‹ Traité de géométrie analytique (courbes planes)Chapitre 14 sur 90 · U en est de même en général. Le discriminant de A ou · texte numérisé non relu

U en est de même en général. Le discriminant de A ou

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est du degré /i (/i — i ) en or, j, 2 ; il est {A Igèbre supérieure, n"lH)delaforme A:U4-(A)^y; ici f est le discriminant de A privée de son premier terme. Donc le lieu est tangent à U en >es points d'intersection avec A, comme il est évident que cela doit être.

Chacune des n{n — 1 ) tangentes rencontre de nouveau la courbe en (/i — a) points, et la forme du discriminant montre que ces n{n — i) {n — 2) points sont situés sur une courbe y de Tordre (n — i ) (/i — 2). De plus ^ est lui-même delà forme

go CHAPITRE II.

A^A 4- (A^)^ ^. Donc les deux courbes f et ^ sont tangentes entre elles aux points où la première et la seconde polaire de (a/, y, ^') se coupent.

Écrivons A sous la forme X^U'h-Tw""* [xA'-h. . ., nous voyons que le discriminant peut aussi se mettre sous la forme A:U' + (A')^ç ; donc, si(a/,y, z') est situé sur la courbe et si par suite U' = o, le discriminant contient le facteur double (A')^; autrement dit, le système des tangentes se compose de la tangente en (a:', y, «') comptée deux fois et de (/i^ — n — a) autres tangentes représentées par Téquation y = o. De même o est lui-même de la forme AA'4-(A'*)^^. Si alors Torigine est un point double et, par conséquent, si non seulement U' est nul, mais si A' est aussi égal à zéro, cp, qui était déjà du de- {^ré [n^ — n — 2), contient le facteur double (A'^)*; c'est-à-dire que, parmi les n^ — n — a tangentes, figurent les deux tangentes au point double^ comptées chacune deux fois, et il ne reste par conséquent que n^ — n — 6 autres tangentes représentées par ^ = o. Et nous pouvons prouver de même que le nombre des tangentes qu'on peut mener d'un point multiple de l'ordre A: est n* — n — k{k + 1).

La théorie donnée précédemment sur l'effet des points muU tiples relativement au nombre des tangentes qu'on peut mener d'un point quelconque à une courbe nous montre que le discriminant de A (qui, en général, représente les n {n — i) tangentes) contiendra comme facteurs le carré de la droite qui joint {x'j y, z') à chaque point double de la courbe, le cube de la droite qui le réunit à chaque rebroussement, la sixième puissance delà droite qui le joint à chaque point triple, el ainsi de suite.

Section VI. — Courbes réciproques.

80. Nous avons yu {Sections coniques, n** 305) que le degré de la courbe réciproque est toujours le même que la classe de la courbe donnée, et inversement. Il est évident aussi qu'à

PBOPEIÉTÉS GÉNÉRALES DES COURBES. gi

un poin t double sur Tune des courbes correspondra une langen te double sur l'autre ; qu'à un point stationnaire de Tune corres* poDclraune tangente stationnaire sur l'autre; et, en général, qu'à un point multiple de Tordre A: correspondra une tangente multiple de même ordre; que les k points de contact de la tangente multiple correspondront aux k tangentes du point multiple; et que, si une ou plusieurs de ces dernières coïncident avec d'autres tangentes, il en sera de même pour les points de contact correspondants.

81. Nous avons vu aussi que l'équation générale en coordonnées cai*tésiennes ou trilinéaires représente une courbe qui n'a aucun point double ou multiple, à moins que certaines conditions ne soient remplies. En effet, les abscisses des points oii la courbe est rencontrée par une droite j^= ax + 6 s'obtiennent en portant dans l'équation de la courbe la valeur de y déduite de la dernière équation; et comme nous avons deux constantes arbitraires a et b dont nous pouvons disposer, nous pouvons les déterminer de telle manière que l'équation résultante satisfasse à deux conditions quelconques à notre choix. Avec une seule constante à notre disposition, nous pouvons astreindre Péquation à vérifier une seule condition : par exemple, à avoir un couple de racines égales. Le problème suivant : Étant donné a , déterminer b de man ière q ue Véq uation ait deux racines égales, n'est autre que le problème qui consiste à mener à la courbe une tangente parallèle à Y=zax, Si nous pouvons disposer de deux constantes, nous pourrons imposer à l'équation la condition d'avoir deux couples de racines égales, ou trois racines égales entre elles. Le premier cas correspond au problème des tangentes doubles, te second à celui des tangentes stationnaires ou des points d'inflexion. Ainsiles tangentes doubles et stationnaires peuven t être i-angées parmi les singularités ordinaires d'une courbe dont l'équation est exprimée en coordonnées ponctuelles*, les tan-

ga GDàPITRB II.

génies et points multiples d'ordre supérieur sont des singularités extraordinaires qu'une courbe ne possédera que pour des valeurs spéciales des coefBcients de son équation. Mais le contraire a lieu si l'équation est exprimée en coordonnées tangentielles. Ainsi la courbe représentée par l'équation générale dans ce système a ordinairement des points doubles, stationnaires, cuspidaux, mais pas de tangentes singulières. Donc les points doubles et stationnaires d'une part, les tangentes doubles et stationnaires d'autre part, peuventétre rangés, au même titre, parmi les singularités ordinaires des courbes; elles sont de telle nature que, si une courbe possède l'une de ces singularités, sa polaire réciproque aura l'autre.

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