‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégralChapitre 351 sur 404 · I. Cfilc. in!. n · texte numérisé non relu

I. Cfilc. in!. n

tre précédent, équivaut à des formules analogues relatives aux trois fonctions qui nous occupent, et qui jouent dans leur théorie un rôle non moins important. Soient © et ij> deux angles quelconques. Posons

( i}/ = am V, et .

(6) [j.=:am{u-\- v), c'est-à-dire, supposons que l'on ait

(7) r ^y +r^ ^9 __(' dj

Jo v^i — /('sin^9 Jo v^i — /f'sin^tp Jo v'' ~ ^''^sin'ep

Si l'on suppose que (jl, et par conséquent la somme u -\- v soit constante, on aura, en différentiant,

d'où résulte (584)

(g) cosf/. = coscp 0,05'^ — sincp sintl; v'' "~ /f'sin'p.;

le triangle sphérique dont les côtés sont y, ^ et y. donne de même

I COS9 = cos|:/.cos4' H- sinp. sinij; y/i — A^sin'çp,

cosij/ = cos/xcosç ■+- sinfisinep \/i — /c^sin'ij; >

et d'après les équations (5) (6), ces équations peuvent s'écrire

' COSflm(M + v)z= cosamu cosamv — sinainu sinamc Aam{ie + v), (11) } cosamu = cosani [u -h v) cosamv + sinam{u ■+- v)s\namv Anmu, \ cosam V = cosam{u -+- v) cosamu •+- s'inam [u + v) s'inamu Aamv.

Les deux dernières donnent

cos'amf — cos'amM

sinam(M+ v)

sinamu cosamv Aamv — sin amv cosamu Aamu que l'on peut écrire

{sin' amu — sin'amv) {sinamu cosamv Aamv -h s'mamv cosamu A amu)

sinamlu -\-v]

sin^amu cos^amv A'amv — sin^amc cos' am u A'' am u

le dénominateur est, on s'en assure aisément, identiquement égal au produit

{sin'awM — sin'amv){i — k'sin'amusin'amv),

et l'on a, par conséquent,

s'in am u cos amv Aamv -h sinanivcosamuAamu

(12) sïnam{u + v)=^

I — k^ s'm' am u sin' am V

Cette relation pourrait d'ailleurs se déduire immédiatement de l'intégrale donnée (583).

Les deux dernières équations (11) donnent aussi

s'mamu cosamiiAamv — slnamvcosamvAantu

cosam [u-i- v)=: -. . ^ 7 ;

smamucosamv Aamv — sinamv cos amuAamu

et emnultipliant le numérateur et le dénominateur de cette fraction par la somme des termes dont la différence forme le dénominateur, et supprimant ensuite le facteur sin- amu — s'in^ amv commun aux deux termes, on a

, -, , , cosamucosamv — s'mamuslnamv AamuAann>

{i3) cosam! u+ v)^= -, — -. -, •

I — k'sm'amusm^amv

La première des équations (i i) donne enfin

sio am u sin amvAam{u -+-(/) = cosamu cosamv — cosam{u + v),

et en substituant à cos am[u -h ç) sa valeur fournie par l'équation (i3), on trouve

Aamu Aamv — k''s\namu sin^mc cosama cosamf

(i4) Aam{u

1 — Ar'sin'amw sin'amv

Généralité des formules .

594. Les équations (12), (i3), (i4) sont les formules fondamentales de la théorie des fonctions elliptiques, elles sont démontrées seulement pour des valeurs des variables, qui, d'après la formule de définition, doivent être réelles, et ne pas dépasser certaines limites imposées par la considération du triangle sphérique, dont les côtés sont ç, <^ et [i. Les trois formules néanmoins s'appliquent à tous les cas; mais, pour le démontrer, il est nécessaire d'étendre et de préciser les définitions données au commencement de ce chapitre.

Reprenons l'équation

/o Vi — A-'sin'ç

qui lorsque 9 es( réel et positif, k étant moindre que Tunité, ne présente aucune

ambiguïté. On en conclut

du i I

et, par conséquent, 9 étant égal à amu.

dam u .

du

On en déduit

, . dsinainu dainu .

i5) i = rosrtw u — ; =: cosawz« Ham u,

du du

, ^, dcosamu . dama . .

•s\namu — 3 — = — sxnamu charnu,

du du

A amu d

du du

, dAamu d , ,—-. ,, .

(17) — -, =z -r- ^/i — h' snVamu=z— it^s\namu CQsnmu.

Ces trois formules, considérées comme toujours exactes, seront prises pour équations de définition dans les cas où les définitions précédentes laisseraient subsister un doute sur la valeur précise des radicaux qui y figurent, et elles permetlent de démontrer, pour tous les cas, les équations (12), (i3) et (i4)-

Posons, en effet,

sinamucosamvAamv -hsinamv cosamuAamn '~ I — k'sin'amusiiï'amv

nous trouverons, en représentant le dénominateur par D,

dR cosamuAaniucosamvAamv — H[namv^'ir\am,uA'am.u —k's\nam.vcos'amusinamu

dû ~~ D ''

2 [sinamu cosamv Aamv -j-smamycosamu Aamu)k''s'm^amvs\namucosamuAamu

Cette expression de .- est symétrique par rapport aux lettres u et v. On s'en

assure en la multipliant par D% qui est symétrique, supprimant les ternies dont la symétrie est évidente, et constatant que la somme de ceux qui restent est égale à

— s'inamu s'in am i' { à' am 11 A- ami' ■+■ /i^cos'rt/«H cosV//«f ).

On a, par conséquent,

du dv On en conclut

r/R = -7— du 4- -, - dv = ->- ( dn -h- dv). du r/c du '

7— ne peut être identiquement nul, car -,; le serait aussi, et R ne contiendrait ni u ni i'. La condition nécessaire et suffisante pour que rfR soit nul, est donc

du -+ dv =:0,

c'est-à-dire

consl.

La fonction R et la somme u-\- v sont par conséquent constantes ensemble et variables ensemble, et R est une fonction de u-\-v, mais pour (^ = o, R se réduit à sinawu et l'on a, par conséquent,

R = slnrt/»(a + v).

Les formules (i3) et (i4) se démontreraient de la même manière.

595. On peut en déduire un grand nombre d'autres, dont l'usage est très-fréquent, nous citerons seulement quelques-unes des plus élégantes, qui peuvent d'ailleurs se vérifier immédiatement. On a

sinrtma?* :

2 %\x\aniu cosamu Aamu

CCS am 2 « =

A am2 u =

/f'sin'a/ntf

cos=

atnu

am u A'

am u

- k^ sin

*ainu

£^''amu -

- /f'sin

'ainucos''amu

I — h' sin' amu

2 smam >- cosam i Aam -

(21) smamp + s'mamq :

I — A' sin'rtm ^- — "- sin' «m ^ — *

(22) cos a/n ;?+ CCS «m (/ =

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