GESTA. — STATIONS
locomotion. La vue lait la sécurité de l'iiomine en lepos, comme elle préci>e la trace et le lieu où il se porte par locomotion; la convergence des yeux lui vaut la perception exacte des distances; leur divergence lui permet la surveillance latérale, ambiante ; et portée jusqu'à lopposilion , elle lui donne la perspective simultanée de tout l'horizon. Quand la station bipède se prolonge, la fatigue se fait sentir particulièrement dans le cou, le dos et les lombes, qui soutiennent la téle et le thorax, dans les muscles des fesses et des mollets qui s'opposent à l'abaissement du ventre sur les cuisses, et à la flexion des cuisses sur les jambes. La durée de la station verticale dépend du rapport entre la puissance des organes érecteurs et le poids des parties à soutenir; elle fatigue vile les femmes enceintes, les individus à ventre proéminent ou chargés d'un fardeau, les individus à pieds plats, c'est-à-dire sans concavité plantaire, ce qui empêche leurs pieds de se mouler sur les inégalités du sol, et de lui transmettre le poids du corps par le mécanisme d'une voûte. Des ceintures larges et bien appli(|uées aident à soutenir le poids des viscères abdominaux , de l'obésité ventrale, de l'utérus distendu par le produit de la conception. L'attitude verticale est une cause de stase sanguine, de tuméfaction, quelquefois de picotements incommodes aux pieds, de varices aux membres et d'ulcères que l'on guérit souvent par la situation horizontale; elle contribue, par l'elïet de la pesanteur des parties, a la déviation des membres et de la colonne vertébrale chez les enfants, chez les rachitiques, etc.; elle favorise les syncopes, surtout après la saignée, et elle augmente la douleur et l'intlammalion dans toutes les parties qu'elle rend déclives.
2" Station sur les genoux. Elle est, à bon droit, une posture de pénitence et de mortitication, car le poids du corps porte surtout sur les genoux mal disposés pour le soutenir, et le corps tend à tomber en avant. Aussi ne peut-on la probmger qu'en s'appuyant en avant sur un prie-dieu, ou en s'acculant sur les talons : le malaise commence dans le cou, le dos et les lombes. La peau des genoux, compi imée entre la rotule et le sol, s'endolorit d abord, puis s'endurcit et devient calleuse. Quand le siège porte sur les talons, la faliyue initiale atteint les pieds et particulièrement les orteils; des brayers peuvent devenir nécessaires aux personnes qui sont obligées de rester longtemps sur les genoux.
3" Station assise. Sur un siège sans dossier, elle ne repose que les cuisses et les jambes ; le mécanisme de station de la tête et du tronc
UYGIÈNE IMUVÉE.
restant à peu près le morne que dans l'attitude debout. L'équilibn-, est îissuré par la situation plus basse du centre de gravité et par l'étendue de la base de sustentation comprise entre la pointe des pieds et les fesses. Comme celte base se prolonge plus en avant qu'en arrière, la fatigue survient à cause de la tendance du tronc à se renverser en arrière. Dans un fauteuil à coussins moelleux, à dossier concave, souple et plus élevé que la tête, le corps,' légèrement incliné, peut reposer presque aussi bien que dans la position borizontale, si ce n'est que les parties supérieures du tronc fatiguenl un peu les parties inférieures par la quantité de leur poids, qui n'est point transmise au dossier du siège. On corrige cet effet en donnant au plan du dossier plus d'inclinaison. f.es sièges trop bas condamnent les membres inférieurs à une flexion excessive; les sièges trop élevés laissent les jambes pendantes, et alors la circulation veineuse s'y fait mal, ou elles touchent le sol et se fatiguent à partager le poids du corps. Les personnes maigres, dont les tubérosités ischiatiques ne sont recouvertes que par la peau, ne peuvent rester en station assise sur des corps durs et inégaux. Les fauteuils trop doux, garnis de laine, de coton, de plumes, etc., accumulent un excès de calorique sur les fesses, y déterminent des démangeaisons, des éruptions de vésicules, de pustules, favorisent la production des hémorrhoïdes, etc. Les coussins mobiles, en forme de couroime, exercent une compression circulaire, qui refoule le sang vers la marge de l'anus. Les meilleurs sièges pour les gens de cabinet sont des coussins élastiques, garnis de crin, à convexité centrale, et posés sur des chaises de jonc ou de paille, et, pour les voyageurs, des coussins garnis de crin et bombés au milieu.
IIL — Mouvements communiqués, ou gestation.
1"" Vectation. Les mouvements communiqués au corps par un véhicule dans lequel il est placé s'accompagnent toujours de quelques contractions volontaires qui ont pour but de rétablir l'équilibre, momentanément détruit par des secousses inégales, violentes, de multiplier les points d'appui, de varier les attitudes, etc. Mais celte action volontaire d'un certain nombre de muscles est purement accessoire, accidentelle, subordonnée aux effets du véhicule mû avec plus ou moin de vitesse par une force étrangère; elle necon" stitue qu'une réaction très secondaire, non un exercice du système musculaire.
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Laveclalion agit par le mode de suspension des véhicules, par les conditions d'aération du réceptacle, par le degré de vitesse et la durée de l'exercice, parla nature du terrain et de la force motrice. Les voitures mal ou non suspendues impriment des commotions très fortes qui produisent, suivant les individualités, des céphalalgies, des dyspnées, des douleurs abdominales, des nausées, etc.; en même temps, le corps ballotté et soulevé dans tous les sens, ne se maintient en équilibre qu'à l'aide d'efforts vigoureux qui épuisent les forces musculaires; les ressorts trop élastiques et les soupentes peu tendues ôtent à la vectation le caractère d'un exercice et y attachent les mêmes inconvénients qu'à l'inertie musculaire. Les voitures médiocrement suspendues épargnent au corps des chocs trop rudes, et le soumettent à une succession rhythraique de secousses légères qui favorisent tous les actes moléculaires de l'organisme et par conséquent l'assimilation, sans lui imposer en retour aucune dépense de force et de substance. Une voiture fermée devient au bout d'un certain temps une habitation méphitique; quand elle est ouverte et bien percée, elle détermine en roulant une ventilation qui varie suivant sa vitesseet le volume d'air qu'elle déplace; cet effet est bien sensible dans les malles-postes et dans les vagons des railways : le mouvement que l'air reçoit de ces véhicules lancés avec vitesse procure au voyageur une sensation de fraîcheur très marquée par les plus fortes chaleurs de l'été. La nature du sol renforce ou diminue les effets du mode de suspension. La vectation de courte durée dans une voiture spacieuse, aérée, convenablement suspendue, est un exercice toujours innocent, souvent utile; très prolongée, elle nuit par le vice et la fatigue des attitudes auxquelles elle astreint le corps, et, de plus, elle équivaut alors à la stagnation sédentaire, l'insuffisance d'activité musculaire entraînant les mêmes conséquences que l'inertie de l'appareil locomoteur; aussi les conducteurs de diligences, les courriers de la malle, les cochers et receveurs des omnibus, etc., acquièrent un embonpoint qne l'on ne peut attribuer, au moins chez ces derniers, à l'abondance de la nourriture.
Les chemins de fer donnent lieu à une spécialité de gestation : leur influence, encore peu étudiée, se résume toutefois dans l'accélération du mouvement, dans la ventilation très énergique qui en résulte et qui cause des paralysies de la face, des névralgies de la cinquième paire, des inflammations de l'oreille, etc. ; dans la continuité et l'intensité des vibrations, dans les brusques alternatives de lumière et
HYGIENE PUIVKE.
d'obscurité que le parcoursdes tuiinelsreiid inévitables, dans l'action de la fumée que les courants atmosphériques abattent (Véqueniniéni sur le convoi, dans la succession vertigineuse des sites et des points de vue, dans les émotions soudaines qui naissent des incidents (;t dans l'espèce d'attente anxieuse qui travaille en secret la plupart des voyageurs depuis le départ jusqu'à l'arrivée. Les oscillations isochrones en senslravei-sal(mouvements de lacet), que l'on éprouvfi sur les chemins de Ter, se l'ont aussi sentir sur les bateaux a vapeur en mer; elle augmente avec l'usure des rails, et sur les railways les plus anciens de la Belgique elles vont jusqu'au roulis : elles déterminent chez beaucoup de personnes des nausées, desvomiiuritions, une sorte de mal de mer qui affecte par idiosyncrasied'autr.,< voyageurs, même dans la vectaiion ordinaire. Il arrive aussi que les voyageurs, craignant de manquer l'heure des départs, accoureiii en sueur et se refroidissent, soit dans un embarcadère accessible aux vents, soit dans les wagons découverts : cette cause a occasionné à Colmar bon nombre d'affections catarrhales que les médecins de cette ville ont comprises, on ne sait pourquoi, sous la dénouiinalion de maladies du chemin de fer, puisqu'elles se développent sous l'influence d'une cause qui n'est pas inhérente à ce mode de progression et qu'il est aisé de supprimer. Il en est de même des fièvres intermittentes qui naissent des émanations des flaques d'eau, croupissant de distance en distance aux bords de la voie ferrée, dans les excavations qui ont fourni la terre nécessaire aux travaux de terrassement. Ce sont là des causes et des effets moi bifles qui n'ont pas une liaison fatale avec les chemins de fer et dont les voyageurs n'ont pas à souffrir, quelques stipulations de plus dans les cahiers des charges, inspirées par la sollicitude de la santé des populations riveraines des rail-ways, suffiront pour les faire cesser.
2° Navigation. Elle s'accompagne, comme la vectation, de mou vements volontaires dont l'énergie et la multiplicité varient suivant l'état de la mer, la marche du navire et le degré de participation aux manœuvres qui s'y exécutent. L'influence de la navigation se compose d'ailleurs de tous les éléments hygiéniques des cités flottantes où s'entassejit les hommes pour un temps plus ou moins long (voy. Professions, Marins). Nous ne parlerons ici que d'un effet spécial de la navigation, quoique d'autres modes de progression le développent également chez quelques personnes.
Le mal de mer ne respecte aucune constitution, aucun àgc; cependant les très jeunes enfants, les nourrissons n'eu sont point
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.eiisibleraent incommodés; quelques personnes en sont complètement exemptes. L'habitude l'amortit par degré et en prévient I le retour ; quelques individus ne recueillent point le bénéfice du ( temps et ne s'amarinent jamais ; d'autres ne sont malades que par les très gros temps; il en est qui échappent au mal pendant leurs (premières navigations et qui en sont atteints plus tard. Nous j avons tait de nombreuses traversées, les deux premières à la di- ] stance de ^50 lieues marines, avec rafales et grains : le mal de mer ne nous a pris qu'à la sixième. Il débute par un malaise épigastrique, et quelques voyageurs privilégiés n'éprouvent que ce degré ; l'état nauséeux est un second degré du mal. Le plus souvent, les nausées sont suivies de vomissements, faciles pour les uns, convulsifs et navrants pour les autres; entre deux éjections par en ( haut, la prostration est extrême; plus elles se répètent, plus augmentent la faiblesse générale, le brisement des membres. Le pouls est lent, petit, concentré ou large et mou, suivant que les spasmes , redoublent ou s'apaisent par intervalle; le malade éprouve des alj ternalives de chaleur et de frisson; sa peau est décolorée et cou- ) verte d'une sueur froide; les traits sont tirés, la voix faible; l'aspect : des mets, les boissons même provoquent son dégoût et un surcroît de nausées, souvent il y a de la salivation. Après un ou plusieurs vomissements, un peu de réaction se manifeste; le pouls se ranime, la face est moins pâle, la peau devient halitueuse et moite; des i bâillements et des soupirs soulagent l'anxiété respiratoire du pa- I lient, mais cette amélioration ne dure point. Une nouvelle secousse I du navire, la vue d'un compagnon de voyage en proie aux mêmes I souffrances, l'odeur désagréable des cabines, il n'en faut pas plus i pour renouveler le malaise nauséeux avec toutes ses suites; à latin, I il tombe dans un état de somnolence et d'anéantissement tels qu'il I se laisserait fouler, tuer sans aucun effort de résistance ; combien de ; fois ai-je vu des femmes, dans les angoisses de ce mal, oublier ! jusqu'au sentiment de pudeur qui est Vultimum moriens de leur na- I ture! Quand les passagers sont nombreux, le spectacle des malades I qui gisent épars et gémissants est fait pour troubler les bien-por-
itants, et, sans des soins vigilants de propreté, l'accumulation des déjections peut devenir une cause d'infection. Nous avons pu apï précier les inconvénients d'un pareil encombrement abord de la I' frégate la Victoire où nous avons été embarqué en 1831 avec un i bataillon du 26" de ligne, et surtout en 185^i dans notre voyage 1 en Orient. 11 est rare que le mal de mer entraîne des dangers;
HYGIÈNE PHIVÉE.
néanmoins M. Alard cite un cas d'encéphalite, et M. Mesnard (.le Rochefort), un cas de gastro -entérite, dus au mal de mer et suivis de mort; l'hématémèse est souvent produite par les convulsions de l'estomac à vide. Partir par un beau temps, afin de s'habituer graduellement aux oscillations du navire, comprimer légèrement les viscères abdominaux à l'aide d'une ceinture, se distraire à bord par la conversation et l'exercice sur le pont et en plein air, s'armer de courage et de force de volonté, telles sont les seuh-s mesures de prophylaxie à prendre. Les passagers qui se donnent eu mouvement et se tiennent sur le pont, au grand air, ont plus de chance d'y échapper ; un régime tonique, les boissons théitormes additionnées d'un peu d'eau-de-vie, contribuent à la préservation en excitant la circulation et la diaphorèse. Se soustraire à la vue d'un horizon oscillant et mobile, ce n'est point éviter le mal nautique, car, du temps de la traite, il atteignait les malheureux entassés dans la cale des bâtiments négriers. Dès les premiers prodromes du mal, il faut se placer au voisinage du grand mât, où les mouvements se font sentir avec moins d'intensité qu'aux extrémités du navire, et prendre des aliments en dépit de la répugnance qu'ils inspirent : le peu de chyle qu'ils fournissent dans l'intervalle des vomissements soutient l'organisme; le reste offre prise aux contractions convulsives de l'estomac, le vomissement étant beaucoup plus douloureux dans l'état de vacuité que pendant la réplétion de ce viscère. Les sucs acidulés apaisent un peu les crampes de l'estomac et modèrent la sensation de la soif qu'on ne peut souvent satisfaire pendant une longue traversée. On a dit que, dans le mouvement d'ascension du tangage, la nausée commence, et que, dans celui d'abaissement, le malaise s'exaspère et acquiert toute son intensité (1) ; les mouvements lents font naître le plus souvent les premiers symptômes, les mouvements rapides hâtent la crise; le roulis (inclinaison latérale) la prépare aussi, et le tangage la décide ensuite. Aussi peut-on se dispenser en quelque sorte de l'acclimatement nautique en restant couché dans un cadre suspendu, sans frottement sensible aux points d'attache, et, dès les premières atteintes du mal, le moyen le plus efficace pour ceux qui n'ont point le courage de lutter énergiquement contre la tendance à l'inertie, c'est la position horizoïitale avec la tête un peu basse dans un cadre bien suspendu. Quai t aux spécifiques dont les inventions industrielles se succèdent, il n'en existe qu'un seul contre le mal de mer, c'est de mettre pied à terre.
{i)Pe]\mn, Mémoire sur le mal de mer. {Ann.d'hyg., t. XXXVII, 1847, p. 313 )
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I coUapsus, les angoisses qu' il occasionne, cessent comme par enchantement dès que l'on a touché le sol ; on dirait une revivificat.on.
Le mal de mer a, dit-on, servi de moyen thérapeutique contre l'iiypochondrie, certaines raonomanies; il est probable que les ouérisons, si elles sont réelles, ont été opérées par le concours de toutes les influences physiques et morales qui se lient à la navigation ; nul doute qu'elles ne constituent une ressource précieuse de perturbation morale : les spectacles imposants ou terribles qu'elle déroule, les tableaux mobiles de la vie du bord, les manœuvres hardies de l'art nautique, les succussions que le tangage et le roulis impriment au corps, la spécialité de l'atmosphère, du régime et de l'exercice, l'émotion sans fin qui domine les hôtes passagers de ces frêles édifices que la vapeur ou le vent pousse sur les abîmes, etc., voilà de quoi remuer l'âme, de quoi changer la direction des actes cérébraux et même celle des autres fonctions. On a attribué aux secousses de la navigation une influence favorable sur les maladies du foie et des canaux biliaires, sur les coliques hépatiques et rénales (1), etc. Celle qu'elle exerce sur les diarrhées chroniques et les dysentéries, déjà signalée par Desgenettes, ne peut plus être contestée depuis l'expérience que l'occupation de l'Afrique et la campagne d'Orient ont procurée aux médecins militaires. Combien de diarrhéiques, embarqués à Kamiesh , sont arrivés convalescents à Constantinople ! La Dobrudsa a suscité fatalement une expérience sur les cholériques qu'il a fallu ramener par mer à Varna; il m'a paru évident que la navigation avait exercé sur ces malheureux une double influence également décisive : elle a hâté l'amélioration des cas curables, elle a précipité le dénoûment funeste des cas très graves dès l'invasion. Des hommes embarqués dans un état fort sérieux à Baldchik, à Cavarna, etc. , sont descendus sur le port de Varna convalescents et n'ont pas tardé à guérir, sans que l'on pût attribuer ce résultat aux soins donnés pendant la traversée, soins si difficiles et forcément si incomplets !
Quant à la cause du mal de mer, Keraudren et Legrand l'attribuent aux secousses qu'éprouvent les viscères et qui tiraillent les nerfs du plexus solaire ; Darwin, au trouble de la vue par la succession rapide et continuelle des objets extérieurs, trouble qui s'étend à l'encéphale et réagit sur l'estomac ; Wollaston , au trouble cérébral ,
(1) Voyez Fonssagrives , Traité d'hygiène navale. Paris, 1856, p. 184. — Ch. Levêque, De la navigation considérée comme moyen thérapeutique (thèse). Montpellier, 18o3.
350 FIYGIÈNR PRIVÉE.
produit par la stase du sai)g au cerveau , cette stase résultant de» oscillations du sang dans les tubes vasculaires, analogues à celles du mercure qui s'élève dans le tube barométrique que l'on abaisse brusquement ; Maissiat, au mode d'installation des gaz abdominaux; Pellarin, à l'inlluence que les mouvements imprimés au corps exercent sur la marche circulatoire du sanji, les nausées et les vomissements étant les effets sympathiques do l'asthénie du cerveau qui n'est plus suffisamment excité par suite de la dimiimtion de la force du sang dans l'aorte ; Gilchrist, Sper, à la commotion i cérébrale produite par les oscillations du navire, le cerveau vi-brant avec plus ou moins de force et heurtant les parois de sai boîte inttexibleà cause de la vicieuse répartition du liquide sous-arachnoïdièn qui, déplacé par la force centrifuge, laisse quelque point du viscère exposé à des chocs (Fonssagrives), etc. Déjà Lar-rey (1) avait rapporté le mal de mer aux secousses dont les effets,, dit-il, se concentrent au cerveau, cette partie du corps la plus im-pressionnabie par sa masse, sa mollesse et son peu d'élasticité. L'explication la plus vraisemblable est celle qui réunit plusieurs de ces causes: trouble de la circulation, secousse des viscères,, certain degré de commotion cérébro-spinale, etc.