‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégralChapitre 342 sur 404 · THÉORÈMES RELATIFS A L'ADDITION DES INTÉGRALES · texte numérisé non relu

THÉORÈMES RELATIFS A L'ADDITION DES INTÉGRALES

Remarque relative à la théorie des sinus. 580. Considérons la fonction u définie par l'équation

Jo V • — ^^

équivalente évidemment à

M = arcsina:', x^= sinH.

En adoptant l'équation (i) comme définition de sinu, on peut en déduire aisément la propriété fondamentale qui exprime le sinus de la somme des deux arcs.

Pour exprimer, en eflet, que la somme de deux arcs dont les sinus sont x et y est constante, il faut écrire

dx

dy

on en déduit

(3) dx^\ — x''-\-dy\j\ — a;' = o,

et, en intégrant par parties,

(4) x<^\—y''+\ -==^ dy -^ y \J i — X'' + l ^^ dx = const.

c'est-à-dire, en ayant égard à l'équation (3),

X \J i — y'' -{- y\l i — x'' = const.

Si donc on nomme m et ^' les arcs dont a? et v sont les sinus et a leur somme supposée constante, l'équation

équivaut à

(6) X \J i—x^ -h y<fi^x^=^ consv.,

c'est-à-dire à

(■j) sinwy/i — sin'c + sine y'i — sin'w = consl.

Mais en faisant ^^ = o, l'équation (5) donne u=a, et cette double hypothèse introduite dans l'équation (7) montre que la constante qui forme îl second membre est égale à sina, c'est-à-dire à sin(M -f- v), et l'on a enfin

sin (m + ç») =r sin m y/i — sin'f -1- sinv y' i — sin';/. Étude de l'équation '

581. On peut pressentir, d'après ce qui précède, l'importance attachée par les géomètres à l'intégration de l'équation

,r.^ dx dr

qui conduit à la formule fondamentale de la théorie des fonctions elliptiques, de la même manière absolument que l'intégration de l'équiation (2) peut conduire à la formule fondamentale de la trigonométrie. Fagnano a remarqué que de la relation

on déduit

dx dy

et l'on a ainsi une solution de l'équation

dx dr

VI — x' y/l — y'

Euler fut naturellement conduit à se demander s'il en existe d'autres; la solution évidente x ^ — j se présente tout d'abord; mais la plus générale doit contenir une constante arbitraire, si l'on pose en effet

(lo)

dx

L'équation (gj exprime que la somme Y{x) -\- F(j) est égale à une constante indéterminée qui doit figurer évidemment dans l'équation équivalente qui lie x A y. Après quelques tâtonnements et en essayant de généraliser les solutions connues, Euler a obtenu la relation suivante

x''-\-y' -¥- c'x''y'::^ (^ — 7.xy \J l — &,

qui entraîne, quelle que soit la constante c, la relation (9). La vérification est facile et n'offrirait aujourd'hui aucun intérêt.

Euler, par une devination plus remarquable encore, a trouvé la relation algébrique équivalente à l'équation plus générale

dx

dy

^m -h nx'-\- px' \jin -1- ny^-\- py'

à laquelle on peut ramener, par les transformations indiquées (67), la relation plus composée

dy

)/A -t- Bx -+- Cr'-t- D^^H- Ex> y'A + Bj-t- Cj'+ D/'-l- E/'

Un grand nombre de méthodes ont été proposées depuis pour atteindre le même but, et l'importance du- sujet nous engage à indiquer quelques-unes des plus importantes.

Méthode de Lagrange.

Page 1