VIII PRÉPAGB DE U PREMIÈRE ÉDITION
pénétré d'adniiratioa en contemplant cette merveilleuse organisation qui répand la vie et le mouvement dans tout le corps social, organisation tellement forte et puissante, qu elle résiste à tous les changements politiques. La centralisation n'est pas seulement un principe de force audedans, c'est aussi contre les dangers venant de Textérieur qu'elle a été et qu'elle est encore un moyen de puissance et de grandeur pour notre belle patrie.
Nécessaire comme instrument de destruction pendant notre première révolution, comme instrument de réédification après l'établissement du consulat et de l'empire, la centralisation est encore aujourd'hui indispensable comme moyen d'équilibre et de conservation; mais on ne doit pas se dissimuler qu'elle peut, dans un avenir éloigné, devenir une cause de ruine pour nos institutions politiques. Les deux traits caractéristiques et dominants de nos temps modernes, dont la France est l'expression à un si haut degré, sont, d'une part, la centralisation, et de l'autre, l'esprit démocratique et d'individualité. La combinaison de ces deux tendances, dont la réunion ne s'est jamais présentée à un pareil degré dans les temps anciens, constitue le problème à résoudre pour nos sociétés modernes. L'avenir seul pourra dégager l'inconnu vers lequel nous sommes entrât* nés, sans que la conscience de cette marche rapide puisse faire apercevoir le terme aux plus clairvoyants.