JAUGES POUR CORRIGER LA POSITION DES ARBRES. MÉTAL DOUX
Puisque la régularité des lignes d’action est si importante, il est nécessaire d’avoir constamment sous la main des moyens do rectilications prompts et exacts. Pour cela il faudrait non-seulement de bons repères,
ut pour toutes les articulations importantes des jauges exactes, rectifiées lors de la recette, attachées par des vis ou des crochets pris de chaque articulation, pour la vérifier en un instant. Cette précaution est devenue très-importante depuis l'adoption du métal doux, on co que si celui-ci se ramollit et même se fond, l'épaisseur du coussinet est changée et par suite la position de taxe do rotation de la pièce. Il faut donc rétablir aussitôt cet axe à sa place, sous peine de s’exposer aux avaries les plus graves.
Le métal doux n'est bon que ponr les mouvements dont la rotation est continue et les pressions uniformes. Il convient donc parfaitement aux paliers de l'arbre et de l'hélice en dehors de la machine et aux buttées. Pour les paliers de l'appareil moteur, il est encore d'un bon usage, et même pour les grandes bielles ; mais il ne convient pas pour le pied de ces dernières, pour les balanciers et, en général, pour les mouvements alternatifs : alors il s'écrase, s'étend, et sa surface frottante se déforme. Dans de telles conditions l'usage du bronze est de beaucoup préférable, surtout maintenant qu'on a trouvé en Angleterre des alliages remarquables par la finesse de leur grain et par leur dureté.
Il est nécessaire d’avoir des repères ou des jauges pour l’arbre de l’hélice, atin que, lorsque le navire est déformé, on sache à quelle distance il se trouve du haut du manchon d'étambot, et d’éviter ainsi qu'il ne ronge son enveloppe en cuivre et l’expose à l’oxydation.