‹ Traité d'hygiène publique et privée (volume 4)Chapitre 61 sur 163 · DES RACES · texte numérisé non relu

DES RACES

Les races sont, dans l'universalité du genre humain, ce que la constitution est dans l'individu ; elles expriment l'influence de l'hérédité déployée sur les masses, sur des groupes plus ou moins étendus. Nous n'avons point à discuter ici le nombre et les caractères des races humaines, ni à rechercher si elles représentent à travers les siècles autant d'espèces primitives, ou si elles ne sont que les variétés d'un type unique, lesquelles se perpétuent avec les modifications secondaires qu'elles ont acquises accidentellement ; ces questions sont du ressort de l'histoire naturelle. L'hygiène publique n'envisage les races que sous le rapport de leur force de réaction organique, dont la conuaissance expérimentale permet seule d'apprécier le mérite ou le désavantage des croisements entre des familles ou des populations d'origine différente. Malheureusement il ne nous est guère donné que d'énoncer le problème sans solution ; il se complique de toutes les considérations que l'on peut déduire relativement à la force organi(jue des races, de leurs mélanges, de leurs diversités de régime, d'hcibitudes, des climat, des migrations, etc. Essayons de poser, en guise de jalons, quelques indications qui ressortant de la structure, de l'état des fonctions, de la puissance musculaire, de la taille et de la durée de la vie dans les diiférentes portions de l'espèce humaine.

Page 1