‹ Traité de l'hélice propulsiveChapitre 24 sur 144 · EXEMPLE DES CALCULS DES ÉLÉMENTS D'UN XAVIHE A DÉLICE · texte numérisé non relu

EXEMPLE DES CALCULS DES ÉLÉMENTS D'UN XAVIHE A DÉLICE

D’après les résultats des expériences faites sur le Pélican, il ne sera pas difficile de déterminer les proportions convenables pour tout autre navire à hélice L, devant avoir la vitesse V', ayant nue maîtresse section immergée B'1 et une résistance de carène Kr'[l'V". Comme

.l'utilisation augmente à mesure que la résistance relative diminue, le diamètre d' de l'hélice du navire L sera pris aussi grand que le tirant d'eau le permettra, A ce diamètre d' ainsi fixé correspondra une résistance relative exprimée par -jr , et si le propulseur est susceptible d’être élevé dans un puits, on choisira une hélice à deux ailes; mais si cette condition n'est pas imposée, la préférence sera donnée à une hélice de quatre ou de six ailes, selon qu'on attachera plus d'importance a la légèreté de l’appareil propulseur, ou à une diminution de sa vitesse de révolution.

La résistance relative étant le rapport du carré du diamètre de l'hélice à l’aire de la maîtresse section immergée du navire, il est clair que puisque ces deux quantités sont connues, la résistance relative l’est aussi; et dès que le nombre des ailes du propulseur sera connu, il deviendra aisé de déterminer le rapport convenable du pas au diamètre, ainsi que la fraction du pas, soit à l'aide des tables précédentes, soit par la méthode suivante, d’après laquelle ccs tables elles-mêmes ont été construites. On détermine d’abord quel diamètre d il faudrait donner à l'hélice du Pélican pour que sa résistance relative devînt égale à celle du navire L; dans ce but il suffira de poser — = Les deux navires seront ainsi ramenés fictivement à un Cas équivalent à celui de la similitude, et la question se réduira à déterminer, pour l’hélice du Pélican ayant un diamètre d, les valeurs les plus convenables du pas au diamètre, et de la fraction du pas : ces deux valeurs seront précisément celles qui devront être adoptées pour l’hélice du bâtiment L. La détermination des proportions de l’hélice du Pélican nécessitera, du reste le plus souvent, des interpolations arithmétiques ou graphiques, du même ordre que celles par lesquelles nous avons dû passer pour établir les tableaux précités. Toutes les proportions de l’hélice du navire L étant connues, il s’agira de déterminer la puissance motrice qu’il faudrait placer à bord pour lui imprimer une vitesse de sillage égale à V', ainsi que les conditions suivant lesquelles cette puissance doit être développée.

L’hélice fictive du Pélican et celle du navire L auront un même coefficient de recul, qu’on pourra trouver de diverses manières, entre

gU.i MS

autres, en faisant usage de la formule p = On arrivera ainsi

à évaluer le nombre de tours h' par 1", que devra faire l’hélice du navire L, pour lui imprimer la vitesse V'. Soient D' le diamètre, et C la course des pistons â vapeur de l’appareil du navire L, p' la pression

brûle moyenne en centimètres do mercure, exercée pendant toute la course sur les pistons , N' le nombre de coups de piston dans une minute ; r'ie rapport d’engrenage (si la machine est à mouvement direct, il suffit de fairer^l) : x' une constante à retrancher de p'-, de telle sorte que pl — x/, soit proportiounel à la pression utile, et A' un coefficient de réduction analogue à celui qui a été désigné par A pour la machine du Pélican y soit enfin C,' le couple élémentaire du bâtiment L, on aura dans l”hypo-

thèse d’une machine à deux cylindres C' — A/ X IVC1 x —J-, —

de même qu’on a pour le Pélican

A1 étant égal à A, ,

C, = A.XlVCx-

-, * étant égal à 5 centimètres.

D’un autre c&té, ona^-’= on en conclura

(Ùz*) /p- 5\

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