‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 256 sur 260 · ANALYSE DES TACHES DE SANG · texte numérisé non relu

ANALYSE DES TACHES DE SANG

§ 183. 1° Lorsqu’il s’agit de déterminer la nature d’une tache brune ou brun noirâtre desséchée à la surface d’un objet ou imprégnant une étoffe, on commence par la détacher autant que possible à l’aide d’un petit couteau en ivoire, ou, si cette opération est impraticable, on découpe dans l’étolfe la partie imprégnée. On dépose dans un verre de montre ce qu’on a détaché, et on fait macérer le tout pendant plusieurs heures avec quelques gouttes d’eau pure. On obtient une solution rouge ou brun verdâtre, ou bien une liqueur peu colorée, rien ne s’étant dissous. Dans ce dernier cas, la tache peut être formée par du sang coagulé ou décomposé, ou bien par une autre substance que du sang. On procède alors à l'opération indiquée plus loin (5").

2“ La solution rouge ou brun verdâtre, dont on sépare à l’aide d’un fil de platine des fibres ou débris d’étoffe insolubles, est abandonnée, dans le verre de montre, à l’évaporation spontanée, et le résidu rougeâtre ou brun rougeâtre qui demeure au fond du verre, sous forme d’un vernis, est placé devant la fente d’un spectroscope et vivement éclairée. Elle fera apparaître, dans le cas du sang, les bandes de l’hémoglobine (page 30â) ou de la méthémoglobine.

3° On ajoute au sang desséché dans le verre de montre une parcelle de chlorure de sodium, puis de 8 à 20 gouttes d’acide acétique glacial; on broie le tout avec l’extrémité d’une baguette de verre, et l’on chauffe pendant quelques instants le liquide

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à l'aide d'une petite llamme ; puis ou l’abandonne à l'évaporation sur un bain-marie ou dans une étuve à 60®. Le i^ésidu sec examiné au microscope doit montrer des cristaux d’bémiiio (page 317).

Que ces cristaux aient été observés ou non, on arrose le tout avec de l’eau pure dans laquelle l’iiémine est insoluble; on jette la liqueur sur un très petit liltre, et on lave ; puis on arrose le résidu, sur le fdtre, avec quelques gouttes d'une solution étendue de soude caustique, dans laquelle l’hémine se dissout. La solution, verdâtre en couebes minces, rouge en couches épaisses, est reçue dans un petit creuset de porcelaine et évaporée au bain-marie. Le résidu est calciné à l’air dans un moufle à gaz, par exemple, et les cendres sont traitées par l’acide chlorhydrique. Après l’évaporation au bain-marie, il reste une petite quantité de chlorure ferrique, dans lequel on décèle le fer à l’aide du ferrocyanure ou du sulfocyanure de potassium.

5® Dans le cas où la tache traitée par l’eau ne cède rien à celle-ci, on ajoute une goutte de soude caustique dans laquelle riiématine provenant de la décomposition de l’hémoglobine se dissout, et l’on opère comme il a été dit précédemment L

1. Uoppo-Scylcr, Handbucli der physiologisch. uni palhologiscJi . cheinisclien Analyse. 1875, page i72.

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