‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégral (volume 2)Chapitre 73 sur 245 · Dérivées décos {marc sinx), pour x=^o. —Posons · texte numérisé non relu

Dérivées décos {marc sinx), pour x=^o. —Posons

M = cos(marcsin x),

on en déduit

du msin(marcsin3?)

rf^~ y/i— a;»

d^u — mx , , . , m'cos(marcsin^) -r— = , sm (/narcsmo;) p -v ?

dx^ (i ar»)v^i-:r' '^ ^ . ('-^')

et l'on en conclut

, . d'^u du

En différentiant/? fois cette équation, on obtient

, .^dP^^u dP+'u , .dPu dP-^'u dPu ,dPu

^'-''^d^^^''P''d^'^P^P-'^d^p'^''d^^'^Pd^^

ou, en faisant a? == o,

D'ailleurs, pour ic=o, on a m= i, -t-=o. Par conséquent l'équation précédente montre que toutes les dérivées d'ordre impair sont nulles. Quant à celles d'ordre pair, on les déduira successivement les unes des autres, puisque l'une quelconque d'entre elles se trouve liée à celle qui précède de deux rangs. On aura ainsi

L'étude de la fonction précédente a donné lieu à de graves difficultés que nous préviendrons en donnant, dès à présent, quelques explications sur le résultat précédent.

La fonction cos [m arc sin a?) estune fonction mal définie, et, sous un même signe.

elle représente en réalité plusieurs fonctions différentes dont le nombre peut même devenir infini. L'arc dont le sinus est x n'est pas unique en effet, et l'on sait au contraire qu'il en existe un nombre infini; en multipliant ces arcs par m (qui est quelconque), les produits auront en générai des cosinus différents, en nombre égal au double du dénominateur de m si m est commensurable, et en nombre infini si m est incommensurable.

Toutes ces fonctions différentes ont-elles les mêmes dérivées? Le résultat que nous venons d'obtenir semble décider la question, au moins pour la valeur particulière a? = o, et puisque nous n'avons trouvé qu'une seule valeur, on peut se croire en droit de conclure qu'il n'en existe qu'une. Ce serait là pourtant commettre une erreur grave. Le calcul précédent est fondé sur deux suppositions qui particularisent la fonction à laquelle il se rapporte. En premier lieu, après avoir posé

u = cos m (arc sin x) , nous en avons conclu

du sin m arc sin x

dx )/i — x'

admettant par conséquent que la dérivée de arc sin x est . '■ -> Or cela n'a

lieu (34) que si le cosinus de l'arc considéré est positif; dans le cas contraire on a

d arc sin x — i

dx "" v/i-.:r' ' et il aurait fallu écrire

du sin ( m arc sin ^]

d^u m :g sin (m arc sin j?) ^ cos (m arc sin :r)

dx'" [i^x')sJT:^' "^ (i-^')

d'où l'on aurait déduit

. . d'u du

équation identique à celle que l'on a obtenue en adoptant l'autre hypothèse, et qui conduirait de même à la relation

dp^^u , , . dPu d^^=^P-'^')d^p'

Mais, en second lieu, nous avons admis qu'en faisant a? = o, on au= i, ^ = o.

Cela n'est vrai que si l'on admet, pour x = o, arc sin a? = o, qui est la première valeur qui se présente, mais non pas la seule, car on a, pour 07 = 0, arcsina: = *7r,

k étant un nombre entier quelconque, et par suite

u = cos [m arc sin x) = cos mkn.

De même si ( j-) est nul, c'est en vertu de la même supposition, car en supposant arc sin a; = kn, on doit adopter, pour t-? Tune des valeurs suivantes,

du ,

-j- = — /nsinmArir,

du ,

-j— = msin mkn, ax

11 faut bien remarquer que la première convient au cas où k est pair, parce qu'alors cos kn est positif, et la seconde au cas où k est impair.

, ,„^J se rapporte donc seulement à la fonction

cosm(arcsina?) dans laquelle on prend pour arcsina? Tare qui s'annule pour j7 = o, et qui, devant varier d'une manière continue, est toujours le plus petit des arcs positifs ou négatifs, ayant a? pour sinus. Le cosinus de cet arc est toujours positif.

152. Si nous voulons maintenant rendre à la fonction u = cos (m arc sin x) toute sa généralité, il est facile de calculer l'expression générale de ses dérivées pour 0? = o. On a dans tous les cas

D'ailleurs, poura?=o, on a

u = cos (marc sino) = cos m/rw,

du , , , . N !. . I

T— = ±: m sin (marc sino) = it m sm wAtc,

et par conséquent on trouvera

.^—-^[^,)^^(m^) (m»-4)(m'-i6)...(/n»-4«^).cosm(/,)7r,

^^ ==p (-i)» (m»— I ) (m'— 9). ..[m'— (2/1— i)'] m sin m(/f) w ,

le signe — correspondant au cas où k est pair.

153. Dérivées de sin (m arc sin x)^ pour x = o. — Le calcul des dérivées de la fonction sin (m arc sin x) se fait de la même manière et donne lieu à une discussion

analogue. Posons

u = sin (marcsinar), on en conclut

du m cos ( m arc sin:r )

d^u mx cos fm arc sin x) w^sin (marcsinar)

le signe -i- du radical devant être adopté lorsque arc sin a? a un cosinus positif, et le signe — dans le cas contraire. On déduit de ces formules Téquation

d*u , ,s du ^

qui convient à tous les cas. En différentiant/^ fois cette équation qui ne diffère pas de celle qui a été trouvée plus haut, on trouvera encore, pour 07=0,

dP^'u . , , dru

D'ailleurs, poura; = o, on a

tt= sin (/Il arc sino) = sin/iiAr7r

et

-T- = ± m COS ( m arc sin o ) =;= ±1 /n cos m Ar w ,

le signe -h correspondant au cas où (cos arc sin a?) est positif, et par conséquent au cas où k est pair. D'après cela on trouvera aisément

^— ^ = («.i)/'m'(m'-4)...(m»— 4/?»)sin/n/rTr, , ,^, =±{^^y(m' — i)(m»— 5) — [m' — (2/>— i)»].mcosmA-ir,

k étant un nombre entier arbitraire, le signe + convenant dans la seconde formule, lorsque k est un nombre pair. Si Ton suppose arc sin 0 = 0, c'est-à-dire si arc sin a? est le plus petit arc, positif ou négatif, dont le sinus soit x, on aura k = o et par conséquent

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