Considérons comme exemple la différentielle
dx
et posons^ pour la transformer,
Il faut que le produit -
(4o)- {a + by'— x){a + l>f^+y){a + bf^- — hy)[n + bf^ + hr)
contienne deux facteurs doubles. Si de plus on veut avoir une transformée de la forme
il faut que le produit (4o) soit de la forme
T'(.-r-)(.-/r"j'), T désignant un polynôme du second degré en y. Si nous posons
ï = r( I 4- my){ I + «r ),
on devra avoir
/« + />/' — r = «(i—j)(i — /('r). ] n+by'-+-y=a{\+y){i-^h'y), i a + by''— /ty= n{] + nty)'-, a + by'^ + hy = «( i + ny ^.
Le changement dej en — y changeant l'un dans l'autre les premiers membres des deux dernières équations, on doit avoir m — ~ n\ les quatre équations (42) se réduisent alors à deux
f a + by''— /ir = rt(i + myy.
Onconclutde la première, en faisant r = r, et remarquant que le produit des
racines du premier membre est ?)
/ rt + è = I , (44) U__ ■ '
c'est-à-dire
d'après la seconde des équations (4^). le trinôme a -+- by- — ky doit être un carré parfait- On en conclut
(46) et
la racine
'- est égale à \/t' c'est-à-dire à \/ pi et l'on tro
dx^ (A'+ \)dy
v'(i — .r')(i— /r^.r^) V'(, jv)(, /,"j')
et comme 7 et a? s'annulent en même temps
uve
r' dx
Jo s/h — x')li-
^o Mil — :
dy
\l(\ — x^){\ — k'x') Jo \j'{i—r'){i — /('y)
les modules k eXk' étant liés par l'équation (47) identique à celle obtenue (652).
Théorie d' ^bel.
660. Abel a rattaché très-ingénieusement la théorie de la transformation au principe de la double périodicité, en montrant qu'on en peut déduire, à priori, en quelque sorte, la connaissance des cas dans lesquels elle est possible, la forme des équations qui y conduisent et, en suivant jusqu'au bout les conséquences des principes, la formation complète des équations elles-mêmes.
Considérons l'équation
Au -+- A, .r -t- . . . H- k.^x'^ V
"Bo + B, jr -4^ . . . -h B,, a::^ Q
OÙ les polynômes P et Q sont supposés premiers entre eux, A^^ et B,;. n'étant pas tous deux égaux à zéro, nous dirons que la transformation exprimée par l'équation (49) «'st de degré jl;.. •
A chaque valeur de a-, d'après la relation (49). correspond une valeur de y, mais à chaque valeur dey correspondent p. valeurs de a; généralement inégales. Soient ^r,, et xj deux quelconques de ces racines, elles doivent toutes deux satisfaire à l'équation
dy'' z'dx''
' °^ • (i — j-^)(i — ?7pj ~ [i~x')[i — /('xM'
et l'on a par conséquent
sl{i — xf.){i — J?x!. ) ■ sj{ï — x'!:.){i — h'x^ Si donc on pose
et par conséquent
on aura aussi
Xc = sin «m u ( mod . h dXc
du
sl{i — xl]{\ —If'x?)
rh dxe' ^{i - xl.]{i - k^l^)
Xc' ;= sin om ( a ± h ),
du =
et par conséquent
a étant une constante.
On peut écrire simplement
Xc' = sin «/;? (ii -i- a ),
car si l'on prenait
Xci=: sin nm {a. — «j, on pourrait écrire
Xc'=^ sinrtw(2&) — a -)- m) =r sinrtm(« + a'),
a' étant une constante égale à 20) — a.
On voit donc qu'en exprimant L'une quelconque des valeurs de œ par la formule
X =^ sin ainu,
toutes les autres seront de la forme
s\n am{ Il + a),
l'argument M étant bien entendu une fonction de y, et a conservant pour chaque racine une valeur constante qui n'en dépend pas.
On aura par conséquent, quel que soit /,
^•=: \\i{s\namu):= i|/[sinam(» H- a)], et par conséquent
ii{sinrt»i») = <\i[s\nani{u H- «)].
Cette équation étant satisfaite quel que soit ii, on peut y changer u en m + a, en u -h 2Q(, — On aura donc
^(sinaniii) =. <]i s\nain[u -+- x) — <lfi[s\nain{ii -+- aa)] = . .= d/[sin«w(f« -j- px)],
et, par suite, quel que soit le nombre entier/;,
f]/{sïnamn)=: J;[sinrt/)i{« + px)].
Les racines de l'équation
étant en nombre fini, il faut nécessairement que pour une certaine valeur h du nombre /j, on ait
sinrtn((K + /(a) = sin «/?<«,
cette équation devant avoir lieu quel que soit u, hy. est une période (597)
et l'on a par conséquent
4in(,)-h 2.n(a' \/ — i
Si II est le plus petit nombre entier pour lequel cette condition soit remplie, un aura pour clia(|ue valeur de r, h valeurs distinctes de x
X, = si ne/m H,
Xj =: sin ain [u -h x),
xi, = sin am ( « -f- ( A — i /x .
Si le nombre h est égal à ;/, l'équation )== |(.t) n'a pas d'autres racines. Si au contraire h est moindre que a, on pourra prendre une racine .i-\ distincte des précédentes, et si l'on pose
x\ 1^ sin ri/» II' ,
on aura les nouvelles racines
*'j : : siuiini(n' + x], x. =: sin nm ( u' -h 'ix),
x'f^ = sinnni^u' +- [h — i)a'.
an DEUXIÈME PARTIE. - CALCUL INTÉGRAL.
Ces A racines sont distinctes des précédentes, car si l'on avait
sinani(u' -\- q' a.)^^ ^\nam{u -+■ qac),
on en déduirait, en négligeant les multiples des périodes,
u' s'obtiendrait donc en ajoutant à u un multiple de a, et sinamz/ ferait partie du premier groupe.
Si ih est égal à /j., on a trouvé toutes les racines; sinon on formera un troisième groupe de h racines, puis un quatrième, etc., et l'on "voit que h doit être un diviseur de [j..
661. Nous ferons connaître suffisamment l'esprit de la méthode, en nous bornant à examiner le cas où l'on a h — fx, en supposant en outre que p. soit un nombre impair 2n + i.
L'équation
a dans ce cas pour racines
x,=zs\namii, .Tj = sina/H^« + aj, . . , x^ = sina/7i[?< -i- ( u — i)»], où
Cette équation peut s'écrire (5o) (A^ — %x)x^-\- . .+ A.- B„j=o.
Le produit des racines est
A, — -Bq y
AD ,, — Xi XiXi- . . X^.
On en déduit pour v une expression de la forme ^„ ^ n'+ ax.Xi. . .X.,