C-OH
G*H*<^ Il II
\C— AzH-C— OU / C CO
Gqi*( Il I
\C— AzII-CO
§3. — BASES PYRIDIQUES ET QUINOLÉIQUES, PYRROLS 413
alcalis organiques {Suite)
POINTS
POINTS
SIUULiTtS
DENSITÉ
PRÉPARATIONS
DE KCSIO.f
d'êbcllition
DA.X8 l'BAD
mise.
S'extnit de l'huile animale de Dippel.
S'extrait de Thuilc animale de Dippel.
154 et 165- 176*
sol.
0,937 et 0,950 0,921
S'exlraieot de Phuile animale de Dippel. S'extrait de l'huile animale de Dippel.
t. p. sol.
Action de l'acide sulfurique sur un mélange d'aniline et
de g-lyeérine.
Action analog^ue, l'aniline étant remplacée par une tolui-
dine.
Déshydratation d'un mélange d'un acide organique et d'une aminé aromatique secondaire.
S'extrait de l'huile animale de Dippel.
Distillation de Foxindol en présence de la limaille de zinc.
p. sol.
Action de l'acide sulfurique sur un dériré amidé de l'acide phénylacétique.
Action de l'amalgame de sodium sur l'isatine.
Action de l'acide azotique sur l'indigo.
ms.
S'extrait des feuilles de l'indigofera.
4ii CHAPITRE XI. — ALCALIS ORGANIQUES
transformant en deux dérivés sulfuriques : Tacide sulfopurpurique C'^H^^Az'O'SO^ et l'acide sulfindigotique C^H^AzO.SO'\ Le premier s'obtient en traitant l'indigo par l'acide sulfurique concentré, mais non fumant, marquant 66'*B.; on emploie 20 parties d'acide pour 1 partie d'indigo; on délaie l'indigo^dans l'acide, et de temps à autre on en prend une goutte que l'on laisse tomber dans beaucoup d'eau. Quand elle se dissout entièrement, l'opération est terminée et on jette le tout dans 40 à 50 parties d'eau. L'acide sulfopurpurique se précipite en flocons rouges. L'acide sulfindigotique se prépare d'une façon analogue, mais en employant l'acide sulfurique fumant ; il est bleu, les deux acides sont monobasiques.
451. Généralités. — On a rencontré depuis longtemps, dans un certain nombre de végétaux, appartenant principalement aux papavéracées, aux rubiacées, aux strychnées et aux solanées, des substances basiques, fixes ou volatiles (1), d'une saveur amère et acre, capables de se combiner aux acides en fournissant des sels cristallisés, bien définis. Ces corps contiennent tous de l'azote et, par l'action de la potasse, ils mettent en liberté de l'ammoniaque ou des aminés. Ces composés, dont la constitution n'est pas connue d'une façon précise et dont on n'a pas encore réalisé la synthèse, semblent se rattacher aux bases pyridiques et quinoléiques par un certain
(1) Celles qui sont volatiles sont des composés ternaires (G, H, Az); les autres contiennent, en outre, de Toxygène.
nombre de leurs réactions. Ils se comportent vis-à-vis des acides comme l'ammoniaque : ils s'unissent directement avec les hydracides ; avec les oxacides la formation de sels est accompagnée de la mise en liberté d'une molécule d'eau-
Les alcaloïdes agissent presque tous sur la lumière polarisée qu'ils dévient les uns à droite, les autres à gauche. Ils ont des actions diverses, mais toujours très énergiques sur l'économie ; ce sont des poisons violents souvent utilisés en médecine à très petites doses ; ils constituent alors des médicaments puissants; telles sont la quinine, la cocaïne, l'atropine, la morphine, etc.
Les sels formés avec ces alcaloïdes par les acides minéraux sont, en général, solubles dans l'eau. Un certain nombre de sels formés par les acides organiques, par l'acide tannique (1) en particulier, sont insolubles.
Les alcaloïdes se retirent de diverses plantes: selon que l'alcaloïde est à l'état de sel soluble ou insoluble, on extrait le sel à l'état d'infusion aqueuse ou alcoolique, ou bien on traite la matière première par l'acide chlorhydrique qui décompose les sels insolubles et les transforme en chlorhydrates solubles. Ces sels sont ensuite décomposés par la chaux qui donne du chlorure de calcium et laisse déposer l'alcaloïde. Les infusions aqueuses, obtenues dans le cas des sels solubles, sont décomposées par le carbonate de sodium. Dans tous les cas l'alcaloïde précipité est repris par l'alcool et purifié par cristallisations successives.
Les quelques alcaloïdes volatils que l'on connaît sont extraits en faisant bouillir la matière première avec de
(i) On utilise le tannin, à cause de cette propriété, pour combattre les empoisonnements dus aux alcaloïdes.
la potasse ; le produit distillé est repris par un acide, el Ton purifie par quelques cristallisations le sel obtenu ; il sert ensuite à donner la base pure par un nouveau traitement à la potasse.
Le peu que l'on sait de la constitution des alcaloïdes ne permet pas de les classer méthodiquement. On pourrait, en s'appuyant sur Faction des iodures alcooliques qui permet de distinguer les alcaloïdes qui correspondent aux types d'alcalis quaternaire, tertiaire, secondaire et primaire, les classer de cette façon ; mais il vaut mieux, au point de vue pratique, étudier ensemble ceux que Ton trouve d'ordinaire réunis dans une même plante. C'est l'ordre que nous suivrons ici en étudiant d'abord les alcaloïdes des rubiacées, quinine, cinchonine, etc., puis ceux des papavéracées, morphine, codéine, ensuite ceux des solanées, nicotine, atropine, etc., ceux des strychnées, strychnine, brucine, et enfin quelques-uns qui ne rentrent pas dans ces groupes.