IV. — Applicata
Les ouvriers, quoique mieux habillés qu'autrefois, ont encore beaucoup à désirer et à faire pour leur propreté, pour leur protection vestimentaire; ils ne changent pas assez souvent de linge; ils conservent sur le corps des vêtements imprégnés de sueur, ils les disposent mal ou ne se couvrent que d'une manière incomplète ; de là une foule de maladies graves que l'on rapporte à l'action du froid, sans penser que l'on pourrait annuler cette cause à l'aide d'un meilleur habillement. Les fondeurs, les forgerons, les verriers, les
(1) Mémoires de la Société médicale d'émulation de Paris. 1816, t. VIII, p. 160.
chauffeurs, les boulangers, etc., qui sont plongés dans (ine atmosphère brûlante, ne prennent aucune précaution en quittant le lieu de leur travail ; ceux qui font des ouvrages de force en plein air se refroidissent avec la même imprudence. Le soin du vêtement et son appropriation aux besoins des différentes professions pourraient yéduire le nombre des maladies graves et partant la mortalité qui en est la suite. L'habillement et le blanchissage représentent du huitième au quart de la dépense totale des ouvriers.