‹ Traité d'analyse (volume 4)Chapitre 139 sur 154 · XXVIII. — Addition et inversion · texte numérisé non relu

XXVIII. — Addition et inversion

Considérons la courbe /= o d'ordre m, et coupons-la par une courbe variable ^ = o d'ordre m — 2, que nous ferons passer par ses 0 points doubles et par m — 2 autres points fixes de/= o, il restera

autres points d'intersection variables, que nous appellerons

(^,,7,), (^2,72), ..., i^p, rp)^^{^\,y\)7 (•^2>r2)5 •••>

ÉTUDE DES FONCTIONS ABÉLIENNES. 4l5

(^' y'p). Le théorème J'Abel nous apprend qu'entre ces points on aura les relations

dx;

Qii^'ny,) .,

V ^\K^h ri) ^M^'hy'i)

dx'i = o,

Q.p{^i. n) ^^. , V Qp(^/' y'i) ^'

or, si l'on pose

Qpi^i,yi)

CLXî ICp y

^X M^'hy'i

on pourra supposer ces équations résolues par rapport à ^i, ^^2, . . . , j:^ , .^2, ... et poser

^1 = Xi(Mi, M2, . .., Wp), 372 = Xa, ...,

Les équations (i) intégrées donnent

(3) Ui-^Vi— W^j ^«2 4-^2 = H^2j •••»

tVi

W2-, . . . désignant des constantes que l'on peut repré-

4l6 CHAPITRE XI.

senter ainsi

^ . . 'Qp(^i,yMo^}

et d'où l'on tire OU bien

Mais on peut remarquer que les équations (3), en vertu desquelles Ui + (^1, U2-h^2i • • • sont constantes, sont les intégrales de (i) et que l'on peut trouver d'une autre manière les intégrales de (i); ces intégrales sont les relations algébriques qui existent entre ûOi , x^^ . . . , ^^ et x\ , x^^ . . . , x ' pour trouver ces relations, on élimine y entre /= o et ^ = o : la résultante R = o a pour racines ^<, ..., Xp^ x\^ ..., x ^ les X des ô points doubles de/= o et les m — 2 points fixes communs à/=o et ^ = 0; il sera alors facile de former l'équation qui a pour racines seulement les Xi et les x\. Soit

Ao^2/j| Ai^2p-i-f-..,+ Aa« = o

cette équation.

On en déduira

Les quantités Y"'^? -~i .•• ne contiennent que les coordonnées

des points fixes d'intersection de / et ']; = o : ce sont donc des quantités constantes ou des fonctions de w^^ w^^ ....

ÉTUDE DES FONCTIONS ABÉLIENNES. ^ly

Les formules précédentes donnent alors ou bien

^li(Ui, U2, •.')-^^M^U^2, •■')=^l['^l{Ui-hVi, ...), ^2, ..•]» j

et ces relations sont algébriques. On voit donc qu'«7 existe p relations algébriques entre

'ki{Ui, U^, , . ., Up), ^2(^15 "2 j " •■> Up), . . .,

Xi(p,, V2, '-, Vp\ X2((^i, P2, ..., Vp),

et

gui permettent de calculer ces p dernières quantités en fonctions des ip autres.

C'est en cela que consiste le théorème de l'addition des fonctions abéliennes (Hermite, Comptes rendus^ t. XVIII, eV Journal de Liouville, t. IX, i^^ série).

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