‹ Traité d'analyse (volume 4)Chapitre 93 sur 154 · XXXII. — Méthode d'Abel · texte numérisé non relu

XXXII. — Méthode d'Abel

snmi^est de la forme ^ ou ^ y/(i — a)'^)(i — k'^x'^), suivant

que m est impair ou pair, P et Q désignant des polynômes entiers en ^ = sn^^. Abel a indiqué deux équations diff'érentielles auxquelles satisfont les polynômes P et Q et qui permettent alors de trouver ces polynômes par la méthode des coefficients indéterminés. Posons

^ksnu=:x, ^ksnmu=y, on a

dx -i-. dy -^

da= ^^ ^^ -

OU bien, en posant /: h- ^ = 2a,

dx dy

ou

v/i — aaa?^ H- x'* m^i — aar^-hj/*

en différentiant, il vient

maintenant posons, en supposant m impair,

nous aurons

.S(.-......,[Q-J-(§)]..(..-..)Qg..= P^|^

P et Q sont des polynômes premiers entre eux; l'équation précédente doit donc se réduire à une égalité entre deux polynômes entiers du second degré, et l'on peut ajouter que ces polynômes sont pairs. En faisante r= o et :r = oo, on voit que chacun des deux membres de la formule précédente est égal k m'^x-', on a donc

i{x^ — ax)V -. hm2(Q^ — ^-P^) = o,

(j —ICLX'^^

-H 2(^3 aa;)Q-^ + /?i2(P2 a^aQs) = o. dx

P Lorsque m est pair, on peut encore poser^ = ^ > mais alors

P ne sera plus un polynôme entier, mais bien le produit d'un polynôme entier parle radical y/i — lax'^-^- x^*\ néanmoins un raisonnement analogue à celui que nous venons de présenter prouve que Pet Q satisfont aux mêmes équations différentielles.

Les fonctions doublement périodiques sont intégrables par les fonctions S. Pour le démontrer, considérons une fonction F(^) aux périodes w elm-^ soit 8 une fonction, telle que

' a HT — b(x>—2iTZ^ — I.

Si l'on considère l'intégrale

prise le long d'un parallélogramme des périodes ayant son origine en un point Xqj on la trouvera égale à

1T.s/^.Jjc, y^{XQ-\-tsi^Z—X) 6(^0 + -— ^)J

Or de (i) l'on tire

Cl,

\{X-^lii) 0(^7)

'{x^rn) O'(a-) \{x-^m) ~~ 6(0^) ~ '

l'intégrale (2) devient alors

f b¥{z)dz — =: / aY{z)dz,

r... 2 714/ I Jr.„

quantité indépendante de Xq que nous appellerons C. D'un autre côté, l'intégrale (2) est égale à la somme des résidus

de F (5) V-, ~ V • Si la fonction Q est alors choisie du premier

ordre et de manière à s'annuler pour ^ = ^, le résidu relatif à X sera F(j;), et l'on aura

la double parenthèse indiquant que le résidu est relatif aux seuls infinis de la fonction F(s); soit a un inQni de cette

fonction, on aura, en supposant F(g) — •

ou

formule facilement intégrable par rapport à x.

La méthode que nous venons d'indiquer est due à M. Hermite, et nous allons bientôt en faire des applications. Disons toutefois que le calcul d'une intégrale peut être assez simple en lui-même, pour n'avoir pas besoin de recourir au procédé que nous venons de rapporter; ainsi, par exemple, on a

r^ , r" udu

I snx dx = I — 1

en posant sn.r = z^; si alors on prend pour variable z = u-y on trouve

Jf sna? dx = / — ^

0 Jo v/'-(i +

et l'intégration s'effectue sans difficulté.

XXXIV. — Cas où les périodes de la fonction à intégrer sont 2 K et 2 K' t/— i.

Si la fonction f(z) a pour périodes 2K et 2K'^-^ i, l'intégrale

I r.. . ii'(z-x) ,

prise le long du parallélogramme des périodes, a une valeur constante G, et cette constante est égale au résidu

ou, en appelant ai, a2, ... les infinis de/(^),

en posant, pour abréger, /(-s) = C5(s)(^ — a)'% n désignant l'ordre de multiplicité de l'infini a.

On voit ainsi quey(^) est développable en une suite de la forme

Yi'ix—a^ v:» „ «r Yi'{x — a^

fix) = G + > A 77 h > B -Y- —

éminemment propre à l'intégration : G, A, B, ... sont des coefficients à déterminer; quant aux coefficients A, ils satisfont à la relation

en effet SA est le résidu de /(^) relatif au parallélogramme des périodes.

Si la fonction /avait des points essentiels, son développement se ferait d'une manière analogue, mais il se présenterait sous la forme d'une série ; pour l'eff'ectuer, il faudrait se donner la nature des points essentiels (voir § 28).

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