y2u./2(^ Yiv.Y2v, ...)—...= o.

• Comparant cette formule avec la seconde des formules (2), el observant que Ion peut \ faire varier -jl en laissant v fixe, on a

/i<^Tiv^ Y2V- ■ • • ' .fi('ivi- Y2V ••■■' Yiv ~ 72V

Si nous égalons cette suite de rapports à une indéterminée 5v, nous obtenons les équations suivantes, auxquelles nous adjoignons la première formule (2) :

(an— «7)717— «12727 — . . .-- «in7n7= o, «2l7l7— («22 — «7)7îv — • . •— «2n7/iv= o,

f ««1 7l7 — «,72 727 — ...— ( Onn — Sy)-(„; — o,

en

L'éllminalion deyiv, Y2v> • •

en posant

0,il, «Hl

CHAPITUK X.

entre les /i premières équalion.s,

donne

s,, est donc racine de l'équation F(5) = o, que l'on appelle oi'dinairement Véquation en s.

s., une Ibis connu, les Ibrinules (5), ou plutôt n d'entre elles, feront connaître yi^, y^v, • • • ; or, l'équation Y {s) ~ o est du degré n et admet /i racines 5|, ^o, • • • , 5«; chacune de ces racines fera connaître un groupe de n quantités y^y, et le problème sera résolu.

Si Ton nuilliplie la première équation (5) par y,,^, la seconde par y,,;. ... et si Ton ajoute, on trouve, en ayant égard à la dernière,

2 «'yY,v7/v— ^7= O

ou, en vertu de (3),

Ay — 5v =0 ou Av = Sv ; on a donc, en vertu de (4),

Page 1