FORMATION DES FABRIQUES
semens tels qu’un clia|)itre et une paroisse, n’imposc l’union ou la séparation. La liberté de réaliser l’une do CCS deux choses , selon que les évêques y trouvent plus d’avantage, est d’ailleurs consacrée par l’usage.
Depuis le concordat de 1801, certaines catliédrales ont eu deux fabriques, d’autres n’en ont eu qu’une seule. Sous l’ancien régime, nous ne voyons nulle part deux fabriques , parce que , ou les cathédrales n’avoient pas do paroisse, ou elles avoient une paroisse fort peu étendue, ou que, d’après la législation et les coutumes do celle époque, l’évéque et le chapitre étoient chargés de pourvoir à tous les besoins et d’administrer les revenus do ces églises.
Pour prouver la nécessité de la séparation , on ne peut faire que des objections très-futiles , telles que celle-ci : Le maire est membre de toutes les fabriques d’une ville. Cette disposition ne regarde évidemment que les fabriques des paroisses placées hors des cathédrales, ainsi qu’on peut le conclure de l’art. io4 du décret.
Il y a d’ailleurs une chose décisive en faveur de la faculté laissée aux évêques de n’avoir qu’une fabrique ; c’est le pouvoir qu’ils ont de réunir la cure au chapitre; ce sont deux institutions corrélatives, et les motifs d’établir l’unité dans les deux sont les mêmes.
Dans une circulaire du 20 mai i8oy, M. Portalis, ministre des cultes , annonce aux évêquos que l’archevéquo do Paris a réuni la cure au chapitre, pour faire cesser les discussions que pourruit faire naître la séparation. Aussi n’y a-t-il qu’une fabrique dans la métropole de Paris. (Voyez Recueil des circulaires, t. n, p. 21.)