Expression de sina:. — On a trouvé
, , /. wi'— I . , (m'— i)(m' — q) . , \
Lorsque m est un nombre entier impair, le second membre de celle é(|ua!i()n esl «imposé d'iiii nombre fini de termes, else réduitii un polynonie de degré /« (»rdoniié
il i PREMIÈRE PARTIE. - CALCUL DIFFÉRENTIEL.
suivant les puissances de sina;. La formule peut dans ce cas être démontrée plus direc-
temcntet déduite des formules fondamentales qui expriment sin(a + b) et cos(a-i-è)
et permettent, comme on sait, de former les sinus et cosinus des multiples d'un arc
en éliminant, dans le cas actuel, les puissances du cosinus qui sont toutes de degré
pair.
Cette démonstration a l'avantage de s'appliquer aux valeurs imaginaires comme aux valeurs réelles de l'arc x.
En supposant /n entier et impair, le second membre de l'équation \ ) étant un polynôme de degré m, peut se décomposer en facteurs du premier degré qui correspondent aux racines de l'équation siinmx = o, dans laquelle on considère ûnx comme inconnu. Toutes ces racines sont réelles, comme on sait, et égales à o,
w' "m'"' ~^ ' ^" ^' P*'" conséquent, en désignant par C
une constante indépendante de x,
sin7Hx = Csinar (sin^.r — sin' — ) ( siii'.r — siii'— )■••( siii'j:^ — sin^ "^ ' —\ ,
ou, ce qui revient au même, en posant
LSIIV — -SllH Slll^ — = — I C
smm;c:=L sm^ / i
Dans cette formule, m désigne un nombre entier impair et x un arc quelconque réel ou imaginaire.
Si l'on suppose x infiniment petit, le premier membre peut être remplacé par mx et le second par C'a;; C est donc égal à m, et la formule devient
Posons mx=^z, et supposons que, z restant invariable, m augmente indéfiniment; le second membre deviendra un produit d'un nombre infini de facteurs. Cherchons son expression limite.
Lorsque m augmente, 07, égala — > est infiniment petit ; sina; peut donc être rem-
placé par — , et m&ia a; par z. L'un quelconque des facteurs
siii-x
sm- —
peut, par la même raison, être remplacé par la valeur limite,
Ici:' ICtc''
m' l'équation (2) devient donc, à la limite,
(3) sin.^z (. -i;) (' -4^) •• • (; - I^)---'
mais il est indispensable de compléter la démonstration, qui n'est pas rigoureuse. Il est bien vrai, en effet, que dans le second membre de la formule {2) un facteur de rang déterminé k, s'approche autant qu'on veut de la limite que nous lui avons assignée; mais, pour chaque valeur de m, le produit contient des facteurs pour
lesquels la substitution n'est pas permise, car lorsque A est comparable a m, — nVst
j)as très-petit et le raisonnement n'est plus applicable. Les deux produits
qui tendent à se confondre dans leurs premiers facteurs, cessent donc de s'accorder pour ceux dont le rang est comparable au nombre m. Il faut prouver que cependant ils ont même limite. Il suffira pour cela d'établir qu'en prenant dans cJiaque produit un nombre suffisamment grand, mais fini, de facteurs, les produits de ceux qui restent dift^èrent, dans l'un et dans l'autre, aussi peu qu'on le voudra de l'unité, car alors, ces facteurs n'ayant pas d'influence sur le résultat limite, il importe peu évidemment que l'on puisse ou non les substituer individuellement les uns aux autres.
Pour que celte double condition soit 1 emplie, il suffit évidemment que les produits (4) et (5) soient l'un et l'autre convergents et pour cela (403) que dans les séries
sin'x
sin' X
sm' — m
SUl'
les parties réelles et les coefficients de \ — 1 foi ment des séries ( (unni^cnic^- indé-
pendamment des signes de leurs termes. Or ces séries peuvent s'écrire
m^sin'xl m' x m' i m'
sin- — sin' — ^sin'^ m /» w
Les facteurs placés hors de la parenthèse qui seuls contiennent \ — t, n'influent évidemment pas sur la convergence des séries à examiner, et tout se réduit à prouver que les séries à termes positifs placées dans les parenthèses sont convergentes; cela a lieu évidemment pour la première, et l'on s'assurera qu'il en est de même de
la seconde en remarquant que le rapport d'un arc moindre que - à son sinus, est
moindre que -> et que par conséquent les termes de la seconde série sont moindres que ceux de la suite convergente
Les deux produits (4) et (5) sont donc convergents, et cela, comme nous l'avons dit, permet d'affirmer qu'ils ont même limite.
On a donc enfin, pour toute valeur réelle ou imaginaire de œ.
sin x= X 1 I