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Dénnltion et constitution. — Co

roDs, tout d'abord, les aminés. Ce sont des composés ayant une réaction alcaline; ils ont des propriété voisines de celles de l'ammoniac. On les obtient façon très générale en décomposant par la potas iodhydrates d'aminés, résultant eux-mêmes de Y: de l'ammoniac sur les éthers iodhydriques.

La formatioD de l'iodhydrate peut se représent la formule suivante, oii R.I représente un éther i drique ;

AzH» + R.I = AzH-^RI

Cet iodhydrate donne une aminé, de l'iodure de | sium et de l'eau, au contact de la potasse :

AzH^RI + KOH = AzH^R + Kl + H^O

Mais celte aminé (que l'on appelle -pHmaire) A

étant analogue à l'ammoniac, peut, comme ce gaz, réagir sur 1 molécule d'éther iodhydrique, suivant une formule analogue à la précédente :

AzH^R + R.l = AzH2R2I

et riodhydrate ainsi obtenu donnera, par l'action de la potasse, une nouvelle aminé, que l'on appelle une aminé secondaire :

AzH^R2I + KOH = AzHR2 + KH- H^O

Cette nouvelle aminé peut réagir de nouveau sur une molécule d'éther iodhydrique :

AzHR2 + R.I = AzHR^I

et riodhydrate ainsi obtenu donne avec la potasse une nouvelle aminé, une aminé tertiah^e :

AzHR^I + KOH = AzR3 + Kl + H^O

Cette aminé AzR^ peut encore fournir une réaction analogue :

AzR3 + R.I = AzR4

Mais cet iodure n'est plus décomposable par la potasse; quand on le traite par l'oxyde d'argent, il fournit une matière alcaline, qui n'est plus comparable à l'ammoniac, mais bien à l'hydrate de potassium KOH ou à l'hydrate d'ammonium AzH^OH. Cette dernière réaction peut se représenter par la formule :

AzR4 + KOH = AzR^OH + Kl ce composé AzR^OH se nomme un alcali quaternaire.

La constitution de ces diverses aminés peut s'établir ainsi : si Ton admet que les éléments du radical R de l'éther iodhydrique considéré restent groupés ensemble dans la formation de Tiodhydrate d'aminé, les constitutions des divers iodhydrates d'amiue dont il a été question ne peuvent être représentées que par les schémas :

I— Az jj, I — Az j^

/H yR

et les alcalis correspondants par :

Az^H, Aze-R,

Az^R, HO — Az — "

ou plus simplement :

AzH2.R, AzH : R2, Az :. R», HO.Az : : R».

Examinons maintenant si l'hypothèse que nous avons admise, c'est-à-dire que le groupe R se transportait, comme d'une seule pièce, de l'éther à l'aminé, est suffisamment justifiée. Considérons, comme nous l'avons fait jusqu'ici, la plus simple des aminés; c'est la monométhylamine qui ne contient qu'un atome de carbone

et un atome d'azote. La formule brute d'un molécule est CAzH^ Dans ce composé, l'azote doit être considéré comme trivalent, car ce corps peut se combiner avec l'acide chlorhydrique en donnant le composé CAzH^Cl que l'on ne peut représenter qu'en supposant l'azote pentavalent.

L'azote étant supposé pentavalent et le carbone tétravalent, on peut représenter le chlorhydrate de méthylamine par une formule où les cinq valences de l'azote et les quatre valences du carbone sont satisfaites, et, par suite, la méthylamine ne peut être représentée, l'azote étant alors trivalent, que par le schéma:

H-^C — Az< H/ \h

ou plus simplement : CH'^.AzH^.

Nous arrivons donc de cette façon à mettre en évidence la présence d'un groupe CH*^ et d'un groupe AzH^ dans la méthylamine. Si de ce corps nous passons au corps immédiatement supérieur, comme il suffit, pour l'obtenir, de remplacer l'iodure de méthyle par l'iodure d'éthyle, nous sommes amenés à remplacer dans sa formule le groupe méthyle CH-^ par le groupe éthyle C'H^ et à l'écrire C^H^.AzH^. Il en est de même des divers homologues supérieurs ; nous mettrons donc en évidence dans les formules de tous ces corps un groupe AzH- monovalent, uni à un groupe monovalent, méthyle ou homologues.

Voyons maintenant comment nous représenterons une aminé secondaire, obtenue par l'action d'un éther iodhydrique sur une aminé primaire.

L'analogie des préparations de ces deux sortes d'aminés

tend à faire penser que, pour le second type comme pour le premier, le groupe R passe comme d'une seule pièce de Tétlier iodhydrique à Tamine. Mais on peut aussi appuyer celte manière de voir par les considérations suivantes : la plus simple de ces aminés est la diméthylamine AzC^H^. L'azote y est trivalent, puisqu'elle peut se combiner à l'acide chlorhydrique, l'azote devenant alors pentavalent. Or, il n'y a que deux groupements possibles pour AzC'H^. Ils correspondent aux deux schémas :

H -7 C — C — Az <( et H — Az

ou plus simplement :

C^H^AzIP et AzH : {CWy^

Or, il existe, en effet, deux corps de formute AzC^H' ; l'un est l'éthylamine qui correspond au premier schéma, comme nous venons de le voir un peu plus haut ; par suite, l'autre est le seul schéma possible pour la diméthylamine. Nous y voyons un radical trivalent AzH uni à deux groupes monovalents CH'^

Ces groupes CH^ figurent donc dans la formule de cette aminé, comme ils figuraient dans les formules de leurs générateurs :

AzH^CH3 + CHM = (II,Ij : AzH : [CW)''

L'hypothèse admise se trouve donc vérifiée pour la plus simple des aminés de cette seconde catégorie. Si, dans la préparation précédente, on remplace les composés du méthyle par les composés correspondants de l'éthyle, on

obtient une aminé secondaire analogue, dans la formule de laquelle on fera figurer, par analogie, deux radicaux éthyle au lieu de deux radicaux méthyle, etc.

Nous représenterons donc les aminés de celte classe par un schéma contenant un groupe trivalenl AzH uni à deux radicaux monovalents

Parun raisonnement analogue on est conduit à attribuer aux aminés tertiaires une constitution représentée par un atome d'azote uni à trois radicaux monovalents. Du reste, il est facile d'établir ces diverses formules dans le cas général.

Les aminés que nous avons considérés jusqu'ici ont pour formule générale C"AzH*'^"+^.

On peut remarquer immédiatement que les atomes de carbone et l'atome d'azote doivent être groupés en chaîne: en effet, avec n atomes de carbone et 1 atome d'azote il y a 4n + 3 valences disponibles ; mais, puisqu'il y a 2n + 3 atomes d'hydrogène, il restera disponible, pour lier entre eux les atomes de carbone et l'atome d'azote, 4n + 3 — (2n + 3), soit 2n valences. Quand une liaison est établie entre 2 atomes, chacun des deux a une valence satisfaite, c'est-à-dire que l'ensemble de ces 2 atomes a deux valences disponibles de moins. Puisque nous avons 2^^ valences disponibles, elles nous permettront d'établir n liaisons entre les n atomes de carbone et l'atome d'azote. On ne pourra donc pas établir de schéma ayant des portions fermées. On n'aura que des chaînes, arborescentes ou non, telles que celles-ci :

C — C — C — Az ou C — C — C — C — C — Az

Quelle sera la place de Tazote dans ces chaînes?

Considérons d'abord une chaîne non arborescente. L'azote pourra être à une extrémité ou ne pas y être. Dans le premier cas, la formule sera CIP.CH^.CH^. . .CIP — AzHS soit C"H'"+^ ou R.AzH". Dans le second cas la formule sera:

CH3.CH2...CH2 — AzH — CH2.CH2...CH2XH-^ soit :

{CpWp + ^, C^H2^ + *) : AzH ou AzH : (R, R)

Considérons maintenant une chaîne arborescente. L'azote peut occuper trois places distinctes, à un chaînon ordinaire, à une extrémité, ou à un point de jonction de deux chaînes, comme le montrent les schémas :

\j ~~" \j "~~" ... V* ~~~ i\Z OU

C — Az — C— ... C ou C — C — Az — ... — C

Les formules correspondant à ces trois cas seront respectivement:

C^H^'^+^AzH^ ou {CnVp+\ OW^+^) : AzH

ou

(OH^P-H, C^H^^+S V/W'+') :. Az.

Ces trois sortes d'aminés diffèrent, relativement aux formules, par la présence d'un groupe monovalent AzH*, d'un groupe bivalent AzH ou d'un atome trivalent Az. Expérimentalement on trouve qu'à une formule brute C'^AzH^^^^ correspondent un certain nombre d'aminés, primaires, secondaires et tertiaires, dès que n est un peu

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