‹ Traité de l'hélice propulsiveChapitre 120 sur 144 · DISPOSITION DES TIRANTS · texte numérisé non relu

DISPOSITION DES TIRANTS

On consolide d’habitude les surfaces des chaudières au moyen de tirants; si la tôle n'était pas si dure, ce serait à peu près comme si, pour soutenir un hunier, on amarrait des bouts de cordes sur plusieurs garcettes de ris; la toile serait bientôt déchirée. La tôle ne l'est pas, mais elle perd promptement de sa force par la rouille formée autour de tous ces trous, qu'il est impossible de rendre étanches et que les inégalités de dilatation fatiguent beaucoup. Quand les tirants ne sont que des petits morceaux de fer filetés et vissés seulement dans l'épaisseur taraudée de la tôle, ils ne tiennent pas longtemps et sont impossibles à réparer, ou même à rendre étanches: en ce que si on veut battre leur extrémité déjà refoulée pour la mater, on ébranle tout et on produit de nombreuses fuites. Déjà de pareils tirants ont entraîné à de longs chômages, et une parcimonie exagérée peut seule porter à les employer encore. Il vaut mieux avoir des boulons à écrous appuyant en dedans la tôle sur une douille; au moins on peut les serrer ou les changer dans les parties un peu accessibles. Il faudrait que les tirants fussent toujours tenus à une sorte de placard, mais saus percer la tôle. On a longtemps employé de petites feuilles de fer recourbées et tenues par des rivets; mais on pourrait, je crois, fabriquer facilement une douille destinée à recevoir chaque tirant cl s'amincissant pour s'étendre en étoile dans le plan perjiendiculaire à sa longueur, elle s'appliquerait ainsi sur la tôle et y serait tenue par plusieurs rivets. Avec les étarapes et le marteau-pilon, on obtiendrait des nervures ut toutes les conditions de solidité et de légèreté, qu'on produit si facilement par le moulage de la foute.

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