‹ Traité d'analyse (volume 4)Chapitre 59 sur 154 · V. — Dérivées de snu, cnu, dnu · texte numérisé non relu

V. — Dérivées de snu, cnu, dnu

De l'équation

dx

on tire

dx du

igS CHAPITRE VII.

OU

(i) sn'u = cnudnu.

On a ensuite, en différentiant

en w = y/i — sn^w,

snusn u snu

— = en w an w

y/i — sn2a en m

OU, finalement,

(2) cn'î^ = — snudnu

de même, en différentiant

dn M = y/i — A-2 sn^ u,

on a

, , k^ snu sn'u ,, snw ,

an u = . = — k^ -1 en w an a

\/i — k^sn^u dni^

ou

(3) dn' u = — k^snucnu.

Si l'on avait quelques doutes sur les signes des seconds membres des formules (i), (2), (3), on observerait que ces formules, ayant lieu pour de petites valeurs de u, sont générales.

Si l'on pose sn w = /?, en w = ^, dn w = /', on voit que les formules (i), (2), (3), donnent

du^ ^'•'

du - 'P'

dp

du

dq

du

dr ,„

On a donc une solution des équations différentielles précédentes en prenant /? = sn( w -j- c), ^=:cn(î^ + c), ^ = dn(w + c); c et A- désignent alors des constantes. Cette remarque sera utilisée plus tard.

THÉORIE DES FONCTIONS ELLIPTIQUES. ï 99

Le résidu de sn.r pour x = K.\^ — i , par exemple, est la limite de

(:r — KV— Osnar

pour œ = K'y/' — i , ou de

E sn(K'v/ — I -4- e)

pour £ = 0, ou, en vertu d'une formule du paragraphe précédent, de

ksm^

ou de

k cm dne

c'est-à-dire j-

Les autres résidus se calculent d'une manière analogue quand on connaît cn(K'y/ — i + e), dn(K'y/ — i + e); nous apprendrons à les calculer plus loin.

VIL — Remarque importante.

Les zéros et les infinis de sn^r, cn^, dn^ sont simples; en effet, on a trouvé

Si l'on fait x=o ou .2;= 2K, on voit que sn'.^; reste fini; donc les zéros de sn^ sont simples; on verrait de même que ceux de cnx et dn.r sont simples aussi.

Cette même formule montre que, si sn^ est infini, d'abord cnœ = <^i — sn2;r et dn.r = y/i — A^sn-^ sont infinis de même ordre; donc sn'^r et sn^^ sont infinis de même ordre. Supposons donc que sn^ ait un infini d'ordre a, sn'.r aura

cet infini à l'ordre a + i et sn^^ de l'ordre 2a; on doit doncavoir

ainsi sn^ ne peut avoir que des infinis simples; il en est évidemment de même des deux autres fonctions cn^ et dn^.

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