‹ Traité d'analyse (volume 4)Chapitre 130 sur 154 · J TT ^^ J · texte numérisé non relu

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Q désignant un polynôme du degré m — 2 en x ely (et même, si l'on veut, de degré m — 3 en ^), G une fonction de y seul, a et [jt. des constantes dont la seconde est entière et positive. Nous allons étudier successivement ces deux formes.

XVI. — Intégrales de première et de seconde espèce. Q étant un polynôme entier en x et jk de degré m — 2,

rQd^

est une intégrale abélienne de première ou de seconde espèce, suivant qu'elle reste finie ou peut devenir infinie. Le polynôme Q, étant de degré m — 2, contiendra

coefficients, et le nombre total des intégrales distinctes de pre-

mière et de seconde espèce sera précisément égal à ce nombre.

Or, si nous supposons : i'' que y ne soit jamais infini,

même pour :r = co; 2" que deux valeurs seulement de y se

permutent autour d'un point critique, ~ "^ deviendra pas

infini, si ce n'est en un point pour lequel/o = o ; car le degré de /2 est supérieur à celui de Q. Or, si /o = o, deux cas peuvent se présenter :

i^ Le point a, b, pour lequeiya = o est un point ordinaire où l'on n'a pasy*4 = 0; y est de la forme

A, B, ... désignant des constantes. Mais alors on a

f{^^ r)=/i^"^ — <^)-+- - [fn{x — ^y

et

ou bien

h{^, y) = /i2(^ — cl) -4-/22(7 — b)

M, N, . . . désignant de nouvelles constantes dont la première n'est pas nulle si l'on suppose y22<o, c'est-à-dire si l'on suppose que deux valeurs de y se permutent autour du point

a, b. -^ est alors infini, mais l'intégrale / -i dx reste finie,

c'est-à-dire de première espèce.

2" Si nous supposons que le point (a, b) soit un point singub'er, alors /"i, /"o sont nuls tous deux; le point [a, b) n'est

plus en général critique, fo n'est plus de l'ordre -5 mais bien

de l'ordre un. L'intégrale considérée devient infinie, elle est de seconde espèce.

De là résulte que :

Si la courbe f ^= o Ji^a pas de points multiples, il y aura ^^ intégrales de première espèce, pas d intégrales de seconde espèce.

ÉTUDE DES FONCTIONS ABÉLIENNES. SgS

En général, si la courbe /= o a o points doubles, il y aura 0 intégrales de seconde espèce et

intégrales de première espèce. Ainsi :

Le nombre des intégrales abéliennes de première espèce auxquelles donne lieu une fonction algébrique est égal au genre de cette fonction.

Il y a donc toujours des intégrales de première espèce, car nous écartons les fonctions algébriques de genre o, lesquelles ne fournissent pas, à proprement parler, d'intégrales abéliennes.

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