‹ Traité d'analyse (volume 4)Chapitre 58 sur 154 · IV. — Sur les fonctions cnu et dnw · texte numérisé non relu

IV. — Sur les fonctions cnu et dnw

On pose on w = ^i — sn^w; mais cette définition est insuffisante, tant que l'on ne précise pas la valeur du radical qu'il L. — rrailé d'Analyse, IV. i3

faut adopter; si l'on suppose que l'on prenne cno= 4-i, cnu sera bien déterminé dans toute portion du plan ne contenant pas de point u, tel quesnw = i ousnz^ = oo. Sisnz^ devient égal à i , on peut poser z^ =: K + ?/, et l'on a

sn(K-H u') = sn(2K — K — u')= sn(K— u');

la fonction sn(K -}- u') est paire et peut se développer sous la forme i -f- Aii'^ -]-.... On a alors

cnu

pour sni^=:i, u'z=io, cnu reste monodrome par rapport à u' et, par suite, par rapport à u.

Si sn w = 00, on peut supposer, par exemple, u = K.'\/ — i ;

faisant alors cnu = -y snu==: — > on trouve

On voit que ç est fonction monodrome de u quand w:==o, donc en w est fonction monodrome de u quand sn?^ r== oo. Nous arriverons aux mêmes conclusions par une autre voie. Nous poserons aussi

dnu = yi — k^sn^u, clno = -!-i

et l'on verra, comme on l'a fait pour la fonction cnu, que dnu est monodrome, même lorsque snw=T;en posant

u =: K!,J — I -f- u', alors

dn M = v/i — A' 2 sn ( K' i/— I 4- a' ) = 1 / 1 ^,

\/sn'^u' —

dnw est monodrome par rapport à u' quand u' est très petit, et par suite, par rapport à u. Donc, etc. c. q. f. d.

Reprenons la formule

dz

THÉORIE DES FONCTIONS ELLIPTIQUES. igS

oiiz:=snu,^i — z- = cnUf\/i — k-Z'=dnu. Soit Wq la valeur de l'intégrale quand z suit le chemin rectiligne Oz. 1° Si l'on suit le lacet -|- i et le chemin rectiligne, on aura

M = 2 K — Mo ;

cnu = y/i — z- revient en z avec la valeur primitive changée de signe, ànu = \/i — A-^- revient avec sa valeur primitive : donc

/ sn(2K — ^^o) = snuo,

(i) } cii(2K — Uq) = — cnwo,

( dn(2K — i^o) = clnwo.

2° Si l'on suit le lacet -i- jy u prend la valeur 2K-f-2K'v/ — I — Uq,

cnu= \/\ — Z' reprend sa valeur initiale à l'origine, mais dn w = y/ 1 — k'Z'^ change de signe , et l'on a

/ sn (2K -f- 2K'v/ — 1 — Uq) = snuQ,

(2) < en (2K-4- 2K'/ — I — Uo) = cnuo,

\ dn(2K -r-aK'y/ — i — wo) = — dn Uq.

3° Suivant deux lacets — i et + i , puis le chemin rectiligne, u prend la valeur 4K -|- w, cni^ et dnu reviennent en dernier lieu à l'origine avec leurs signes primitifs, et l'on a

I sn(4K + Uq) = snuQ,

(3) < en (4K-\- Uq) = en Uq, ( dn(4K -I- Mo) = diiMo.

4** Suivant deux lacets — ^ et -f- t et le chemin rectiligne, on est conduit aux formules

(4K + 4K'v/-»-i- uo) =

snuo,

ig6 CHAPITRE VII.

OU, en vertu des formules précédentes,

j sn (4KV— I -+- Mo) = snMo,

(4) \ cn(4K'v/— J -^ Wo) = cn^o, ( dn(4K' /—'-+- "o) = dn Mo-

5° En suivant les lacets i et t et le chemin rectiligne, on trouve

I sn (2KV — I -4- Wo) = snwo,

(5) / cn(9.KV— i^ "o)= — cnMo, \ dn(2KV — i -^ Uo) = — dnwo-

D'ailleurs on a

sn( — m) = — siiM, en — u = cnu, dn — u — dnu;

car, quand z se change en — z, u se change en — w, etc., on conclut de (3) que 4K.est une période des trois fonctions; mais, en changeant dans la formule (i) Uç, en — Uq et en observant que dnz^o = dn( — Wq), on a

dn(2K -h Wo) = dn Wo;

ainsi 2K est une période plus simple de dnw.

En vertu de (4), 4I^V — ^ est une période des trois fonctions, mais 2K\/ — i est déjà une période de sn?/, et, si l'on change u^ en — Mq dans (3), on voit que 2K -f- 2K'y^ — i est une période de en m.

6^^ En résumé, 4Ket 4^'^/ — i sont des périodes communes aux trois fonctions; mais elles ont individuellement des périodes plus simples :

sn w a pour périodes 4 K et lY^sJ—x^

en M » 4K et 2K -t- lY^sJ — 1,

dnw » 2K et 4K'v/— '•

^° Les infinis de snw, cnw, dnw sont évidemment les mêmes, à savoir K' y/ — i et 2K + K\/ — i .

8° Les équations cnw = a, dnï^ = a ont évidemment

autant de solutions dans chaque parallélogramme des périodes qu'elles possèdent d'infinis, c'est-à-dire deux; la démonstration de ce fait est identique à celle que l'on a faite à propos de l'équation snM = a; cnw et dnu en particulier ont deux zéros dans leurs parallélogrammes respectifs, cnu est nul quand snw= i, donc les zéros de cnu sont K et, en vertu de (2), R -f- 2K'^ — i ou, en retranchant une période, — K. Pour trouver les zéros de dnx, on observe que

donc

dn(K — KV— 0 = 0 ou dn(K-i-K'

et

dn(— K4-K'v/— i) = 0 ou dn — (K + K'y/^^) = o.

Le Tableau suivant résume les principales propriétés des trois fonctions :

snu.

en a.

diïu.

Périodes .

4K, 2K-f-2KV— I

Zéros....

±:(K-hK'/=1)

j Infinis . . .

2K + KV— I,

KV-.

Id.

Id.

Page 1