Ce que nous avons dit plus haut de la durée des
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eogagements non écrits, de la néeesftilé du congé et des effets de la tacite reconduction, doit-ii s'appliqaer non<-seuiemeiit aux acteurs, maïs aussi aux différents employés du tbé&tre? Un jugement du tribunal de commerce» du 1 1 oc^ tobre 1838 {le Droite 13 octobre), a décidé que s*il est d^usage que les engagements des acteurs soient soumis aux règles de la tacite reconduction, il n'en peut être de même à regard d'employés étrangers à la partie scénique et ihéâtrale, par exemple, k l'égard d'un contrôleur en second. Le tribunal de commerce avait déjà jugé dans ce sens, k l'égard d'un régisseur, par jugement du 20 janvier 1829 (Gaz. des Trib.^ 21 janvier). Ces employés ne sont en effet que les commis d'une entreprise commerciale , et il n'y a pas plus de raison pour admettre la tacite reconduction en leur faveur qu'en faveur des commis de tout autre établissement de commerce.
456. Un jugement du tribunal de commerce (le Droite 5 décembre 1838) place le machiniste en chef d'un théâtre sur la même ligne que les acteurs, et décide, en conséquence, que son engagement verbal est censé fait pour toute l'année théâtrale, et doit être prorogé d'une année en cas* de tacite reconduction.
457. Quelle que soit l'opinion que Ton adopte sur le point de savoir si l'engagement des employés peut se renou* vêler par tacite reconduction, il est toujours indispensable que le congé leur soit donné assez k temps pour qu'ils aient le moyen de se procurer un autre emploi. C'est une règle de convenance et d'équité dont l'application est abandonnée à la conscience des magistrats.
Un jugement du tribunal de commerce, du 20 janvier 1829 (Gaz. des Trib., 21 janvier), condamne M. Ducis, directeur de V Opéra-Comique^ a 200 fr. de dommages-intérêts envers
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le régisseur du théâtre qu*il avait congédié sans lui donner un temps moral suffisant pour pouvoir se placer ailleurs. Un autre jugement du 1 1 octobre 1838 {le Droit, 13 octobre) condamne pour le même motif les directeurs de VAmbigu-^Comiquê à une indemnité de 25& fr. envers le contr6leur en second.