GESTA. — SOMMEIL
n'exige aucun eflortpoiirle maintien de l'équilibre et elle permet au corps de toucher par le plus grand nombre possible de points la surface sur laquelle il est étendu ; moins celte double condition est remplie, plus le sommeil est difficile. Les personnes à épaules effacées et à clavicules longues se couchent plus commodément sur le dos : attitude moins supportable à ceux qui ont les épaules rondes et les clavicules courtes. La position la plus commune est le décu- ;bitus latéral, particulièrement sur le côtédroit, les membres portés ien avant et à demi fléchis : on a dit que l'homme imite en cela les animaux qui se pelotonnent pour ne point disperser leur chaleur sur une grande surface ; mais il se place de cette manière même en ,été, sans doute parce que la demi-flexion met tous les muscles dans ) un état de relâchement moyen qui les repose tous, tandis que l'ex- : tension complète relâche seulement les muscles correspondant au sens de l'extension des articulations et distend les autres autant que possible. Le décubitus sur le côté droit facilite- 1- il le passage des aliments de l'estomac dans le duodénum? empèche-t-il que le foie contenu de toutes parts n'exerce, comme dans le décubitus à gauche, un tiraillement douloureux sur le diaphragme et une pres- ! sion incommode sur l'estomac ? On l'a nié; mais que l'on consulte les personnes obèses, à gros ventre, et le doute cessera. Le coucher dorsal sur un lit dur a l'inconvénient de provoquer des érections et de favoriser les pollutions nocturnes. Les individus pléthoriques, disposés aux congestions cérébrales, doivent avoir la tète plus élevée ; chez les vieillards, l'empire de la pesanteur sur la circulation se prononce, on sait avec quelle promptitude leurs poumons s'engouent par hypostase ; il en est de même des convalescents : affaiblis par des maladies très aiguës ou de longue durée : de là le précepte de ne point placer en déclivité les parties menacées de ces accumulations passives du sang.