XXXVII. — Théorème de MM. Picard et Poincaré
Le théorème que nous allons démontrer a été énoncé autrefois par Riemann, qui l'a communiqué sans démonstration à M. Hermite : il était naturel de le soupçonner, mais sa
démonstration était assez difficile; elle a seulement été donnée dans CCS derniers temps par MM. Picard et Poincaré {Comptes rendus Y^our i884).
Il est facile de voir qu'une fonction de n variables .r,, X2') . . . ^ ^/i, bien déterminée et sans points essentiels, ne peut avoir plus de 2n systèmes de périodes simultanées; la démonstration de ce fait est facile à établir à l'aide des théorèmes énoncés (p. 2i7etsuiv.).
Mais les périodes d'une fonction qui a 2n systèmes de périodes simultanées ne sont pas arbitraires, et le théorème" de MM. Picard et Poincaré met en évidence la manière dont ces périodes dépendent les unes des autres.
Soient
^21, CO227 ••■> W2«, ..., W2,2«j
\ W/ji, œ,j2j ..., W/j,^, ..., 10,2, 2/i
un système de n périodes de la fonction f{x^^ jCo, . . . , Xu) si la substitution linéaire
Xi — wnXi-1- ^12X2-1-. . .-f- Wi„X„,
^n= 0),jiXi+ W,j2X2H-. . .4- Oinn^n,
transforme /(^i, Xo^ . . . , x,i) en F(Xi, X2, . . . , X,;), la fonction F(Xi , Xo, . . . , X,;) aura pour périodes
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