‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 188 sur 260 · GLOBULES · texte numérisé non relu

GLOBULES

Voici quelques analyses

complètes de globules humides.

LKS DU

S.VNO.

lie

de

do

chien h

bœuf 2.

porc

Eau

Matériaux solides

Hémoglobine

■ i il-2,51 1,26

Matières albuminoïdes

Cholestérine

Lécithine

Matières extractives

Sels minéraux

Nous donnons plus loin la composition des sels minéraux.

Bien que le rapport entre riiémoglobine et les matières albuminoïdes ne soit pas le même dans toutes ces analyses, il n’en est pas moins vrai que l’hémoglobine est de beaucoup l’élément prédominant des globules. Nous décrivons ciaprès ce corps important. Voici quelques données sur les autres matériaux des globules.

§ 126. Matière albuminoïde des globules. — 'Elle forme les enveloppes et constituerait aussi , d’après quelques auteurs, les stromas; mais sa nature n’est pas encore bien connue. Denis, qui a nommé cette matière globuline, a indiqué le procédé suivant pour la retirer du sang d’oiseau dont les globules paraissent être riches en stromas. A du sang de poulet défdjriné, on ajoute un égal volume d’une solution de sel marin au dixième et l’on agite de temps en temps. Au bout de quelques heures, les globules se sont agglutinés et forment une masse assez semblable à de l’empois. On divise ce magma visqueux en petites portions qu’on lave d’abord avec la solution de sel, puis avec de l’eau pure tant que celle-ci se colore. Le résidu est jeté sur des doubles de papier à liltre qui s’imbibe de l’eau interposée et de sel marin. 11 reste une matière blanche, translucide, formée de granulations confuses. C’est la globuline de Denis.

Cette matière est insoluble dans l’eau pure ; elle devient visqueuse et fdante dans l’eau salée, sans s’y dissoudre toutefois.

t. Hohlbeck cité par M. Hoppc-Seylor, Physiolofjische Chenue, p. 40'2.

2 ol 3. Bimg;e, Zeitschrift fur Biologie, p. 191. 1870.

294 LE SANG

Celte demi-solution est coagulée par l’eau, par l’alcool, par les alcalis, par les acides. Le coagulum formé par l’alcool se dissout à l’ébullition dans une quantité suffisante d’alcool. Celui qui est formé par l’eau se dissout en partie, par l’ébullition, et la partie soluble se comporte comme la caséine. Abandonnée pendant quelque temps à l’air, ou au contact de l’alcool froid, la matière insoluble des globules perd la propriété de se gonfler dans l’eau salée. A l’état frais, elle se dissout dans les acides et dans les alcalis très étendus, ainsi que dans les cholates alcalins. Elle se dissout aussi dans le sérum chargé d’un peu d’éther, d’alcool ou de chloroforme. Ces propriétés ne paraissent pas appartenir à un principe bien défini. 11 est à remarquer, en effet, que la matière albuminoïde retirée du sang de poulet, par le procédé qu’on vient d’exposer, peut renfermer de la nucléine.

D’après quelques auteurs, les stromas renfermeraient de la paraglobuline (Hoppe-Seyler, Kïdme). Récemment, M. Iloppe- Seyler ^ a décrit une expérience paraissant indiquer l’existence ou la formation de la fibrine dans les globules. Ayant ajouté avec précaution de l’eau pure à une bouillie de globules, préalablement lavée avec une solution de chlorure de sodium, il a vu se produire un léger coagulum fibrineux.

§ 127. Nucléine des globules elliptiques. — Les noyaux des globules elliptiques renferment une matière qui paraît être identique avec la nucléine des globules du pus (page 139) et qu’on peut isoler en faisant digérer avec du suc gastrique les globules elliptiques, préalablement traités par l’étber et lavés avec une solution de sel marin, et épuisant ensuite par l’eau acidulée et par l’alcool bouillant.

§ 128. Lécithine et cholestérine des globules rouges. — M. Gobley- a extrait le premier la lécithine du sang. On peut la retirer de l’éther aqueux qu’on obtient dans la préparation de l’oxyhémoglobine (page 315) et qu’on sépare par décantation de la solution aqueuse de cette dernière substance. Par l’évaporation la solution éthérée laisse un résidu, en partie cristallin, que l’on mélange avec de l’eau. La lécithine se gonfle et devient presque insoluble dans l’éther. Par des lavages répé-

1. Mediziniscli-Chemische Unlersuchungen, 4' fascicule, page 4Gl. 1871.

2. Journal de Pharmacie et de Chimie, [3] t. XXI, p. 250. 1852.

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