‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 100 sur 260 · Pliysiologische Chemie. Berlin, 1878, p. 18G · texte numérisé non relu

Pliysiologische Chemie. Berlin, 1878, p. 18G

ROLE niYSIOLOGIQUE DE LA SALIVE. 171

al)Sorp(ion dans les premières voies et une nouvelle élimination par la salive; et cette circulation de Liodure de potassium pourrait durer longtemps si une portion de ce sel n’était incessamment et définitivement éliminée par les urines. En tout cas, ces faits expliquent pourquoi l’iodurc de potassium, si soluble, peut se maintenir pendant quelque temps dans l’économie.

La salive ne renferme qu’une très petite quantité de phosphates et à peine des traces de sulfates; mais elle contient une petite quantité de carbonate de chaux. Berzelius admettait que sa réaction alcaline est due à la présence d'une trace do potasse, de soude et de chaux, combinée à la matière organique. 11 se peut, en effet, que ces hases saturent une portion de la matière albuminoïde contenue dans la salive (page 161). En tout cas, ces combinaisons alcalines sont détruites par l’incinération, et les hases qu'elles renferment se retrouvent dans les cendres, à l'état de carbonates et sont saturées, en partie, par l'acide sulfurique provenant du soufre de la matière albuminoïde. On a aussi admis l'existence, dans la salive, d'une petite quantité du sel de potassium d'un acide gras assez peu volatil, tel que l'acide caproïque ou un acide voisin. Ün observe ce sel, avec le microscope, sous formes d’eniorescenccs cristallines.

Scbônbein ^ a signalé dans la salive mixte de l'homme un corps qui oxyde l’acide iodh\drique, comme le fait l’acide nitreux. ün peut constater, en effet, que la salive, acidulée par l’acide sulfurique, bleuit presque toujours fiodurc de potassium amidonné.

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