‹ Traité de l'administration temporelle des paroisses [Texte imprimé]Chapitre 7 sur 101 · FORMATION DES FABRIQUES · texte numérisé non relu

FORMATION DES FABRIQUES

semens tels qu’un chapitre et une paroisse, n’impose ruuion ou la séparation. La liberté de réaliser l’une de CCS deux choses , selon que les évêques y trouvent plus d’avantage, est d’ailleurs consacrée par l’usage.

Depuis le concordat de i8oi, certaines cathédrales ont eu deux fabriques, d’autres n’en ont eu qu’une seule. Sous l’ancien régime , nous ne voyons nulle part deux fabriques , parce que , ou les cathédrales n’avoient pas de paroisse, ou elles avoient une paroisse fort peu étendue, ou que, d’après la législation et les coutumes de cette époque, l’évêque et le chapitre étoient chargés de pourvoir à tous les besoins et d’administrer les revenus de ces églises.

Pour prouver la nécessité de la séparation , on ne peut faire que des objections très-futiles , telles que celle-ci : Le maire est membre de toutes les fabriques d’une ville. Cette disposition ne regarde évidemment que les fabriques des paroisses placées hors des cathédrales, ainsi qu’on peut le conclure de l’art. jo4 du décret.

U y a d’ailleurs une chose décisive en faveur de la faculté laissée aux évêques de n’avoir qu’une fabrique : c’est le pouvoir qu’ils ont de réunir la cure au chapitre; ce sont deux institutions corrélatives, et les motifs d’établir l’unité dans les deux sont les mêmes.

Dans une circulaire du 20 mai 1807, M. Portalis, ministre des cultes , annonce aux évêques que l’archevêque de Paris a réuni la cure au chapitre, pour faire cesser les discussions que pourroit faire iiaitre la séparation. Aussi u’y a-t-il qu’une fabrique dans la métropole de Paris. (Voyez Recueil des circulaires, t. ii, p. 21.)

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