SUC GASTRIQUE DANS LES MALADIES
tomac : ils pouvaient s’y être accumulés après la mort, en remontant de l’intestin. Quoi qu’il en soit, M. Planer ‘ a trouvé, dans l’estomac de cadavres humains maintenus froids, le mélange gazeux suivant :
Gaz carbonique
20,79 vol.
33,83 vol.
Hydrogèno
Azote
Oxygène
Dans l’estomac de deux chiens dont le premier avait été nourri avec de la viande et le second avec des légumes secs, le même chimiste a trouvé, 3 heures après le repas, le mélange gazeux suivant ;
• (viande.)
(légnnics.)
Gaz carbonique
Oxygène
.Azote
suc GASTRIQUE DANS LES MALADIES.
§ 79. La science ne possède qu’un petit nombre de données relatives aux altérations que peuvent subir la sécrétion et la composition du suc gastrique dans les maladies.
Dans les cas d’embarras gastrique et de catarrhe de l’estomac, une sécrétion alcaline plus ou moins abondante neutralise l’acide du suc gastrique : la digestion est alors entravée ou arrêtée-, des fermentations anomales se produisent; l’acide lactique, quelquefois l’acide butyrique, font leur apparition, et des gaz, dont la composition a été indiquée plus haut, sont rendus par la bouche.
Beaumont avait fait quelques observations sur l’influence de l’état fébrile sur la sécrétion du suc gastrique : elle devient, selon lui, moins abondante. Il en est de même lorsque l’estomac est surexcité par des aliments indigestes ou ingérés en trop
1. Sitzmgsberichle der Wiener Acad, der Wissenschaften, t> XLII.
m suc GASTRIQUE CHEZ QUELQUES ANIMAUX.
grande quantité. -M. Manasseïn^ a examiné les qualités du suc gastrique chez des chiens qu’il avait rendus anémiques par des saignées répétées, ou fébricitants par l’injection de purin dans les veines. Dans l’un et l’autre cas, le suc gastrique avait perdu en énergie digestive, et cela faute d’une proportion suffisante d’acide chlorhydrique; car l’addition d’une petite quantité de cet acide étendu a rendu au suc gastrique son efficacité. Ü’un autre coté, la muqueuse gastrique, épuisée par le même acide, a fourni des liquides très actifs. Dans deux expériences, la diminution de l’énergie digestive avait déterminé des phénomènes de putréfaction.
M. Hoppe-Seyler a examiné les matières des vomissements d’un homme atteint de typhus. Ce liquide n’a montré aucune trace de digestion pepsique ; il paraissait contenir le ferment pancréatique ; mais l’addition d’acide chlorhydrique a provoqué la digestion pepsique. Au bout de quelques jours, une nouvelle quantité de liquide ayant été vomie, celui-ci s’est montré absolument inactif, même après l’addition d’acide chlorhydrique.
suc GASTRIQUE CHEZ QUELQUES ANIMAUX.
g 80. D’après M. Ch. Richet, le suc gastrique de certains poissons, tels que les squales, est extrêmement riche en acide chlorhydrique. On a remarqué que le liquide spumeux que sécrètent les escargots, et que l’on désigne généralement sous le nom de salive, est très acide. Chose curieuse, ce liquide renferme de l’acide sulfurique. MM. Panceri et de Luca ^ confirmant une analyse de M. Boedeker^ ont trouvé dans le liquide sécrété par le DoUum galea les matériaux suivants :
Acide sulfurique libre
— — combiné
Acide chlorhydrique combiné
Matières minérales et organiques . . .
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