‹ Traité de la resolution des equations numériques ... Louis SaintLoupChapitre 32 sur 70 · Démonstration des formules précédentes · texte numérisé non relu

Démonstration des formules précédentes

Démontrons maintenant les formules qui viennent d’être données.

Soit l’équation

( 1 ) y 1 — py-hç = 0.

La trigonométrie nous montre que l’équation a 3 al

(2) cos 3 g — j cos g — | cos ip = 0 a pour l'acines

cos | , cos ^120° -f- , cos ^240° 4- *

Si nous pouvons ramener l’équation proposée à cette forme , elle sera donc complètement résolue.

Pour cela posons y — Xz et l’équation à résoudre sera

(3) + Jï = 0;

elle sera identique avec (2) si l’on pose

3 q cos p

ce qui donne pour X deux valeurs.

d’où

COS ( p =

et cos 3 p =

valeur réelle si l’on a

j — < 0, ou Q — P < 0,

telle est la condition de réalité des racines de l’équation (1).

Supposons cette condition remplie , on pourra dès lors calculer 9 et les trois racines de l’équation en 2; la relation y — Xz fera connaître les valeurs correspondantes de y.

En prenant la valeur de X, qui est de signe contraire à q,

cos 9 sera positif, 9 < 90° et ^ < 30°, donc les trois valeurs

de z.

COS g , cos |

| , cos ^240 + g^

ou

cos ^ , — cos |

| — cos ^ 60 +

seront la première positive, les deux autres négatives, en sorte que le signe de \ ou de — q déterminera le signe des valeurs correspondantes de y.

78. Si la différence Q — P est positive , l’équation ne peut être résolue à l’aide de l’équation (2). Voici comment on arrive au mode de calcul indiqué :

Soit toujours l’équation

y 3 — py + q = Q.

Nous nous appuyerons sur le lemnc suivant :

Les racines cubiques imaginaires de l’unité sont le carré l’une de l’autre.

En effet, l’équation

se décompose en

Soient a, {5 les deux racines de l’équation V l V 4- 1 = 0.

On a

D’ailleurs , a 3 = 1 et (J 3 = 1 , car a et ^ sont racines de y 3 — I =0. Donc

a = P et 0 = a*.

Revenons à l’équation à résoudre et pour cela posons y = x (a tg © + b cotg ©).

a et b étant tous deux égaux à 1 , ou bien l’un étant a et l’autre a’, élevons y au cube, il vient

y 3 = A- 1 [tg 3 <p + cotg 3 © +• 3 (a tg© +• cotg ©)] ou

y 3 — 3a 3 y — A 3 (tg 3 © + cotg 3 ©) = 0, équation qui a pour racines les trois valeurs que prend y pour

d = l,ft = l ;« = «,&=*’ ; fl = a 5 , b = a,

identifions avec la proposée. Pour cela on doit avoir 3 A 5 =p, — A 3 (lg 3 © + cotg 3 ©) = q,

d’où l’on tire pour X deux valeurs réelles,

x — d ’ où l 6'> + col g> = p^/'p .

Pour calculer l’angle 9 , posons

tg 1 9 — tg | ,

il vient

sin & = + ,

équation qui donne pour o une valeur réelle, puisque le second membre est plus petit que 1 . Par suite la racine réelle de l’équation proposée est :

ÿ = dr|/|(tg9+ c ot K 9) = ±^ 2 |'

En prenant X de signe contraire à q, sera plus petit que

90° et 9 < 90°, donc y sera de signe contraire à q.

Soit enfin l’équation

y 5 + py -+- q = 0.

On posera

y = A (atgip — b cotg<p),

et, en répétant un calcul analogue au précédent, on arrivera aux formules données plus haut pour résoudre l’équation.

Équation dn 4 e degré.

Page 1