‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 236 sur 260 · Comptes rendus, t. LXXII, p · texte numérisé non relu

Comptes rendus, t. LXXII, p

wünTZ. — BIOL. 2i

LE SANG

Quanlilés d'iiéinoglobine contenues dans 100 p.

de sang.

Diabète (sujet gras) lo,4

Diabète (jeune lille) 14,4

Diabète (jeune fille) 11,37

Diabète (jeune fille) . . 10,90

Fièvre lyphoïde i n ^

Fièvre typhoïde, 1''' semaine... 12,0 i Fièvre typhoïde, l'"' semaine. . . 12,7 >

Fièvre typhoïde, 1'"’ semaine... 14,0 )

Observateurs.

Quincke.

Quincke.

Subbotin.

Subbût in.

Quinquaud.

Quincke.

Tuberculose

Granulie

Sclérose de la moelle

Cancer de l’estomac. . . .

Maladie de Pott

1" degré.

2" degré.

3' degré.

to,o

0,2 f io,o(

Quinquaud.

Quinquaud.

Quinquaud.

1 to,i

Quinquaud.

Quinquaud.

Dans les maladies que nous venons d’énumérer, la proportion d’hémoglobine, et aussi celle des globules, ont éprouvé une diminution plus ou moins notable : il en est toujours ainsi dans les affections chroniques où l’organisme s’affaiblit, où la nutrition languit. Au contraire, dans un grand nombre de maladies aiguës ou d’états pathologiques n’altérant point la nutrition, le chiffre des globules n’est pas diminué, et peut même présenter de légères augmentations. 11 en est ainsi dans l’épilepsie, dans l’angine de poitrine, dans l’hémorrhagie cérébrale, dans la méningite, dans l’intoxication aiguë par le phosphore. Ajoutons que dans un grand nombre de maladies les globules

SANG DANS LES iMALADIES.

éprouvent des déformations plus ou moins grandes ; quelquefois ils augmentent de volume comme dans la maladie d’ Ad~ dison (Gubler), dans la cyanose (.l’origine cardiaque (Vulpian), dans rempoisonnement saturnin (Malasse;«). M. Ilayem fait remarquer que le sang des aiiémi(iues, toujours très riche en globules nains, renferme en même temps des globules plus volumineux que ceux du sang normal et qu'il qualifie de géants. Leur diamètre atteint en moyenne 10 à 12 millièmes de millimètre L D’un autre coté, le nombre des leucocytes augmente considérablement dans la chlorose, la leucocytbémie, la pyémie, la fièvre puerpérale.

On a observé dans un grand nombre de maladies des variations dans les proportions de fibrine et d’albumine contenues dans le sang.

La fibrine augmente dans les maladies inflammatoires. -M.M. Andral et Gavarret, qui ont découvert ce fait important, ont vu le cbitïre de la fibrine s’élever de 3 à 9, 10 et môme 11 pour 1000 dans certains cas de rhumatisme articulaire aigu, de pneumonie, etc. Dans d’autres affections, telles que certaines formes d’anémie, la période d’invasion du scorbut, etc., la proportion de fibrine tend pareillement à s’élever. Pour interpréter ce fait, il faut tenir compte d’une observation de Nasse, d’après laquelle la fibrine augmente à la suite d’une alimentation insuffisante.

La proportion de sérine diminue dans une foule de maladies. 11 en est ainsi dans les maladies inflammatoires, dans la période avancée de la lièvre typhoïde, le scorbut, la lièvre paludéenne, la fièvre puerpérale, la dyssenterie, la maladie de Briglit et dans les bydropisies œdémateuses. Dans ce dernier cas. les sérosités albumineuses déposées dans les tissus ou dans les cavités entraînent naturellement une certaine quantité d’albumine. Dans la maladie de Brigbt, on sait que l’albumine passe directement du sang dans les urines.

L’albumine augmente dans le sang des cholériques. Elle augmente aussi après les évacuations abondantes que produit l’usage des purgatifs drastiques. On a constaté une augmenta-

1. Hayeni, Recherches sur l'anatomie normale et pathologique du sang, p. 44.

372 LE SANG

lion des malières grasses et notamment de la cholestérine , dans la preinière période des maladies inflammatoires. Le même phénomène se produit dans le choléra, dans les affections clironiques du foie, dans rictère grave, dans l’abuminurie, dans la tuberculose, etc.

Dans la fièvre puerpérale et dans le scorbut, on a signalé une augmentation des matières extractives du sérum.

’ L’urée augmente dans le sang des individus atteints d’albuminurie,* de choléra, de dialiète et, d’après M. Picard, d’affections fébriles , de fièvre pernicieuse, d’anémie ; l’augmentation est très notable dans l’albuminurie et dans le choléra, mais les chiffres donnés par l’auteur ^ paraissent trop élevés en raison de la méthode un peu sommaire qu’il a employée pour le dosage de l’urée.

M, Garrod a dosé Vacide urique dans le sang d'individus atteints de diverses affections. Le sang des goutteux en est très riche, si bien qu’il sutlit de faire coaguler le sérum, de filtrer, d’aciduler légèrement la liqueur, et de plonger quelques fils dans la capsule qui la renferme pour voir l’acide urique se déposer du jour au lendemain.

Dans les cas de diabète, on constate que la proportion du sucre est légèrement augmentée dans le sérum.

Les sels et particulièrement les sels alcalins augmentent dans le sang des individus atteints d’exanthèmes aigus, de typhus, de fièvres pernicieuses, de fièvre typhoïde, de dyssenterie, d’hydropisies diverses, de scorbut.

La proportion des sels diminue au contraire dans les cas de phlegmasies aiguës et dans le choléra.

Après avoir indiqué les variations des divers éléments du sang, il nous reste à donner quelques indications spéciales sur la composition du sang dans certaines" maladies déterminées. Sans vouloir traiter à fond ce sujet qui est plutôt du ressort de la pathologie, nous mentionnerons ici quehjues maladies ou états pathologiques où la composition du sang subit des changements bien caractérisés,

§ 158. Sang dans les phlegmasies. — Dans les maladies innammatoires et particulièrement dans le rhumatisme articu-

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