Appliquons la formule précédente à la recherche tle
dx'"
dont l'expression, remarquable par sa simplicité, a été donnée et utilisée par Jacobi. La formule précédente appliquée à ce cas donne immédiatement *
c'est-à-dire
rf'"-'(i— xM 2 , , 1.3.5. . .am-
JB — I
dx'"~' ' ' m
- mx'"-' \J \ —x''
+ »t(m-i)(m-2)(m-3)(m-4) ^,„, < JTZrzr.Y \ ^ 1.2.3.4.5 ^^ x)...y
Si l'on pose x = cosa, cette expression devient, en vertu d'une formule connue de trigonométrie, qui sera d'ailleurs démontrée dans un prochain chapitre,
— I r-' • sm mu .
i,lVRE PRESnER. ^ ÉTUDE DES DIFFÉRENTIELLES ET qES DÉRIVÉES. 1 13
Oïl H lioiu-, en posant x = cosu,.
t/"'-' (l — JtM'" 2 , I .3.5...2/H— 1 .
^ = ( — I j"-' sin mil.
ax"~' '• m
144, Dérivées de arc tang X. — On A
rfarctangx i
rfx I -h x-
(l'arclangx ^ i.x • .
dx' .^ {i-+-x'Y il' arc laiig X 6x' — 9.
dx' (i -\-x^]-
il est facile de continuer les opérations, inaià les résultats se compliquent de plus en plus, et la loi générale n'apparaît pas d'elle-même. Pour la découvrir, remarquons qu'en posant '
Il = arclango:,
on :i
du __ dx I
lin fn conclut
-^.■^- — (■-•^•■•")(-')"|(,^^-r-(.^z:7rJ-
Kn réduisant au même dénominateur les deux fractions qui sont dans la parcnllièSe, on verra les imaginaires disparaître et l'expression de la dérivée prendra une forme réelle. . . •
On obtient un résultat élégant en posant
on a alor>
ces/ = sm u =
sm r = ces u == ■ )
V • + •^' X -^ V'— I = ^T+lc' [cosx-i- v'— ' sin/]» X— v'— 1.= V' + -!»'[cos/— v^— I sin r].
mais le théorème de Moivre donne, pour toute valeur positive ou négative de w.
(cosx + ^^1 sin x)"' = coamx -+■ ^—i sin mx , (çosx — ^ — I sin x)" = cosmx — V— i sinw.!f.
Par conséquent,
et comme on a d'ailleurs
= sin"-*-' r,
il en résulte
^3;:;- = 1 . 2 . 3 ... M ( — I )"•+■' sin"-*-' j sin ( n + i ) j.
dx' 145. Dérivées de arc sin x. — On a
</arcsinjr i
dx J
V' 1 — X'' et par conséquent
</"+' arcsiii.r r/" ( I — x) ^(i + jr)
et d'après la formule générale (139)
d'-^'uvc sin jr i .3.
a« — I i+x (2»— i) (2« — 3) \H-xj
n n — ill« — 2 1.3.5. — ï
Il sera utile de remarquer que les coefficients des puissances de - — - dans la
parenthèse sont tous moindres que l'unité. Le rapport du coefficient de ( -
à celui de ( '-] est en effet
izp -t- 1) (n — p) ^ p-h I (2«. -2/> — i) (/>^-I) ~ ^ I
Or ce rapport est moindre que l'unité lorsque l'on a n ~p > p + i, c'est-à-diie n > a/? + 1 , et il est au contraire plus grand que l'unité lorsque l'on a n < 3/» -1- 1 .
Les coefficients vont donc en diminuant depuis le premier jusqu'au coefficient minimum, et ils augmentent ensuite depuis celui-là jusqu'au dernier. Les coefficients extrêmes, qui sont l'un et l'autre égaux à l'unité, sont par conséquent plus grands que tous les autres.
f^aleur numérique de queUjues dérivées lorsque l'on suppose la variable
nulle.
146. On a souvent besoin de calculer ce que devient une dérivée pour une valeur numérique attribuée à la variable, et particulièrement lorsque, après l'opération, on suppose celle-ci égale à zéro. Les questions de ce genre se résolvent quelquefois à l'aide d'artifices particuliers, dont nous allons donner quelques exemples.
Dérivées de arc tang x, pour a; =: o. — Il n'est pas nécessaire de recourir à l'expression générale de la dérivée pour déterminer la valeur qu'elle prend lorsqu'on y suppose x=^ o.
On a, en effet, et posant u = arc tang x ,
du I
dx i.-\- x'' d'u 2.x
dx' (H-^^)'
et par conséquent
, ,, d^u du
En différentiant celte équation {n—i} fois, et faisant pour cela usage du théorème connu (139^, on en déduit
('+^') ^t:::^ -+- ^ ("-') ^ jx:;: + («-•)(«- 3
et en supposant x = o,
on en déduit, si « + i est impair, et en remarquant que i-jz) = '»
Si n + I est pair, en remarquant que ( -p; ) = o. «« déduit de la même équation
[d^-'jr"-