‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégralChapitre 72 sur 404 · z^ == -^ + A log ^-^ H- B log ^ V · texte numérisé non relu

z^ == -^ + A log ^-^ H- B log ^ V

—^ lorsqu'elle est exprimable explicitement.

122. Abel a cherché, dans un Mémoire fort élégant, dans quel cas l'intégrale peut se réduire à un seul terme. On a alors

P rf.r a -t- p v'R

j VR «-(3v/R

a, p et R étant, de même que P, des fonctions entières de x. Posons

z — log ^-^ :

on a

dz — ^f±^Nj \ da.-d{i^sP^) ~ a + (3/R «-(ây/R

ou

. (« - e y/ Rj [rfg + 6^((3 vTR)] - (a + (3 yAR) [(/« - rf ((3 yl)] ^~' «'-(3»R '

c'est-à-dire

, 2a</((3VR) — 2(3^1 (/« — a^ - (3' R

inS DEUXIEME PARTIE. - CALCUL INTÉGRAL.

Or

donc

et en faisant

d{py/R)=^Kd^ + ^^j.,

. «(3rfR + 2(arf|3- j3rf«)R.

az — ;=- — •

on aura

dz = ,__ .

Ny/R

log '^

Mdx az =

et par conséquent l'équation

rvdx J VR ""°a-Pv'R

est satisfaite si l'on prend P = rr-

En différentiant l'équation

on obtient

d'S = 2ocdoc^2^d^R-^'dR,

et, en multipliant par a,

«rfN = 2a^rf« — 2a[3fl(i3R— ajâ^rfR,

et, en remettant pour oc* sa valeur N + |3'-R,

«rfN;=:2N(/«4-2p2c?aR-2a(3rf{3R-a|3»rfR,

et, d'après l'équation qui définit M,

ou

SM= 2N j a j— '

OU

M I / rfa rfN

^7- I a -1 et

N fi \ dx Ndxf

et, si l'on veut que j^soit une fonction entière P,

V. -rr-j- doit donc être une fonction entière de œ. En faisant

N = (.r + rt)'"(x + «,)"''.. .f^ + rt,,)"",

on aura

îidx X + a X + a, ' ' ' x + a„

donc

X + a X -k- Ui

doit être une fonction entière, ce qui ne peut avoir lieu, à moins que le produit

{x + a) {x + a^) . . .[x -\- a„) ne soit facteur de a, et l'on peut écrire

oi:={x + a)(x -\- ai). . .[x + an)a.i,

où a, est une fonction entière.

Or

donc

(.r -+- a)'" (x + «,)'"'. . .{x +a„)"'' = 3i.'\{x-\- aY{x + ai]\ . .(x + a„)^ — {3^R,

comme R n'a pas de facteurs de la forme [x ■+■ a)* et que l'on peut toujours supposer que Cf. et jS n'aient pas de facteur commun, il est clair que

R = { « H- rt ) ( a: 4- a, ) • • • ( •«' H- «« ) Ri .

OÙ R, est une fonction entière, et N est par conséquent facteur de R. En substituant les expressions de a et de R, dans les équations qui définissent M et N, on aura

«;N-i3'R,=:i, M „rfR (dp adoc\^ ,,

La première de ces équations déterminera la forme des fonctions a,, ]S, N etR,, et celles-ci étant déterminées, la seconde donnera enfin la fonction P.

La résolution de l'équation

afN-(3'R, = i,

où a,, |3, R| et N sont quatre polynômes inconnus, est un problème d'analyse indéterminée algébrique fort élégamment résolu par Abel, et pour la solution duquel nous renverrons à son Mémoire.

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