XV. — Cubiques gauches
On a donné le nom de cubiques gauches aux courbes d'intersection de deux quadriques ayant une génératrice commune. Les équations d'une cubique gauche peuvent donc être ramenées à la forme
P^ -î-Qj =0,
P, Q, P', Q' désignant des polynômes entiers du premier degré en x^ y, z. Mais ces équations représentent avec la cubique l'axe des ^, à savoir ^ = o, y r= o.
Une transformation homographique ramènera ces équations à la forme
Gy — H^ =: o,
G^ — H^ =0, où l'on peut supposer ^ = i , ce qui donne
G et H désignant deux polynômes du premier degré. On tire
de là
^ tx
Gy — H^ = 0,
Si, dans Gy — H^, on remplace z par sa valeur, on est ramené aux équations
tx My — Na? = o,
où M et N sont de second degré, mais ne renferment plus z. Le monoïde est ici un paraboloïde hyperbolique; quant au cylindre, il est du troisième degré, mais il est facile de voir que sa base présente un point double x ^=Oy y = o; en effet,
si l'on pose
G = «a? -h by -i- cz -i- d,
l'équation (i) devient
\{ax -\- by -\- d)y H- cx\y + [(a'^ + U y + d!)y H- c'x]x = o,
et il est clair que l'origine est un point double. La courbe (i) est donc unicursale et, si l'on pose