HELICES ESSAYÉES A BORD DU P WA AF
Le tableau suivant renferme les particularités des hélices de 1m,728 de diamètre, mais de pas et de longueurs différents, essayées à bord du Dicarf en 1845. Ces expériences ont été faites par M. Murray, et il est nécessaire de remarquer, qu’il s’y trouve un tel désaccord entre les quantités portées , pour représenter la pression mesurée par le dynamomètre, que ces quantités et les résultats numériques qui en sont déduits doivent être rejetés. Aujsi on verra, en parcourant cette table, que dans les expériences 5 et 8, la poussée de l’arbre, montrée par le dynamomètre, est portée moindre que la poussée des expériences 21 à 24, quoique les mêmes hélices fussent employées dans les deux cas, et quoique la
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force développée par les machines fût plus grande dans les premières de ces expériences. Le résultat de cette erreur est que le rapport de la force par l’indicateur, à la puissance mesurée par le dynamomètre, est porté deux fois plus grand dans les expériences de 5 à 8 que dans celles de 21 à 24 : résultat qui ne serait possible que si, dans la seconde série, le navire avait été employé à en remorquer un autre, ou s’il avait eu à lutter contre un vent et une mer contraires ; mais il n'en est pas ainsi avec un navire appelé simplement à répéter les mêmes expériences dans des circonstances semblables de mer calme. Pendant le 3” essai , la vitesse réalisée fut de près de 9 nœuds, et cette vitesse est portée comme ayant été obtenue avec une poussée sur l'arbre de moins d’un tonneau et demi ou 1522 kilogr., tandis que la 21' donne 8 J nœuds, et cette vitesse est attribuée à une poussée sur l’arbre d’environ deux tonneaux ou 2030 kilogr. 11 est cependant certain que la plus grande poussée doit donner la plus grande vitesse, à moins qu’il n’y ait des circonstances contraires de vent et de mer, qui, si elles avaient existé, auraient dû être marquées, et quand des influences si opposées influent sur le résultat, il convient de le rejeter. Cependant, bien que les indications du dynamomètre de M. Murray ne doivent pas inspirer de confiance, la colonne dans laquelle est l’estimation de la vitesse qu’eût obtenue le navire, si la puissance motrice eût été de ICO chevaux, est le meilleur guide pour distinguer les qualités relatives des différentes hélices employées.
HÉLICES ESSAYÉES A BOSD DE U »/.YI.
D’après la table des expériences faites à bord de la Winœ avec des hélices de pas uniforme, de pas croissant dans la direction de l’axe, avec celles ayant un pas croissant du noyau à la circonférence, et un pas croissant en même temps dans la direction de l’axe et dans celle du noyau à la circonférence, on verra que le meilleur résultat a été obtenu le 9 juillet 1847, lorsque l’hélice employée avait un pas uniforme. Ij» plus grande vitesse fut obtenue le 1*r juillet 1848, avec une hélice d’un pas croissant dans la direction de l’axe, et le 12 juillet, avec une hélice à pas uniforme; mais ccs deux résultats ont été l’un et l’autre un peu inférieurs au premier, relativement à la puissance employée. Dans cette table de même que dans la précédente, il y a désaccord apparent entre les résultats obtenus par l’indicateur et ceux donnés par le dynamomètre. Les deux colonnes de la vitesse du navire, déterminée comme
si la puissance développée était 1 GO chevaux et celle de la puissance réelle dans les cylindres pour donner une vitesse de 8 nœuds, sont calculées dans l’hypothèse que la puissance nécessaire à la propulsion varie comme le cube de la vitesse, et ces colonnes constituent, par conséquent, une expression de l’u tilisation dans chaque essai particulier. Mais le rapport de l’indicateur au dynamomètre donne aussi une expression de l’utilisation, et ces deux quantités devraient être proportionnelles l’une à l’autre avec les mêmes vitesses. Cependant on vorra, en so référant à la table, que, tandis qne la puissance nécessaire à produire une vitesse donnée, ou la vitesse résultant d’une force déterminée, calculée d’après la loi ordinaire, restent presque uniformes dans toutes les expériences; le rapport de l’indicateur à la puissance par le dynanomùtre augmente au contraire avec la vitesse, ou, avec une puissance mesurée par l’indicateur, il y a moins de force produite sur le dynamomètre lorsque la vitesse du navire augmente. En même temps le recul apparent de l’hélice reste à peu près uniforme ; mais, avec une plus grande vitesse, il y a plus de frottement de l’hélice. dans l’eau.