‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégral (volume 5)Chapitre 158 sur 260 · Le développement de la fonction · texte numérisé non relu

Le développement de la fonction

f{x-^li, .r-H/r)

peut se représenter symboliquement sous la forme très-simple

en entendant que l'exponentielle e *** *" sera développée en série comme si l'exposant avait une valeur déterminée, et que, dans les différents termes qui résulteront de la multiplication par y, un produit tel que

-(i)'Ki)''

sera remplacé par

dxP dy-J

Si l'on pose A == Aa;etA= A/, et que A(j) désigne l'accroissement correspondant de «p, on aura symboliquement

et l'on en conclura ,^,

Cette formule a été donnée par Laplace ; elle est entièrement analogue à celle de Lagrange qui a été donnée (343).

Extension de la formule, de Lagrange aux fonctions de deux variables.

397. Soient u eiv deux fonctions des variables x etj, définies par les équations simultanées • *

" = rt 4-X(p(K, f),

v = b-iry-i((u, v).

Proposons-nous de développer une fonction donnée de a et de t» en série ordonnée suivant les puissances de xelAey, et leurs produits deux à deux. Soit z = Y{u,v) la fonction donnée, on a (392)

. r (d"z\ , d"z fd'z\ 1

ft pour connaître la série qui représente z, il faut calculer les valeurs que prennent les diverses dérivées de z par rapport aux variables a; et j, lorsqu'on)- suppose a; et / égaux à zéro. Pour cela nous ferons usage d'un artifice semblable h celui qui a été employé (311) dans le cas d'une fonction d'une seule variable, et qui consistera ici à exprimer les dérivées par rapport à a; et à j en fonction de dérivés par rapport aux variables a et b, dans lesquelles les hypothèses x = o,y = o pourront être introduites avant les opérations et reviendront simplement, comme le montrent les équations ( i ), à faire u=: a el v = b, en sorte que les différentiations s'effectueront ensuite sur des fonctions explicites.

En différentiant les équations (i) par rapport à x, puis par rapport à a, on a

du , , l di du da dv\

du , , l dfi du dm dv\

dv Idi/ du d'if dv\

dfx -^ \du dx Uvdx)

du /rff du dfdv\

du \du du dv da j

dv /</•} du d'if dv \

da ^' \ilu da dv da)

et la forme de ces équations montre, sans qu'il soit nécessaire de les résoudre, que

I, . , ,.., du du dv dv . , .

I on a entre les dérivées -7-» -7-» -7-' -7-' les relations

dx da dx da

du , , '/"

di="f^"''^Ta'

'* dv dv

Si donc z désigne une fonclion quelconque de u et de ç, on a

dz dz du dz dv

dx du dx dv dx '

dz dz du dz dv

da du da dv da

/o< dz dz

(3) . Tx=^^''^'^Ta

On démontrera de même la relation

, , , dz dz

Les équations (3) et (4) résolvent, pour les dérivées du premier ordre, le problème que nous avons énoncé; elles font connaître l'expression des dérivées par rapport à .r et àj en fonction des dérivées par rapport à a et à h\ si l'on y suppose x=o,y—o, elles donnent, en supposant s = F («, t») ,

dz\ ,dF{a,b)

,drJ~^''' d(>

Pour calculer les dérivées d'ordre supérieur, nous ferons usage des relations

qui ont lieu quelle que soit la fonction/(«, v). En effectuant, en effet, les différentiations indiquées dans la première de ces équations, elle devient

(^du dfdv\ du £u__ (dfdudfdvX du dHi

rl„ rl-r- "*" rl„ ri -^ ///, "'"-' ^ ' ' rlr,rl-r--' \ A„ rl^ """ //„ rir, ri ^ "'"-' ^ ' ' '' A -r- ri.

du dx dv dx j da "^ ' dadx \du da dv da) dx •' ^ ' ' dx da

L'e qui, en supprimant les termes communs, se réduit à

dv du du dv

dx da dx da

conséquence évidente des équations ( a ).

La seconde des équations ( 5) se vérifie de la même manière.

Nous pouvons maintenant transfornjer les dérivées de la forme -!^, %^- On a

dx" dy" d^z d f dz''

±± d ( dz\ d V dzl

dx' - dx \di) -d^\j^^ "• 'i-d^y

et par conséquent, d'après la formule (5),

rf'z d V dz'\ d V, dz-\

On en déduit

d d [ , .dzl d d [ , ^dz'\ d' T , , dzl d' T dzl

d'z d d dJ.

et l'on trouvera, en suivant la même marclie,

,(., d'z d"-' r , ^ dzl

dx" da'-' [J'^ ' ' da]

on aura de même

, , d-z d"-' r,, , dzl

Si dans ces formules on fait x = o, y = o, elles deviennent, en supposant toujours z = F(u, v).

. /d'z\ d-' [" ,, dFla,b)l /d"z\ </"-' r,, ,dF{a,b)l

Il reste à calculer les dérivées de la forme

dxi'djJ

On a

d'z d Idz

dx d}

d (dz\ d V , dzl d«{u,v)dz , d'

df{u, y) dz db dZ

par conséquent.

d<f(u, v) dz

d^[H, v) dz

i02 PREMIÈRE PARTIE. - CALCUL UIFPÉRENÏIEL.

! /'. se trouve ainsi exprimé en fonction de dérivées prises par rapport à a et à b,

et pour y supposer x — o,y = o, il suffit de remplacer, avant les différentiations, u par a, et v par h.

d" z Considérons actuellement la dérivée , , . • On a trouvé

dp z de-

dxP daf

11 faut prendre q fois la dérivée de cette expression par rapport à y. Or si l'on pose

et s, = F(z<,, v^ ), on aura, d'après ce qui précède,

dz, , ^ dz, ■

et comme, pour x=.o,u^ et (', deviennent, quel que soit y, égaux à m et à t^ et par suite ;, à s, on a •

/ \ l dfz\ de-' V l dz\ '

^"' [z^pjrd^'lyd^)}

l'indice zéro qui affecte les dérivées .^5 j— ^, se rapportant à la variable x que

l'on suppose égale à zéro. Les variables a; et j étant indépendantes, il est indifférent de faire l'hypothèse a? = o avant ou après la différentiation par rapport à 7, et pour

calculer ( j^^ ^ , j '< nous pouvons par conséquent différentier^ fois l'expression (10) par rapport à 7, et faire ensuite y = o. On a donc

<//■-' d'i r/rfz,

dxPdyij~ daP-' dyi Wdx

Les différentiations par rapport à a; et à j indiquées dans le second membre peuvent être interverties, pourvu que l'hypothèse x = o ne soit introduite que dans

le résultat final. Pour calculer en effet j^-^ et y faire ensuite x = o, y = o, il est

permis, comme on vient de le remarquer, de différentier par rapport à x et de faire ^ = o avant d'effectuer les différentiations par rapport à y. On a donc

d"z \ (//'-' (/ /diz,\ dxPdyiJo ~ daP-' dx \ dy^ ) '

xety devant être supposés nuls dans le second membre après les opérations effectuées.

En appliquant h la fonction :, les résultats généraux obtenus pour la fonction ;, on a

dyi

di-' ( ,, ^ ilzr\

Au lieu de différentier cette expression par rapport à a; et de faire dans le résultat a; = o,v = o, il est évidemment permis d'y supposer jk = o avant d'effectuer la dilTérentiation; mais si l'on pose

u., et l'j se confondant avec u, et i>, quand on suppose y = o, le pioduit

db

dz.

lorsqu'on y suppose j= o, peut être remplacé par -^» et l'on a enfin

\dxed)^ j t

dP-'' d di-

dzi

0 daP-' dx dbi-' \dx I daP-'dbi-' \dxd)

2, étant ce qui devient z lorsque u g\. v sont remplacés par les valeurs «.^ et v.^ définies par les équations ( la). Ces équations étant de même forme que la proposée,

. '".'se déduira de la formule (9), dans laquelle iffu, v) et (]>(«, v) seront respectivement remplacés par oiu, vf, <^{u, v^.

Démonstration fie Jacobi.

.'i98. Le résultat précédent obtenu pour la prcmii-rt' fois pai' l.aplacc a étc démontré par Jacobi par des ((msidéraliotis analo^^Mics à celles qui ont été exposées ^314). ■

La démonstration de Jacobi repose sur l'identitication de deux développements d'une même fonction. Celte identification, ainsi qu'on l'a déjà dit, n'est pas permise sans restriction et suppose des conditions à l'examen descpielles l'illustre auteur ne s'est pas appliqué. La démonstration (jue nous allons faire connaitre laisse doiu'. malgré sa grande élégance, beaucoup à désirer du coté de la rigueur.

Jacobi remarque d'abord (\\\Gf{x,y) ^i'(f<x,y) étant deux fonctions décret dej

tOi PREMIÈRE PARTIE. - CALCUL DIFFÉRENTIEL.

(léveloppablcs suivant les puissances positives ou négatives des variables, l'expression

df d^dfdj^ ^ ' Ux dy dy dx

([u'il a nommée (71) le déterminant du système des deux fonctions, ne contient

jamais dans son développement de terme en — On a, en effet,

xy

dldj^dldj^d l ill\__d l dj\^ dx dy dy dx dy \ dx) dx \ dyj'

Le développement du premier terme du second membre ne contient pas (314) de terme en -, celui du second terme ne contient pas de terme en -; aucun des deux

ne contient donc de terme en — f et il en est par conséquent de même de leur dif-

xy férence.

L'expression

, , dx dr dy dx

partage la même propriété, quels que soient les nombres /) et y, pourvu que l'un des deux au moins diffère de zéro.

Si l'on pose en effet

l'expression (2) est égale à

df, rfyi df, dtf, dx dy dy dx

et le théorème lui est évidemment applicable.

Lorsque q = o, la démonstration doit être modifiée, mais la conclusion subsiste. On a en effet

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