‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégralChapitre 318 sur 404 · LIVRE SECOND. - APPLICATIONS ET DÉVELOPPEMENTS. S · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. - APPLICATIONS ET DÉVELOPPEMENTS. S

Nous démontrerons d'abord le tliéorème suivant, sur lequel M. Roucbé, profitant habilement des belles recbercbes de Cauchy sur le même sujet, a fondé une démonstration très-simple et très-nette de la formule do Lagrange.

Si la constante a est telle, que, pour toute valeur de z dont le modtde est égal à r,

la fonction

ait un module moindre que l'unité, et que de plus © ix -f- z) soit finie et bien déterminée pour les valeurs de z dont le module est inférieur à r, V équation ( 1 6 ) , oii Von considère z comme inconnue, aura une racine, et une seule, de module inférieur à r.

Soient en effet Zf, z^, z^ les racines égales ou inégales dont le module est

inférieur à r, on aura ^537)

z —X^ix -h Z) = (Z—Z,){Z— Si). . . (z— z„)'^(z).

^(z) étant une fonction bien déterminée et finie et qui ne s'annule pas pour les valeurs de z dont le module est moindre que r. On déduit de là

l<\i[z) — l[z — z,)'hl{z — z,)^-...+ I(z — z„)—lz,

et en différentiant

Attribuons à z l'une quelconque des valeurs dont le module est r, ayant par hypothèse un module moindre que l'unité, / i — ^^-^ est dév(

loppable en série ordonnée suivant les puissances croissantes de

ix<fi(x + z)

et

comme <p(x-hz) a été supposé fini et continu pour les valeurs de z dont le module est moindre que r, il est lui-même développable en série ordonnée suivant les puissances de z, et par conséquent

/ r, «9(^Jii)l

donnera une série ordonnée suivant les puissances entières, positives ou négatives de z.

^{z) étant aussi fini et bien déterminé pour les valeurs de z dont le module est inférieur à r, l^{z) est développable (531) en série ordonnée suivant les puissances entières et positives de z, la fonction dont la dérivée forme le premier .membre de (ig) étant développable en série ordonnée suivant les puissances de z,

sa dérivée ne contient pas de terme en -> et le coefficient de - dans le développement du second membre doit par conséquent être aussi égal à zéro; maisz,, z^,..., z,„ ayant par hypotbèse des modules inférieurs à celui de z, les fractions qui figurent dans le second membre sont développables en séries convergentes, et l'on a

zt z z' z"

Le coefficient de - dans le second membre est donc égal à m— i, et, puiqu'il est

nul, on doit avoir

544. Les conditions du théorème précédent étant supposées satisfaites, si l'on désigne par z, la racine unique de l'équation (i6) dont le module est inférieur à r, et par Y[xArz) une fonction bien déterminée, finie et continue pour les valeurs de z dont le module ne surpasse pas r, F(a; + z,) sera développable en série convergente par la formule

(20) Y[x-\-z,) = Y[x) + - W [X] ts){x) + -^ -r- [F'0)(p(ar)]'H

Puisqu'il n'existe qu'une seule racine z, de module inférieur à r, l'équation (18) du numéro précédent devient en effet

d'oii, en multipliant par Y'ix-^z),

Si nous donnons à z le module r, les deux membres seront développables en série ordonnée suivant les puissances de z. Calculons les coefficients de - pour égaler leurs valeurs.

Page 1